Buch 
Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
Entstehung
Seite
65
JPEG-Download
 

AST

— 65

ATII

♦ ASTICOT, s. m. Sorte de petit ver blanc ; larve d'in-secte développée dans la viande et servant pour la pêche.

ASTICOTE, ÉE, p.p. d’asticoter.

ASTICOTER (ail. stechen), v. a. Irriter légèrement,tourmenter pour de petites choses. || Il est très-familier.

♦ ASTIQUER ( astic), ». a. Lisser le cuir des souliersavec un astic. || Étendre la cire sur la giberne au moyend’un astic, et dans le langage très-familier et au réfléchi,s’astiquer, s’arranger, se parer, en parlant dçs hommes.

♦ ASTOME [ùfriv. et e-opx), adj. T. didactique. Qui n’apas de bouche.

♦ ASTRACAN, s. m. Peau d’agneau frisé, employée enfourrure et provenant originairement de la ville d’Astra-can. Il y a de l’astracan noir et del’astracan gris.

ASTRAGALE (à: TzpAyxXo;), S. m. En archit. Moulureembrassant la partie supérieure du fût d'une colonne.|| T. d’anat. L’un des os du tarse.

ASTRAGALE (air p&ycùo;), s. m. Genre de planteslégumineuses dont quelques-unes fournissent la gommeadragant.

ASTRAL, ALE (lat. astralis), adj. Qui appartient auxastres, quia quelque rapport avec les astres. J] Lampeastrale, lampe suspendue, avec un réflecteur qui renvoiela lumière.

ASTRE (lat. astrum), s. m. Tout corps cheminantrégulièrement dans les espaces célestes. || L’astre du jour,le soleil. || L’astre des nuits, la lune. || Poétiq. Lesastres, au pl. Le ciel. Ta gloire montera jusqu’auxastres, Féx. [| En astrologie, les astres, les corps célestesconsidérés par rapport à leur influence prétendue sur ladestinée des hommes. Sous quel astre, bon Dieu, faut-ilquejesoisné? Mol, || Fig. et poétiq, Personne illustre,fl est l’astre naissant qu’adorent nos États, doux. 11 Famil.Gette femme est belle comme un astre, c.-à-d. très-belle.

ASTRÉE (à»T/3îiïo;), s. f. Sorte de polypier pierreuxdont la surface est parsemée d’étoiles.

♦ ASTRÉE (lat. Astrœa), s. f. Fille de Jupiter et deThémis, qui régnait dans le siècle d’or, et faisait fleurirla justice parmi les hommes. 11 En astron. La constellationde la Vierge. || Planète télescopique découverte en 1845par Ilencke.

ASTREINDRE (lat, astringeré], v. a. Soumettre à.On l’astreignit à observer la règle. || S’astreindre, ». a.Cet homme ne peut pas s’astreindre au moindre travail.

ASTREINT , EINTE, p. p. d’astreindre. Obligé à.Astreint à un rude labeur.

♦ ASTRICTIF, IVE, adj. En méd. Qui a la vertu deresserrer.

ASTRICTION (lat. astrictid), s. f. En méd. Actiond’une substance astringente. || En chir. Action de serrer.

♦ ASTRINGENCE, s. f. En méd. Qualité de ce qui estastringent.

ASTRINGENT, ENTE (lat. astringens), adj. En méd.Qui a la propriété de déterminer une sorte de crispationdans les tissus. || S. m. Les astringents.

♦ ASTROÏDE (xiTjooriSijî), adj. Qui est disposé en ma-nière d etoile.

ASTROÏTE (lat. astroites), s. f. Sorte de madrépore.ASTROLABE (b. lat. astrolabimn, de ànr pdJaêov),a. m. Instrument autrefois employé pour mesurer lahauteur des astres au-dessus de l'horizon. || S'est dit au-trefois pour planisphère céleste.

♦ ASTROLÂTRE, s. m. Adorateur des astres.

♦ ASTROLÂTRIE (Æit.oov et latrie), s. f. Religion danslaquelle on adore les astres.

ASTROLOGIE (iarpoXo/lx), s. f. Astrologie judiciaireou simplement astrologie, art chimérique prétendantprévoir l’avenir d’après l’inspection des astres.

ASTROLOGIQUE, adj. Qui appartient à l’astrologie.

♦ ASTROLOGIQUEMENT, adv. D’une manière astrolo-gique- , . ,

ASTROLOGUE (lat. astrologue), s. m. Celui qui estversé dans les prétendues règles de l’astrologie. ]] Fig.Ce n’est pas un grand astrologue, se dit d’un hommepeu intelligent, peu habile.

