ALL
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ALO
liance offensive et défensive. || Ancienne alliance,alliance que Dieu contracta avec Abraham. Nouvellealliance, alliance de Dieu avec tous ceux qui croienten Jésus-Christ. || Union par mariage. || Bague de ma-riage. || Fig. Union, mélange. || Alliance de mots, touteréunion de mots formant une expression remarquable.
ALLIÉ, ÉE, ». p. d’allier. Joint avec. Cuivre alliéavec de l’or. La douceur alliée au courage. || Uni par destraités. Ces deux nations sont alliées. || Uni par ce genrede parenté qu'on nomme affinité. || S. m. et f. Celui,celle qui est jointe à un autre par affinité. || Confédéré.
ALLIER (iat. alligare), v. a. Combiner. Allier l’oravec l’argent. || Réunir dans un intérêt commun,dans une action commune, en parlant des Etats, despeuples. || Fig. Réunir, joindre ensemble. Allier lavérité au ou avec le mensonge. || Joindre par mariage.|| S’allier, v. r. Ces deux métaux ne peuvent s’allier.Que l’Orient contre elle à l'Occident s’allie, Conx. || Ondit s’allier avec, ou s’allier à.
ALLIER,.;, m. Sorte de filet à prendre des perdrix,qui est tendu sur deux bâtons.
* ALLIGATOR (angl. alligator), s. m. Nom scientifiqued’un genre de reptiles sauriens dont les espèces sontappelées vulgairement caïmans et crocodiles.
ALLITÉRATION (lat. ad et liftera) , s. f. Figure dediction qui consiste à répéter ou opposer plusieurs foisla même ou les mêmes lettres.
* ALLIVRÉ, ÉE, p. p. d’allivrer. Taxé, imposé.
* ALLIVREMENT, s. m. I,a quote-part des imposi-tions que supporte chaque commune.
* ALLIVRER (à-et livre), v. a. Taxer, imposer, ré-partir les contributions foncières en proportion durevenu.
ALLOBROGE, s. m. Nom d'un peuple de l’ancienneGaule; se dit d’un homme grossier qui manque de sens.
ALLOCATION (b. lat. allocalio), s. f. Action d’al-louer une somme pour dépense ; gratification. |j Enjur.Approbation donnée aux articles d’un compte ; rang oùsont placés les créanciers à titres divers ; attributionmême des biens du débiteur.
ALLOCUTION (lat. allocutio), s. f. En t. d’antiq.Harangue que les empereurs ou généraux adressaientaux soldats. || En général, discours d’une personnequi est en droit de parler. || Médaille romaine qui repré-sente un chef haranguant ses soldats.
ALLODIAL, ALE (b. lat. allodialis), adj. En droitféodal, qui est tenu en franc-alleu. Biens allodiaux.|| S. m. pl. Des allodiaux.
ALLODIALITÉ, ;. f. Qualité d’un bien tenu en franc-alleu.
* ALLOMORPHIE (zljoç, poparj), s. f. Enphys. et phv-siol. Métamorphose, passage d’une forme à une autretoute différente.
ALLONGE, s. f. Pièce ajoutée à une chose pourl’allonger. On dit aussi rallonge. || Fig. C’est une petiteallonge à mon voyage.
ALLONGÉ, ÉE, p. p. d’allonger. Rendu plus long. 11 Cequi a une forme longue. Ce poisson a une tête allongée.|| Fig. Un visage allongé, une figure allongée, qui ex-prime le déplaisir, le désenchantement.
ALLONGEMENT, s. m. Augmentation de longueur.||Fig. Retard calculé, lenteur affectée.
ALLONGER (à et long), v. a. Rendre plus long. Allon-ger une table, une robe. || Fig. Allonger le chemin.
11 Allonger le visage, rendre triste ou penaud. || Allongerle pas, presser sa marche. || Fig. Allonger la courroie,traîner en longueur une affaire, ou tirer parti de res-sources médiocres. || Déployer, étendre, en parlant decertaines parties du corps. || Absol. Retarder, apporterdes longueurs. || Allonger un coup d’épée, de poing, depied, le donner. || S’allonger, v. r. Devenir plus long.|| S’étendre. Un serpent s’allonge sur l’herbe,v ALLONYME (aXXoç, ovo/ak), adj. Se dit d’un ouvragepublié sous le nom d’un autre. || S. m. Un allonyme,un homme qui publie son livre sous le nom d’un autre.» ALLOPATHE (âJAo;, jistSoj), s. m. Médecin qui traitepar l’allopathie.
» ALLOPATHIE, s. f. Nom de la médecine tradition-nelle, dans le langage des homéopathes.
♦ ALLOPATHIQUE, adj. Qui a rapport à l’allopathie.
