gis Mémoires pour fervir à l'ITifLobligea de penfer que celui feul eft heu-reux qui attend fou fecours du Dieu deJacob, & de qui toute Fefpérance eft auSeigneur qui a fait le Ciel & la terre.Pendant que par un fi grand objet nousméditions fur notre mifere commune, &que nous pleurions notre chere & admi-rable Princefle, nous vîmes que quittantdoucement la terre où elle avoit régné figlorieufement, elle paflâ de cette vie àl’immortalité, & fut paroître devant fonjufte Juge, où fans doute elle a trouvédans la miféricorde le pardon de fes pé-chés , la récotnpenfe de fes vertus , &la fin de fes fouffrances. Ce fut le Mer-credi vingtième jour de Janvier 1666, en-tre quatre & cinq heures du matin *.
Auffi-tôt après ce funefte & terriblemoment , Moniteur l’embrafià tendre-ment. Les larmes qu’il répandit firencvoir fa douleur , & combien il étoitfenfiblement affligé. Il avoit raifon : ilperdoit en celle qu’il regrettoit, fon a-mie , fa mere , fa confidente , & celleenfin qui pouvoir toujours adoucir tou-tes fes peines.' II partit aufli - tôt aprèspour aller chez lui à Saint-Cloud, païïèrles premiers jours de fa douleur. Le Roi
envoya
* Mort de la Reine-Mere,