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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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— 13 — ADO

i 'ustifier. || Reconnaître pour véritable. [| Tenir pour>on, agréer pour valable. J’admets vos raisons.)] Sup-poser. Admettons cela. [| En parlant des choses, com-porter, souffrir. Cette aiïaire n’admet point de retard.

ADMINICULE (lat. adminiculum), s. m. Ce qui con-tribue à faire preuve. |j Dans le langage général, se-cours. || S. m. pi. Ornements qui entourent,«la figuresur une médaille.

* ADMINISTRANT, ANTE, adj. Qui administre.

ADMINISTRATEUR, TRICE (lat. administrator ), s.m. et f. Celui, celle qui régit les biens, les affairesd'un grand établissement. || Qui est chargé de quelquepartie du gouvernement. |j Àhsol. Qui sait bien admi-nistrer. Ce préfet n’est point administrateur.

ADMINISTRATIF, IVE, adj. Qui appartient, qui arapport à l'administration.

ADMINISTRATION (lat. administratif}), s. f. Ges-tion, conduite des affaires publiques ou privées. || L’ad-ministration de la justice, l'exercice de la justiceavec autorité publique. || Au sens actif, en parlant decelui qui administre. Sous T administration de Colbert.

|| Absol. L’administration, la gestion des affaires publi-ques. La science de l’administration. || Corps d’adminis-trateurs et d’employés chargés collectivement de quelqueartie de l’administration publique. L’administrationes contributions indirectes. || L’administration, legouvernement, considéré surtout dans son action admi-nistrative. || Administration des sacrements, action deconférer les sacrements. |j Au pi. Secours spirituels.Les administrations du Saint-Esprit, Fléch.

* ADMINISTRATIVEMENT, adv. Suivant les formes,les règlements administratifs.

ADMINISTRÉ, ÉE, p. p. États bien administrés.

Il Qui a reçu l’extrème-onction. || Donné en remède.

|| S. w. Se dit du citoyen par rapport à l’administration.

ADMINISTRER (lat .adnnnistrare),v. a. Gérer les af-faires publiques ou privées. || Administrer la justice, ren-dre la justice. || Administrer les sacrements, conférer lessacrements. || Administrer un malade, administrer à unmalade les derniers sacrements. || Donner. Administrerun remède. || S’administrer, v. r. Être administré.

ADMIRABLE (lat. admirabilis), adj. Qui mérite ouattire l’admiration. || Ironiquement, singulier,étonnant,et, par suite, qui est mal venu à. Ils sont admirablesde vouloir prendre le parlement pour dupe, Pasc. || Encliim. Sel admirable, sel de Glauber.

ADMIRABLEMENT, adv. D’une manière admirable.

* ADMIRANT, ANTE, adj. Qui admire.

ADMIRATEUR, TRICE (lat. admirator), s. m. et f.Celui, celle qui admire. \\Adj. Un peuple admirateur.

ADMIRATIF, IVE (lat. admirativus ), adj. Porté àadmirer. || Engram. Point admiratif ou d’admiration(!),point qui sert à indiquer qu’il y a admiration ou excla-mation dans la phrase. || Qui exprime l’admiration. Tonadmiratif.

ADMIRATION (lat. admiratio), s. f. Sentiment ex-cité par ce qui est agréable ou beau à un point quiétonne. || L’objet même qu’on admire. On tient à sesvieilles admirations.

ADMIRÉ, ÉE, p. p. d’admirer. Chose admirée dupeuple. Général admiré même par ses ennemis.

ADMIRER -lat. admirari), v. a. Considérer avecadmiration. || Admirer se dit aussi absolument. Assissur le bord de la mer, il admirait. || Voir avec étonne-ment. J’admirais les coups du sort, Fén. || Admireravec de et Vinfin. ou que et le subj. Voir avec éton-nement. Pourquoi admirez-vous que nous nous soyonstrompés, nous qui sommes des hommes ? Pasc. L’hommeadmire de s’y voir placé [dans l’univers], sans savoir com-ment il y a été mis, Fén. 11 Par critique ou ironie, en par-iant de ce qui paraît excessif, étrange. J’admire ma sim-plicité et la faiblesse de mon cœur, Mol. || S’admirer,v. r. L’ignorance toujours est prête à s’admirer, Bon..

ADMIS, JSE, p. p. "a’admettre. Reçu, en parlant despersonnes et des choses. Une coutume admise. Candidatadmis, jj Reconnu pour vrai.

★ ADMISSIBILITÉ, s. f. Qualité d’une chose ou d’unepersonne admissible.

ADMISSIBLE, adj. Qui peut être admis:

ADMISSION (lat. admissio) t s. f. Action par laquelleon est admis.

