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APOTH1CAIRERIE, s. f. Officine ou magasin de dro-gues pour médicaments. || Art de l’apothicaire. On ditaujourd’hui pharmacie.
APÔTRE v lat. apostolus), s. m. Nom donné aux douzedisciples que Jésus-Christ chargea de prêcher l’Évangile.
|J Par extens. Celui qui le premier a prêché la foi dansun pays. Saint Denis est l’apôtre de Paris. || Prêcher enapôtre, comme un apôtre, prêcher avec onction. || Nomqu’on donne aux douze pauvres à qui on lave les piedsle jeudi saint. || Fig. Celui qui par ses paroles ou sesexemples propage une doctrine, une opinion. j| Ironi-quement et par antiphrase, bon apôtre, nomme lin et demauvaise foi. || Faire le bon apôtre, contrefaire l'hommede bien.
APOZÈME (aHTÔïfua), s. m. Décoction ou infusiond’une ou dû plusieurs substances végétales, à laquelle onajoute divers autres médicaments simples ou composés.
APPARAÎTRE ^lat. apparescere), v. n. Se conjugueavec avoir ou être, suivant le sens. Devenir visible, semontrer. Une voile apparaît ji l'horizon. || Fig. La mortlui apparaissait glorieuse. || Être clair, évident. Cela ap-paraît. || Sembler. Il m’apparait que... || En t. de palais,s’il vous apparaît que cela soit, c’est-à-dire si, examenfait, vous trouvez que cela soit ainsi.
APPARAT (lat. apparatus), s.m. Pompe et solennité.Discours, festin d’apparat. || Livre rédigé en forme dedictionnaire pour faciliter l’étude d’une langue et sur-tout d’un auteur classique. L’Apparat de Cicéron. On ditaussi Apparatus. || Petit dictionnaire français - latin àl’usage des commençants.
APPARAUX (anc. plur. à'appareil), s. m. plur. Laréunion de diverses machines funiculaires ou autres, né-cessaires pour une grande opération.
APPAREIL [à et pareil ), s. m. Disposition de ce quia grandeur ou pompe. Appareil de guerre. Appareil defête. || Pompe, magnificence. Je fuis des cours le pom-eux appareil, Békang. || T. de science et d’arts. Assem-laçe de pièces, d’instruments propres à une opération.|| L Y ensemble des pièces de pansement qu’on appliquepour une lésion. Nous lui avons mis le premier appareilque nous lèverons demain, Sév. || Fig. Mettre un appareil*ur les blessures du cœur. || Haut ou grand appareil, basappareil, diverses méthodes de pratiquer la lithotomie.|| En anat. Assemblage d’organes divers. L’appareil di-estif. || En archit. L’art de tracer, de disposer la posees pierres dans les constructions suspendues, commevoûtes, arcades, dômes. || Les maçons nomment appareill’épaisseur d’une pierre.
APPAREILLAGE, s. m. Préparatifs pour mettre à lavoile. || En économie rurale, choix de deux ou plusieursanimaux pour les faire travailler au même joug, à unservice commun.
APPAREILLÉ, ÉE, p. p. d’appareiller. Chevaux appa-reillés.
APPAREILLEMENT, s. m. Action d’appareiller deuxobjets. || En économie rurale, choix raisonné, selon lebut qu’on se propose, de deux animaux domestiques.
APPAREILLER (à et pareil), v. a. Trouver un pareilà quelque chose. Il faut appareiller ces gants. || Enarchit. Marquer les pierres selon qu’elles doivent êtretaillées. || En parlant des animaux domestiques, choisirdeux individus pour les faire concourir simultanément àun but commun. || Joindre ensemble des planches demême longueur et de même épaisseur. || V. n. Se con-jugue avec avoir . Mettre à la voile. || S’appareiller, v. r.Se joindre à un de ses pareils. || S’accoupler, en parlantdes oiseaux.
APPAREILLEUR, s.m. Chef ouvrier qui trace la coupede la pierre à ceux qui la doivent tailler.
APPAREILLEUSE, s. f. Femme qui s’entremet dansde mauvaises intrigues.
APPAREMMENT, adv . Manifestement. Ce sens a vieilli.Un psaume qui apparemment est de Salomon, Boss. | J Se-lon les apparences, vraisemblablement. |j En apparence.Une puissance apparemment assurée, St-Évremond.
