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à. Un marais approprié à la culture. || Convenable à,adapté à. Mesure appropriée aux circonstances. || Misdans un état de propreté. Une maison appropriée.
APPROPRIER (lat. appropriare) ; v. a. Rendre pro-pre à, convenable à. Approprier son discours aux cir-constances. || Mettre en état de propreté, disposerconvenablement. Approprier une maison. || Fig. Fairequ’une chose devienne comme la propriété d’un autre.I] S’approprier, approprier à soi, usurper la propriétéet fïg. faire sien. Ils se sont approprié un dépôt. || S’ap-proprier, v. r. Se conformer à, se mettre à la portée de.Les maîtres se sont appropriés à leurs élèves.
APPROUVÉ, ÉE, p. p. d’approuver. Son avis fut fortapprouvé. Les hommes les plus sages et les plus approu-vés dans le monde, Mass. || Approuvé, forme elliptique,invariable, se met au bas d’un acte, d’un compte, etc.qu’on approuve après lecture et examen. Approuvé l’écri-ture ci-dessus.
APPROUVER (lat. approbare), v. a. Agréer, consen-tir à. Approuver un avis. Jj Juger louable, trouver digned’estime, louer. || Autoriser par un acte authentique.Le conseil de l’université a approuvé cet ouvrage. 11 S’ap-prouver, v. r. Se donner à soi-même un témoignaged’approbation.
APPROVISIONNÉ, ÉE, p. p. d'approvisionner.APPROVISIONNEMENT, s. ni. Action d’approvision-ner. || Provisions rassemblées.
APPROVISIONNER [à et provision) ,v. «.Garnir de pro-visions. || S’approvisionner, v. r. Se munir de provisions.* APPROVISIONNEUR, s. ni. Celui qui approvisionne.
APPROXIMATIF, IVE, adj. Qui est fait par appro-ximation. Estimation approximative.
APPROXIMATION (lat. approximarë),s. f. Opérationpar laquelle on s’approche de plus en plus de la valeuraune quantité. 11 En général, estimation faite à peu près.
APPROXIMATIVEMENT, adv. D’une manière approxi-mative. Evaluer approximativement.
APPUI (à et anc. fr. pui, hauteur), s. m. Ce qui sup-porte, soutient. Mur d’appui. |j Fig. Aide, secours. L’ar-ent est un puissant appui. || La partie d’une fenêtre,'une balustrade, etc. sur laquelle on peut s’appuyer.A hauteur d’appui, à la hauteur ordinaire du coude’un homme qui se penche. [| T. de mécanicien. Pointd’appui ou simplement appui, le point sur lequel le le-vier s’appuie. || En gram. Appui de la voix sur une syl-labe, élévation ou plutôt intensité de la voix sur cettesyllabe. || A l'appui de, loc.prép. Pièces à l’appui d’uncompte, ou simplement pièces à l’appui. || Au jeu deboule, aller à l’appui de la boule, jeter sa boule de ma-nière à avancer celle du joueur avec qui l’on est demoitié, et fig. appuyer, favoriser.
APPUI-MAIN, s. m. Baguette sur laquelle les peintresappuient la main qui tient le pinceau. Des appms-main.
APPUYÉ, ÉE, p. p. d’appuyer. Qui pèse sur. Appuyésur le coude. || Qui porte contre. Appuyé contre un mur.|| Fig. Qui se repose sur, secondé. Appuyé sur la faveurpopulaire. || Marqué, significatif. D’un ton grave et d’unaccent appuyé, J. J. Rouss. || Absolument. Appuyé,formule d’assentiment à une proposition, etc.
APPUYER [appui), v. a. Donner un appui. Appuyerune muraille par des piliers. || Appuyer contre, faireporter une chose contre une autre. 11 Appuyer sur, posersur ce qui peut soutenir. || Fig. Vous n’appuyez votrebonheur que sur le mensonge, Pasc. || Faire*peser. Illui appuya le genou sur la poitrine. J| Tenir tout contre.Il m'appuya son pistolet contre la poitrine. || En t. d’es-crime, appuyer la botte, appuyer le fleuret sur le corpsde son adversaire après l’avoir touché, et fig. presser,embarrasser quelqu’un. [| En t. d’art milit. Appuyer ladroite d’un corps de troupes à un bois, la disposer demanière qu’un bois la protège. || En t. de mar. Soutenirles vergues du bord du vent contre un vent qui souillegrandirais. || Soutenir, aider. Appuyer un ami, la de-mande d’un ami. || Àbsol. Personne à la cour ne veutentamer; on s’offre d’appuyer, la Biujï. \\V. n. Peserfortement sur une chose. || Fig. Insister avec force. || Ent. de mus. Appuyer sur une note, lui donner plus defoTce. |[ Appuyer sur un mot, le prononcer avec plusd’intensité. || En t. d’art milit. Appuyer sur la droite
ou à droite, se porter du côté droit. Il S’appuyer, v rS’aider, se servir comme d’un appui, d’un soutien! S’aplpayer contre un mur, sur une canne, || Fig. S’appuyantsur la faveur du ministre. J
ÂPRE (lat. asper),adj. Qui cause une impression dés-agréable, soit sur le goût, soit sur l’ouïe, soit sur le tou-cher, par la rudesse de son action ou par des inégalités desurface. Corps âpre au toucher. || Fig. Sévère, dur, vio-lent. Apre vertu, Cors. || Difficile. Quelques grandesdifficultés qu’il y ait à se placer à la cour, il est encoreplus difficile et plus âpre de se rendre digne d’y êtreplacé, la Bkuy. y Cupide, avide. Homme âpre. Apre augain. || Apre à la curée, se dit d’un chien avide, vorace,et lig. d'un homme avide d’argent et de places.
