AMB
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AME
AMBIGUÏTÉ (lat. ambiguitas), s. f. Défaut d’un dis-cours, d’un terme équivoque et à plusieurs sens.
AMBIGUMENT, adv. D’une manière ambiguë.
AMBITIEUSEMENT, adv. Avec a mbition . 11 En parlantdu style, avec recherche. Écrire ambitieusement.
AMBITIEUX, EUSE (lat. ambiliosus), adj. Qui a del’ambition, et aussi qui a l’ambition de. Un hommeambitieux. Ambitieux d’honneurs. j| Se dit de tout cequi annonce de l’ambition. Une politique cruelleet ambi-tieuse. |] Fig. Prétentieux, recherché. Style ambitieux.j| 5. m. Celui qui a de l’ambition. Un ambitieux.
AMBITION (lat. ambiiio ), s. f. Désir ardent degloire, d’honneurs, de fortune. || En un sens général,désir, recherche. Toute mon ambition est de rendreservice aux gens de nom et de mérite, Mol.
AMBITIONNÉ, ÉE, p. p. d’ambitionner.
AMBITIONNER, ti. a. Rechercher avec ardeur. Ambi-tionner les dignités, les places. || Ambitionner de, suivid’un infinitif, désirer vivement. J’ambitionne de vousplaire.
AMBLE (voy. ambler), s. m. Allure dans laquellele cheval lève ensemble les deux jambes du même côté,alternativement avec celles du côté opposé.
AMBLER (lat. ambulare), i>. n. Aller l’amble.
* AMBLEUR, adj. Dont l’amble est l’allure naturelleou acquise. Cheval ambleur.
* AMBLYOPE, s. m. Celui qui est affecté d’amblyopie.
* AMBLYOPtE {ifiê luunt'ct), s. f. En méd. Affaiblisse-ment de la vue.
AMBRE (arabe anbar), s. m. Nom donné à deuxsubstances différentes: l’ambre proprementdit ouambre«ris; l’ambre jaune ou succin. f| Prov. Il est fin commeP ambre, se dit d’un homme d’une grande pénétration.
AMBRÉ, ÉE, p. p. d’ambrer et adj. Qui a la teintede l’ambre jaune ou le parfum de l’ambre gris.«AMBRÉINE, s. f. Matière particulière formant les85 centièmes de l’ambre gris.
AMBRER, v. a. Parfumer avec de l’ambre.
AMBRETTE, s. f. Semence provenant d’une planteappelée herbe à la poudre de Chypre, et ayant Codeurde l’ambre. || Poire d’ambrette, espèce de poire.
AMBROISIE et quelquefois AMBROSIE (ijuêpssia),s. f. Mets des divinités de l’Olympe. L’ambroisie don-nait l’immortalité à ceux qui en goûtaient. || Fig. etpoét. L’abeille et son ambroisie. Destins trempésd’ambroisie et de miel, A. Chén. || C’est de l’am-broisie, se dit familièrement d’un mets délicieux.
* AMBROSIAQUE, adj. Qui a une odeur d’ambroisie,une odeur agréable.
AMBROSIEN, IENNE, adj. Attribué à saint Am-broise, évêque de Milan. Chant ambrosien. || Qui estselon le rite de l’église de Milan.
* AMBULACRE (lat. ambulacrum), s. m. En horticul-ture, lieu planté d’arbres en rangées régulières.
AMBULANCE, s. f. Établissement hospitalier tempo-raire, formé près des corps d’armée, pour donner lespremiers secours aux blessés et autres malades. 11 Em-ploi d’un commis des contributions indirectes.
AMBULANT, ANTE (lat. ambulans ), adj. Qui n’estpas fixe, qui ne demeure pas au même lieu. || Hôpi-taux ambulants, petits hôpitaux provisoires que l’onétablit à la suite d’une armée pour recevoir immédia-tement tous les militaires blessés ou malades. j| Comé-diens ambulants, troupe ambulante, comédiens, troupesans résidence fixe, [f Receveur ambulant, contrôleurambulant, receveur, contrôleur des contributions indi-rectes qui parcourt un certain district.
AMBULATOIRE (lat. ambulalorius), adj. En jur.Qui n’a pas de siège fixe. || Variable. La volonté del’homme est bien ambulatoire, Regnabd.
* AMBUSTION (lat. ambustio), s. f. En chir. Syno-nyme de cautérisation.