APPARENCE (lat. apparentia), s. f. Ce qui apparaîtd’une chose. Il ne faut pas toujours juger sur les appa-rences, Sév. || Àbsol. Belle apparence, belles apparences.Dans le hameau, cette maison a quelque apparence,
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J. J. Rouss. |j Sauver les apparences, ne laisser rienapercevoir de blâmable. 11 Forme, figure. Sous une appa-rence mortelle. || Marque, vestige. Il ne reste à cettefemme aucune apparence de beauté. [| Vraisemblance,probabilité. Selon toute apparence. Il y a apparenceque... || Elliptiquement. Quelle apparence de pouvoirremplir tous les goûts? la Bruy. || Faux-semblant. Ilscouvrent leurs passions sous une apparence de piété,Fléch. || Ex apparence, loc. adv. D’après ce qui paraît,ce qu’on voit. La condition la plus heureuse en appa-rence a ses amertumes.
APPARENT, ENTE (lat. apparcns), adj. Visible, évi-dent, manifeste. || Remarquable entre les autres. Il a lamaison la plus apparente de la ville. j| Subst . Les plus ap-parents, ceux qui occupent le principal rang. || Spécieux.Voilà ce qu’on pourrait dire de plus apparent' pour sou-tenir cet état, Boss. || Qui n’est qu’en apparence. Un pré-texte apparent. || En astron. Le diamètre apparent d’unastre, l’angle sous lequel le diamètre en est vu. Hauteurapparente, hauteur au-dessus de l'horizon. || En jur. Ser-vitudes apparentes, celles qui s’annoncent par des ou-vrages extérieurs, tels qu’une porte, une fenêtre, unaqueduc.
APPARENTÉ, ÉE, p. p. d’apparenter. Qui a une pa-renté. Bien apparenté, mal apparenté, qui a une parentéen bonne, en mauvaise position.
APPARENTER (àet parent), v.a. Donnerparentéparalliance. Bien, mal apparenter ses enfants. 11 S’apparenter,v. r. Prendre parente. S’apparenter à la bourgeoisie.
* APPARIATION, s. f. Action d’apparier, de mettre encomparaison.
APPARIÉ, ÉE, p. p. d’apparier. Mis par paire.
APPARIEMENT ou APPABÎMENT, s. m. Action d’ap-parier, d’unir par couple, d’assortir par paire.
APPARIER (à et paire), v. a. Assortir par paire oucouple. Apparier des chevaux de carrosse, des gants, desbas. || Mettre ensemble le mâle et la femelle; ne se dit
3 ue des oiseaux. || S’apparier, v. r. Se mettre par couplee mâle et de femelle.
APPARITEUR (lat. appartfor), s.m. Huissier attachéà une faculté. || En général, huissier.
APPARITION (lat. apparitio), s. f. Manifestation d’unphénomène. Apparition du soleil. 11 Action de se produire,arrivée, séjour. Alors notre ami fit son apparition. || Fig.Naissance, commencement. Dès l’apparition de la mala-die. || Manifestation d’un objet qui se rend visible. Lesapparitions des dieux.
APPAROIR (lat. apparere), v. impers, usité seule-ment à l’infin. et à la s e pers. du sing. du prés, de l’in-dicatif: il appert. En t. de palais, être constaté. Commeil appert par jugement du tribunal. Il a fait apparoir deson bon droit.
APPARTEMENT (b. lat. appartiamentum, de ad etpartirï), s. m. Logement composé de plusieurs pièces.|| Autrefois, cercle qui se tenait chez le roi. || On disaitaussi tenir appartement, pour recevoir compagnie chezsoi.
APPARTENANCE, s. f. Ce qui appartient à une chose,ce qui en dépend. Faire les lois, donnerles dispenses sontdes appartenances de l’autorité souveraine, Boss. Il fallait[à Mariy] des cuisines aux princesses, et d’autres appar-tenances, St-Sim.
APPARTENANT, ANTE, adj. Qui appartient de droit.Maison à lui appartenante. |j Qui dépend de. La philo-sophie et les questions appartenantes.
APPARTENIR (lat. au et pertinere), v. n. Etre lapropriété de. Rendre à chacun ce qui lui appartient.|j Fig. Il faut que l’âme s’appartienne à cli&-même.Il Être le droit ou le privilège de, être le propre, lecaractère particulier. L’inconstance appartient à la for-tune. || Être au service de quelqu’un; être attachéou dévoué à quelqu’un. Cet homme vous appartient.Il Faire partie de. Il appartenait à d’honnêtes bourgeois.Il Avoir rapport à, concerner. Choses qui appartiennentà la philosophie. || Impers, Il appartient, il est de con-venance, de devoir, ïf m’appartient de... Il appartient àun bon juge de... || Par antiphrase. Il vous appartientbien de parler de générosité, il ne vous convient pas, ilvous sied mal. || En t. de palais, ainsi qu’il appartiendra,