ÂPREMENT, adv. Avec âpreté, d’une manière dure.Réprimander âprement. Courir âprement après les hon-neurs, Fléchier.
APRÈS [à et près), prép. Marquant la postériorité,c’est-à-dire qu’une chose en a suivi ou en suivra une au-tre dans l’espace ou dans le temps. Marcher après quel-qu’un. Après le départ. [I Après cela, les choses étantainsi, c’est-à-dire puisqu’il en est ainsi. |] Après se metdevant le parfait de l’infinitif. Après avoir diné. || Aprèsse met aussi devant le présent de l'infinitif de certainsverbes. Après boire. || Après quoi, loc adv. Après cela,ensuite. if Après tout, loc. adv. Tout bien considéré,quoi qu’il en soit. || Après coup, loc. adv. Après qu’unechose est faite, trop tard. || Après, marquant l’ordre, lerang, c’est-à-dire qu’une personne ou une chose n’a quele second rang. Le premier après le roi. || Après, mar-quant le lieu, c’est-à-dire signifiant plus loin, derrière..Fuir sans regarder après soi. Les maux que la guerretraîne après soi. || Famil. Après lui il faut tirer l’échelle,c.-à-d. il est l’homme par excellence, on ne peut fairemieux que lui. || Après, marquant la tendance vers,contre. Soupirer après quelque chose. Être après satoilette. Ce n'était qu’un cri après lui. Qu’on se metteaprès lui, Rac.M Elliptiquement, dans le même sens. Ila couru après d’une course précipitée, Ross. || Après à,suivi d’un infinitif, être occupé à. Je suis après à conclureavec Mme Guyon, Ross. || Après, expression interrogativedont on se sert pour engager à continuer. Ce n’est pas làtout; après? || D’après, en conséquence de, conformé-ment à. D’après le testament. Peindre d’après nature.|| D’après, loc. adv. qui se met après un nom de tempset signifie d’ensuite. Ils s’enfuirent l’instant d’après.|| Après, adv. Cinquante ans après. Les raisons me vien-nent après, Pasc.]| Ci-après, loc. adv. Un peu plus loin,dans la suite du discours. 11 Après que, loc. conj. qui veutl’indicatif. Après que je lus venu.
APRÈS-DEMAIN, adv. Le second jour après celui oùl’on est. || S. m. invar. Quand cet après-demain serapassé.
APRÈS-DÎNÉE, s./'.OU APRÈS-DÎNER, APRÈS-DÎNÉ,
s. m. Temps depuis le diner jusqu’au soir. || Au pl. Desaprès-dinées, des après-diners, des après-dînés.
APRÈS-MIDI, s. f. Partie du jour, de midi jusqu’ausoir. || Plusieurs le font masculin, dit l’Académie.
APRÈS-SOUPÉE, s. f. OU APRÈS-SOUPER, APRÈS-SOUPÉ, s. m. Temps depuis le souper jusqu’au coucher.|| Aupl. Des après-soupees, des après-soupers, des après-soupes.
ÂPRETÉ (lat. asperitas), s. f. Qualité de ce qui estâpre, au propre et au figuré. L’âpreté des chemins. L’â-preté des fruits. L’âpreté du style. L’âpreté de la saison.
À PRIORI, voy. priori.
À-PROPOS, s. m. Voy. propos.
APSIDE, s. f. Voy. abside.
APSIDE [abside], s. f. Point de l'orbite d’une planèteou d’un satellite où cette planète se trouve le plus prèsou le plus loin du soleil, où ce satellite se trouve leplus près ou le plus loin de sa planète.
APTE (lat. aptus), adj. En jur. Qui a les qualités re-
uises. Apte à succéder. || Qui a de l’aptitude, de la
isposition à. Il est apte à tout.
APTÈRE ['xKTspoj), adj. et s. m. Qui est sans ailes.
APTITUDE, s. f. T. de droit. Capacité, habileté à pos-séder un emploi, à recevoir un don, un legs. || Disposi-tion naturelle à. Il a de l’aptitude aux mathématiques.
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