tTAnne d’Autriche, (i 666.} 291«lu Très-haut, qui a toujours été à foaaide, la foutint & la fortifia.
La Reine-iVJere alors voulut parleraitRoi, & fit retirer tout le monde. Ellevoulut auffi parler à la Reine, & enfuiteà tous les deux enfemb'e. Il eft à croirequ’en cette occafion, elle leur fouhaitale bonheur & la paix dans leur mariage,avec la crainte de Dieu, & l’abondance defes bénédiéïions. Les paroles de cette efti-mable mere furent fans doute reçues duRoi avec un vrai cœur de fils plein deref-peét & de reconnoiflànce ; & s’il nous eftpermis de pénétrer dans leurs lèntimenrs,nous devons penfer que tour ce qu’une ftlouable & fi vercueufe amitié a pu produireen l’une & en l’autre de ces perfonnesroyales, ne fauroit être fans l’accompagne-ment des grâces céleftes. Cette admirablemere voulut de même parier à Moniteur.On peut juger aulîi qu’elle lui donna desavis falutaires pour l’avenir, nécelïïires hfon faluc, convenables à la grandeur de fitnaillànce , & utiles à fon repos, afin quefa vie fût chrétienne, eftimable au public,& fa conduite agréable au Roi.
Après toutes ces chofes, on ne penlàplus qu’à faire recevoir le faint Viatiqueà la Reine-Mere. Le Rôi & la Reine,