» ADMIXTION (lat. admixtio), s. f. Action d’ajouteren mélangeant.

* ADMONESTATION ou ADMONÉTATION, S.f. Actiond’admonester.

ADMONESTÉ, ÉE,ou ADMONÉTÉ, ÉE, p.p. d’admo-nester. || 5. m. En justice, acte par lequel on admonétait.

ADMONESTER ou ADMONÉTER (lat. admonere),v. a. T. de jur. dont on se servait autrefois, lorsqu'unparticulier ayant commis une faute qui ne méritait pasune grande punition, le juge le mandait pour lui faireuneremontrance.il En général, faire une remontrance.

* ADMONITEUR, s. m. Celui qui fait des admonitions.

| Au noviciat des jésuites, titre d’un des plus ferventsnovices chargé d’avertir les autres de ce qu’ils ont à faire.

ADMONITION (lat. üdinonitio), s. f. Action d'admo-nester. || Avertissement.

ADOLESCENCE (lat. adolescentia), s. f. Âge quisuccède à l’enfance.

ADOLESCENT, ENTE (lat. adolescens), s. m. et f.Celui, celle qui est dans l’âge de l’adolescence. || Adj.Encore adolescent il avait quitté Rome, Arnault.

* ADOMESTIQUÉ, ÉE, p. p. Gens adomestiqués.

* ADOMESTIQUER, v. a. Faire de sa maison. |j S’ado-mestiquer, v. r. Se faire de la maison.

* ADONC, adv. En ce moment, alors. || Vieux.ADONIEN ouADONlQUE (lat. adomus ), adj.ets. m.

Vers composé dun dactyle et d’un spondée.

ADONIS Ç'Aàoîvtç), s. m. Jeune homme qui fait lebeau et qui est très-soigneux de sa parure. || Plante àfleurs rouges ou citrines, qui approche de la renoncule.ADONISÉ, ÉE,£>. p. d’adoniser. Paré.

ADONISER, v. a. Parer avec une grande recherche.|| S’adoniser, v. r. S’ajuster avec un trop grand soin.

ADONNÉ, ÉE, p.p. Qui se livre, s’applique à. Adonnéà l'étude, au vin.

ADONNER T. Se livrer, s’appliquera quelque

chose avec ardeur, habituellement. S’adonner à l'étude.|| Fréquenter habituellement. S’adonner à une société.|| Se diriger, en parlant d’un chemin, d’une chasse, etc.ADOPTANT, s. m. En droit, celui qui adopte.ADOPTÉ, ÉE, p. ]). Octave adopté par César. ||Stdtaf«L’adoptant et l’adopté. || Fig. Proposition adoptée.j| Adopté, formule de vote elliptique qui indique quela proposition est reçue.

ADOPTER (lat. adoptare), v. a. Choisir quelqu’unpour fus ou pour fille et lui en donner les droits ci-vils, en remplissant certaines formalités légales. || Parextens. Prendre un enfant et le traiter comme sien. || En.général, se porter vers, s’attacher à. Adopter un parti.

ADOPTIF, IVE (lat. adoptants), adj. Qui a été adopté.Fils adoptif. || Qui a adopté. Père adoptif. || Qui arapport a l’adoption.

ADOPTION (lat. adoptio ), s. f. Action d’adopter. j| Parextens. La France est sa patrie d’adoption. | |Fig. Adoption,dans une langue, de mots étrangers. Adoption d’une loi.

ADORABLE (lat. adorabilis), adj. Digned’être adoré.|| Par exagération, se dit de tout ce que l’on estime oul’on aime extrêmement.

ADORATEUR, TRICE (lat. adovator), s. m. et f. Celui,celle qui adore ; qui a amour et respect pour. Les Guè-bres sont adorateurs du feu. Un peuple adorateur, Rac.

ADORATION (lat. adoratio ), s. f. Action par laquelleon adore. || Cérémonie dans laquelle les cardinaux vontrendre honneur au pape mis sur l’autel après son élec-tion. || Par extens. Amour, attachement extrême. || Aupl. Démonstration de tendresse et de respect. |IHomdes tableaux et estampes qui représentent les magesaux pieds deJésus enfant.

ADORÉ, ÉE, p. p. Roi adoré de son peuple. Alexandreadoré par les Perses.

ADORER (lat. adorare ], v . a. Rendre à la Divinitéle culte qui lui est dû. || Adorer la croix, se dit en par-lant d’une des cérémonies du culte catholique. || Adorerse dit aussi absol. La profonde religion d'une âme quiadore, Mass. || Se prosterner devant D’où vient, lui ditAlexandre, que tu ne m’adores pas? Montesq. |j Fig. Jene vais pas au Louvre adorer la fortune, Boil. || En t.