LETTRE XXI.
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Ceux-ci n’eurent garde d’obéir à la sommation quileur était faite; et aussitôt une sentence d’excommunica-tion fut lancée contre eux par l’official au nom de l’ar-chevêque. Usant de représailles, ils firent proclamer quetout membre de la commune de Reims était tenu de nerien vendre, à quelque prix que ce fût, ni aux cha-noines, ni à leurs sergents, ni à leurs domestiques; etcette invitation, observée à la rigueur, comme il arrivetoiijours dans les temps d’etfervescence politique, obligeales chanoines à quitter la ville, de crainte d’y mourir defaim. La plupart s’évadèrent secrètement, et, dès qu’ilsfurent partis, le peuple pilla leurs maisons et dévastaleurs propriétés. Ceux qui firent moins de diligence cou-rurent risque d’être massacrés, tant la fureur des bour-geois était grande. Ils s’en allèrent de différents côtés;mais ; s’étant réunis ensuite dans la petite ville de Cor-micy, à quatre lieues au nord de Reims, ils prirent lesuns envers les autres l’engagement de ne point rentrerdans la ville avant qu’on eût fait au chapitre une satisfac-tion convenable. Lorsque les derniers liens d’amitié entrela commune et le clergé de Reims eurent été ainsi rom-pus, une sentence d’excommunication, fulminée par lesouverain pontife contre les bourgeois en masse, fut pu-bliée dans toutes les églises du diocèse. Voici quelquespassages de la bulle destinée à notifier cette sentence.
« Une plainte grave, et de nature à nous surprendre,« nous est parvenue. Notre frère l’archevêque de Reims« étant seigneur temporel, et ses bourgeois devant être« ses fidèles sujets en même temps que ses fils spirituels,« ce que nous ne pouvons rapporter sans amertume de
Seabinorum judicia rescinderez diem illis denuntiat... (Marlot, Uist.Metropol. Remensis, édit, de 1666, t. Il, p. 518.;