LE1TRE XIV.
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tous les hommes de race anglaise qui voudraient le suivredans son expédition d'outre-mer 1 . Des gens qui n'avaient, plus ni feu ni lieu, les restes des bandes de partisansdétruites sur plusieurs points de l'Angleterre, et mêmedes chefs qui s’étaient signalés par leur dévouementpatriotique, s’enrôlèrent sous la bannière normande sanscesser de haïr les Normands. Tous étaient joyeux d'allercombattre contre des hommes qui, bien qu'ennemis duroi Guillaume, leur semblaient être de la même race quelui par la conformité du langage. Sans s’inquiéter si c'é-tait de gré ou de force que les Manceaux avaient, sept ansauparavant, pris part à la conquête, ils marchèrent contreeux à la suite du conquérant comme à un acte de ven-geance nationale. Dès leur entrée dans le pays, ils selivrèrent, avec une sorte de frénésie, à tous les genresde dévastation et de rapine, arrachant les vignes, coupantles arbres, brûlant les hameaux, faisant au Maine tout lemal qu'ils auraient voulu faire à la Normandie. La ter-reur causée par leurs excès contribua, plus que la bra-voure des chevaliers normands et la présence même duroi Guillaume, à la soumission du pays. Les places forteset les châteaux se rendirent pour la plupart, avant lepremier assaut, et les principaux bourgeois du Mansapportèrent les clefs de leur ville au roi dans son campsur la Sarthe. Ils lui prêtèrent serment comme à leur sei-gneur légitime, et Guillaume, en retour, leur promit laconservation de leurs anciennes franchises municipales;mais il ne paraît pas que la commune ait été maintenue,car l’histoire n'en fait plus mention 2 .
1 Voyez YHisloire de la Conquête de l’Angleterre par les Normands., liv. v,t. II.
* ...Et acceptis ab eo sacramentis tam de impunilate pertidiæ, quant