d’Anne £ Autriche . (i 666.) 319cond Prince très-aimable, & qu’elle ai-ma tendrement : éprouva l’inconftance deschofes humaines dans une longue admi-nifiradon de l’Etat, commencée par destriomphes fur les étrangers, traverfée pardes mouvements domeftiques & par desguerres civiles, achevée par de plus gran-des conquêtes, & l’entier récabliflèmentde l’autorité : fit douter lequel de ce di-vers temps avoit été le plus heureuxpour fa gloire, & ce qu’il falioit le plusadmirer, ou fa prudence, ou fa modéra-tion, ou fa fermeté, contribua puilîàm-ment h la paix générale, & au mariagede fon fils, deux fources de la félicitépublique : pour récompenfe, vit la paixrégner dans fa Maifon Royale, l’An-gleterre après l’Efpagne y ajouter cequ’elle avoit de plus illuftre, de pluscharmant, & de plus beau : les foins,les refpefts, & les tendreflès, auflî-bîenque la piété & la vertu d’une jeune &excellente Reine, lui firent jufqu’à lafin reconnoître en elle h tous momentsfa niece & fa fille. Un Dauphin, dequi l’on peut tout efpérer, lui prometune longue fuite de fuccelîèurs, égauxen grandeur à leurs ancêtres : le Roi
fon fils tous les jours de plus en plus
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