LETTRE XXIIÏ.
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« arrêtée par le plus sévère des jugements ecclésiastiques,« la répression en est réservée à tes mains, et c’est à ta« force royale qu’il appartiendra de corriger ce que les« censures canoniques n’ont pu amender jusqu’à ce jour.« Nous prions donc ta magnificence, nous t’avertissons« et t’exhortons au nom du Seigneur, nous t’enjoignons« pour la rémission de tes péchés, de t’avancer vers Vé-« zelay avec une armée, et de contraindre les bourgeois« à abjurer la commune qu’ils ont faite, à rentrer sous« la sujétion de notre cher fils l’abbé Pons, leur légitime« seigneur, à restituer intégralement ce qu’ils ont pris,« et à faire pleine réparation pour les dommages qu’ils« ont causés. Nous t’enjoignons enfin d’exercer sur les« auteurs de ces troubles une telle vindicte, que leur« postérité n’ose plus dorénavant lever la tête contre son« seigneur, ni commettre un semblable attentat contre« le sanctuaire de Dieu *. »
Les conseillers du roi Louis Vil, peu empressés jus-que-là de terminer une affaire qui devait leur attirerbeaucoup d’argent de chacune des parties adverses, jugè-rent qu’il fallait céder à l’injonction du chef de l’Église.On rassembla donc une armée à la tête de laquelle se mitle roi en personne, accompagné de l’archevêque de Reimset de plusieurs autres prélats. Les troupes sortirent de
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Ëcclesia, fleri meruerunt exlorres. Nuper etiam in ipsam Ecclesiam factoimpetu irrumpenles... ( Ilist. Vizeliac. monast., lib. i, apucl d’Achery Spicil.,t. II, p.,516, col. 2.) — Cette lettre est datée du 20 mai H55, ce qui donnetrois ans passés depuis l’établissement de la commune.
'... Quatenus justitiæ zelo succensus, et alïlictionc supradicti Monas-terii, ac nostris exhortationibus provocatus in manu valida Vizeliacumaccédas et Burgenses abjurare communiam quam fecerunt, et ad tidelita-tem atque subjectionem dilecli fdii nostri Pontii Vizeliaeensis Abbalis(anquam Domini sui redire compellas; ablata etiam eos restituere, etirrogata damna facias resarcire.... (Ibid. )