*5* Mémoires pour fervir h FHi/f.de la peine à prononcer l’arrêt de famort. Les ans furent quelque temps àdire qu’elle avoit peu de temps à vivre ;d’autres, que la chaleur naturelle luimanquoit, & qu’elle avoic le poulx in-termittent.. Aliiot difoic, qu’il ne la mou-voir pas en état de lui appliquer fes rs-medes : & nul d’eux enfin ne lui donnoicaucune efpérance > ni de guérifon , nide vie.
La Reine-Mere demeura dans cet étatjufques au vingt-deuxieme Août , qu’el-le fe trouva tout à-coup beaucoup mieux.Sa playe devint plus belle .- au-lieu qu’au-paravant elle s’enfonçoit chaque jour ,elle commença de fe remplir, & de femondifier, & fa fievre diminua tout-à-fait ; fi bien que cette Princefle, par fonamendement, fut trouvée capable de fup-porter les remedes d’Alliot. Il commen-ça pour notre malheur de les y appliquerle vingt-quatrieme du même mois (Août)& cette confiante Reine , Portant d’un,tourment, rentra tout auflî-tôt dans unautre, qui ne fut guere moins violent,mais qui fut beaucoup plus long. D’abordAliiot, pour engager cette illuftre ma-lade à fes cruautés, adoucit la force de fesremedes ; & dans ce commencement, il yeut de petits intervalles où les Méde-