d'Anne d'Autriche, (i 666.) ao_7poulx , il femble que je ni affaiblis. Com-me il le touchoit, elle lui die encore : Efl-iî pas vrai qu'il eft bien petit ? Il lui ré-pondit : Oui i Madame , & cette confiantePrinceflè, courageufe jufqu’à ces derniersmoments, reprit la parole du même ton,& avec la même tranquillité que fi elleeût parlé d’une chofe indifférente & depeu de conféquence, &>iui dit : Je fen-fois bien que cela devait être ainfî. Ellerépéta deux fois la même chofe ; & con-noiflànt que Ion poulx diminuoit toujours,elle dit à l’Archevêque d’Auch avec em-preflement : Ha , mon Dieu ! ne me laiffezpas mourir fans FExtrême - Onêïion.Qu'on aille la quérir promptement. Com-me il lui eut répondu qu’il ne falloir pasqu’elle s’en inquiétât, elle perfifla, & ditqu’on y allât; fi bien qu’on lui dit, qu’elleétoit déjà fur l’Autel de fon Oratoire. Eneffet, il fallut la lui donner bientôt après,parce que l’on connut qu’elle s’affoiblif-foit beaucoup. Elle la reçut avec de gran-des marques de dévotion, & avec la mêmeconnoiflànce & la même tranquillité d’ef-prit, que fi elle eût été en pleine fanté, &qu’elle eût fait une autre aétion. Ce fut fonCuré qui lui adminiftra ce Sacrement.Comme il vint à lui mettre de la Sainte Huile
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