♦ ALLOPATHIQUEMENT, adv. D’une façon allopa-thique.
ALLOUABLE, adj. Qui peut être alloué, accordé.ALLOUÉ, ÉE, ». p. d’allouer. Dépense allouée.ALLOUER (h. lat. allocare), v. a. Approuver, accorder une dépense portée dans un compte ; accorderune somme comme indemnité.
ALLUCHON (anc. fr. aluchxer, attirer), s. m. Dentplacée à la circonférence d’une roue, qui sert à com-muniquer le mouvement à une autre roue.
♦ ALLUMAGE, s. m. Action d’allumer; résultat decette action.
ALLUMÉ, ÉE, p. p. d’allumer et adj. Mis enfeu.Feux allumés. || Fig. La guerre est allumée. || Rouge,échauffé, en parlant du visage, de la peau.
♦ ALLUMELLE, s. f. Fourneau de charbon.ALLUMER (lat. acl et lumen), v. a. Mettre le feu à.
Allumer un bûcher. || Par extens. Allumer du feu, lefeu, allumer du bois dans un foyer. Allumer un llambeau.|| Fig. Quelle guerre intestine avons-nous allumée? Rac.Ce qui avait allumé dans son cœur tant de haine contreUlysse, Fés. || Mettre en mouvement, agiter. Allumerle sang, la bile, les humeurs. || Populairement. Allumerquelqu’un, l’entraîner par des espérances trompeuses àdonner son argent. || S’allumer, v. r. Prendre feu, s’en-flammer. || Devenir brillant. Ses yeux s’allument, Pasc.Il Fig. Une nouvelle guerre s’allume, Ross.
ALLUMETTE, s. f. Brin de bois ou de chanvre sou-fré à un bout ou aux deux bouts. || Allumette phos-phorique, chimique, allumette préparée avec du phos-phore, du chlorate de potasse, qui prend feu par lefrottement.
♦ ALLUMETTIER, s. m. Fabricant d’allumettes.ALLUMEUR, s. m. Celui qui est chargé d’allumer
régulièrement les réverbères, les becs de gaz.
♦ ALLUMIÈRE, s. f. Fabrique d’allumettes.
ALLURE (anc. fr. aleüre, de aller) s. f. Façon de
marcher. || Se dit du cheval. Les trois allures naturellesdu cheval sont le pas, le trot, le galop. || Fig. Marchehabituelle des choses. La monarchie avait son allure pardes ressorts qu’il fallait toujours remonter, Mont. 1 1 Tour-nure que prend une affaire. Cela prend une mauvaiseallure. || Conduite d’une personne dans une affaire.
♦ ALLUSIF, H/E, adj. Qui contient une allusion.ALLUSION (lat. allusio), s. f. Figurede rhétorique
consistant à dire une chose qui fait penser à uneautre. |] Application d’un trait ae satire ou d’éloge. Lepublic est prompt à saisir les allusions.
♦ ALLUVIAL, ALE, adj. Qui a les caractères, ou quiest le produit d’une alluvion. Terrains alluviaux.
♦ ALLUVIEN, ENNE, adj. Se dit des terrains produitspar l’action des eaux actuelles ; se dit aussi des dépôtsmeubles dus aux eaux dans les vallées et les plaines.
ALLUVION (lat. ad et laere), s.f. Accroissement deterrain résultant des dépôts qu’abandonne une rivière.
♦ ALLUVIONNAIRE, adj. Qui tient de l’alluvion.ALMAGESTE [al, article arabe, et peyicTii, le grand
œuvre), s. m. Collection d’observations astronomiqueslaites par d’anciens astronomes.
ALMANACH (al-ma-na. ’ AXii.tna.yi, de l’arabe al etl’hébr. manah, compter), s. m. Calendrier qui con-tient tous les jours de l’année, les fêtes, les lunaisons,etc. || Il se dit de certains livres publiés annuellement,et contenant, outre l’almanach, des anecdotes, desrenseignements divers sur les lieux, sur les personnes,etc. || Faire des almanachs, faire des pronostics. |j Unfaiseur d'almanachs, un homme qui a la prétention deprévoir et de prédire l’avenir. || Familièrement. C'est unalmanach de l’an passé, c’est une chose accomplie, passée.
♦ ALMÉE (arabe, âlmct, savante), .s. f. Danseuse in-dienne.
ALOÈS (arabe, aluat), s. m. Plante grasse de lafamilles des asphodèles. || Substance résineuse quel’on retire des feuilles de plusieurs aloès. || Boisd'aloès,bois qui n'ont aucun rapport avec l’aloès ; ils sont odo-rants et originaires de l’Asie orientale.
ALOÉTIQUE, adj. Qui contient de l’aloès.
ALOI (à et loi), s. m. Titre légal de l’or et de l’ar-