ÂME (lat. anima'j, s. f. Principe de vie. L’âme dumonde, principe qui, suivant quelques philosophes an-ciens, vivifie le monde. || Le principe immatériel dela vie. L’immortalité de l’àme. | f Dieu veuille avoir sonâme ! sorte de prière pour le repos d’une personne tré-passée. |j Donner son âme au diable, faire un pacteavec le diable. || Une âme en peine, une âme livrée
aux peines de l’enfer ou du purgatoire. ]] Corps etâme, tout entier. || C’est un corps sans âme, se ditd’une armée, d’un parti sans chef. || Être comme uncorps sans âme, être abattu, sans volonté, sans réso-lution. || L’ensemble des facultés morales et intellec-tuelles. Ame bien née, noble, élevée. || Grande âme,homme d’un esprit étendu, homme d’un grand carac-tère. || Avoir de l’âme, avoir un cœur noble, sensibleet généreux. |J Être tout âme, être doué d’une exces-sive sensibilité. || Particulièrement, en parlant des af-fections du cœur. Chacun peut à son choix disposerde son âme, lUc. || Une personne, homme, femmeou enfant. Vous n’y trouverez pas une âme. 11 y a centmille âmes dans cette ville. || La vie, l’existence. Es-suyez des pleurs qui m’arrachent l’âme, J. J. Rouss.
| Famil. 11 a l’âme sur les lèvres, il est près d’expirer.
| Il a rendu l’âme, il est mort, il vient de trépasser.
| Famil. Sur mon âme, expression affirmative, c.-à-d.sur ma vie, mon honneur. || Ame, imitation de la vie,expression de vie, chaleur, mouvement. Phidias avaitdonné de l’âme à l’ivoire. Chanter avec âme. || Fig.Agent, moteur principal. C’est l’àme de l’entreprise.L’àme d’un parti. Ame de mes conseils, Rac. || En par-lant des choses. L’ambition, qui est l’àme de notreconduite, Mass. |j On dit qu’une étoffe n’a que l’âme,uand elle n’a ni force ni consistance. || L’âme d’uneevise, les paroles qui l’expliquent. [| L’âme d’un violon,d’une basse, le petit morceau de bois placé dans le corpsde l’instrument pour mettre en communication les deuxtables de l’instrument. || L’âme d’un soufflet, la soupapede cuir par laquelle l’air pénètre. || L’âme d’un canon,le creux où l’on introduit la charge.
AMÉ, ÉE (lat. amatus ), adj. T. d’anc. chancellerie.Aimé. Nos amés et féaux conseillers.
* AMÉLIORANT, ANTE, adj. Qui améliore.
AMÉLIORATION, s. f. Changement en mieux;meilleur état.
AMÉLIORÉ, ÉE, p. p. d’améliorer.
AMÉLIORER (à et voy. meilleur), V. a. Rendremeilleur. || S’améliorer, v. r. Devenir meilleur.
AMEN (a-mèn), s. m. Mot hébreu usité dans lesprières de l’Église et signifiant : Ainsi soit-il. || Il sertà exprimer le consentement. Il dit amen à tout. || Depater à amen, du commencement à la fin.
AMÉNAGÉ, ÉE, p. p. d’aménager. Forêts aménagées.
AMÉNAGEMENT, s. m. Action de régler les coupesd’une forêt; résultat de cette action.
AMÉNAGER ( à et ménager), v. a. Régler les coupesd’une forêt, d’un pré. J| S’aménager, v. r. Être aménagé.|| Débiter en bois de charpente. Aménager un arbre.
AMENDABLE, adj. Qui peut être amendé, corrigé.|| Sujet à l’amende. Cas amendable. || Vieux en ce sens.
AMENDE (À et lat. mcndam), s. f. Peine pécu-niaire. || Amende honorable, peine infamante qui con-sistait en un aveu public d’un crime. || Fig. Faireamende honorable, demander publiquement pardon.|| Prov. Les battus payent l’amende, c.-à-d. celui à quiune réparation serait due, souffre un nouveau dommage.
AMENDÉ, ÉE, p. p. d’amender. Sol amendé. Projet deloi amendé.
AMENDEMENT, s. m. Changement en mieux.|| En agriculture, moyens par lesquels on améliore ouon modifie le sol. j| Modification a’un projet de loi.
AMENDER (lat. cmendare), v. a. Rendre meilleur.Les labours amendent les terres. Les bons exemplesont amendé ce jeune homme. || Modifier un projet deloi. || Autrefois, amender signifiait aussi condamner àl’amende. || V. n. Faire des progrès en mieux. Cemalade n’a point amendé depuis sa saignée. || S’amen-der, v. r. Mal vit qui ne s'amende, Régnier.
AMENÉ, ÉE, p. p. d’amener. Un cheval amené parla bride. || 5. m. En droit, un amené sans scandale, ordred’amener quelqu’un devant le juge, sans bruit, sans luifaire affront.
AMENER (À et mener), v. a. Mener vers. || Mandatd’amener, ordre de comparaître devant un juge. || Fig.Amener quelqu’un à une opinion, à un sentiment, fairequ’il l’adopte. || Tirer à soi. Il amène à lui tout letapis. || En t. de mar. Abaisser, faire descendre. Ame-