fi Anne d Autriche. (1665.) 259propres mots, ) quand il difoit qu’il l’a-voit confeillée de ne pas mander au Ducde Navailles de venir ; concluant en-fin qu’elle vouloir lui en parler encore.Elle le fit, & lui foutint qu’elle avoir 1aparole du Roi, & qu’elle vouloit abfolu-menc qu’il envoyât de leur part un courierà ce Duc. Le Tellier, ne fe rebutantpoint, lui fit mille & mille difficultés,& lui dit, qu'il étùit ami du Duc de Na-vailles ; mais qu'il ne convenait pas pourfon propre intérêt qu'il revînt fi-tôt. LaReine-Mere lui décida cette affaire , enlui difant ces mêmes paroles : Monfieurle Tellier , le Roi mon fils efi trop honnê-te homme , & trop raifonnable , pourmanquer à la parole qu'il m’a donnée. Jeveux que vous mandiez le Duc de Na-vailles de fa part & de la mienne ;& en même-temps , je vous permets deVinflruire de toutes vos difficultés , & delui écrire quil choififfie de venir voirle Roi & moi , ou de fuivre vos confeils .Après que cette royale fentence eût étédonnée, deux jours après, qui fut ledixième, un Jeudi au foir, le Roi vinttrouver la Reine fa mere , & lui dit pu-bliquement , que comme il fa voit la bon-ne volonté qu’elle avoit pour Navailles,il venoit lui dire qu’il l’avoit deftinê
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