♦ ASTROMANCIE ( astre et le suffixe mande), s.f. Di-vination par les astres.

ASTRONOME (lat. astronomas), s. m. Celui qui con-naît et pratique l’astronomie.

t ASTRONOMIE (lat. astronomia), s. f. Science quis’occupe de la connaissance des astres et des lois qiirèglent leurs mouvements. [| Astronomie mathématique,celle qui s’occupe particulièrement du calcul des forcesauxquelles les astres obéissent. || Astronomie physique,celle qui s’occupe particulièrement des conditions physi-ques des astres. 11 Astronomie nautique, partie de l’astro-nomie qui a rapport à la navigation.

ASTRONOMIQUE ( ht. astronomicus), adj. Qui appar-tient, qui a rapport à l’astronomie.

ASTRONOMIQUEMENT, adv. Suivant les principesde l’astronomie.

♦ ASTROSCOPE [xarpov et ay.omtv), s. m. Instrumentpour retrouver facilement dans le ciel les constellations.

♦ ASTROSTATIQUE (astre et statique ), s. f. Statiquedes astres ou connaissance de la masse et de la distancerespective des astres.

ASTUCE (lat. astucia), s. f. Habitude de ruser, detromper, fourberie.

ASTUCIEUSEMENT, adv. Avec astuce.

ASTUCIEUX, EUSE, adj. Qui a de l’astuce, en parlantdes personnes et des choses. Homme, langage astucieux.

♦ ASTYLE, adj. En bot. Qui est dépourvu de style.ASYLE, s. m. Voy. asile.

♦ ASYMÉTRIE (à priv. et symétrie) , s. /. Manque dusymétrie.

♦ ASYMÉTRIQUE, adj. Qui manque de symétrie.ASYMPTOTE (a-sin-pto-t’. ’Acù^irraro;), s. f. En

géom. Ligne droite qui s’approche indéfiniment d’unecourbe, sans pouvoir jamais la toucher.

ASYMPTOTIQUE, adj. Qui appartient ou a rapport àl’asymptote.

♦ ASYNARTÈTE (a-si-na-rtè-t’. ’AauvxprrçToç), v. m. T,de métrique anc. Vers coupé en deux parties qui peuventêtre regardées chacune comme un vers particulier.

♦ ASYNDÈTE (a-si-ndè-t’. ’AcnJ vJstoî), s. f. Synonymede disjonction, sorte d’ellipse par laquelle on retrancheles conjonctions simplement copulatives qui doivent unirles parties d’une phrase.

♦ ATAGHAN, s. m. Le même que yatagan.

ATARAXIE (irapx^lx), s. f. En philos. Absence de

trouble dans l’âme.

♦ ATAVISME (lat. atavus), s. m. En bot. Tendance desplantes hybrides à retourner à leur type primitif. || Enphysiologie, ressemblance avec les aïeux.

ATAXIE (iTaÇi*), s.f. Ensemble de phénomènes ner-veux remarquables par l’irrégularité de la marche et lagravité des maladies auxquelles ils sont liés. || En philos.Désordre des mouvements de l’âme.

ATAXIQUE, adj. Qui appartient à l’ataxie. État ataxi-que. || Fièvre ataxique, autrefois lièvre maligne.

ATELIER [attelle], s.m. Lieu où travaillent un certainnombre d’ouvriers. || Tous les ouvriers d’un atelier. Unchef d’atelier. || Lieu de travail d’un peintre, d’un scul-pteur. |j L’atelier, les élèves d’un artiste considérés col-lectivement. ||Jourd’atelier, jour le plus propre à éclairerun tableau, une statue.

ATELLANES (lat. Atella, ville de Campanie), s. f.pl.Petites pièces d’un caractère bouffon, souvent licencieux,en usage sur le théâtre romain.

ATÉMADOULET (arabe itmâd eddaoulet, l’appui del’empire), s. m. Titre du premier ministre de Perse.

ATERMOIEMENT, s. m. Délai accordé à un débiteurpar ses créanciers. || En général, retard, faux-fuyant.

ATERMOYÉ, ÉE, p. p. d’atermoyer. Renvoyé à unautre terme. Des payements atermoyés.

ATERMOYER (à et terme), v. «.Donner un atermoie-ment. Atermoyer une lettre de change. || V. ». Différer,chercher des faux-fuyants. || S’atermoyer, ». r. Faire unatermoiement avec ses créanciers.

ATHÉE [ifkoj], s. m. Celui qui ne croit point que Dieuexiste. Il Adj. Un prince athée.

ATHÉISME, s. m. Opinion, doctrine des athées.

♦ ATHÉISTIQUE, adj. Qui a rapport à l’athéisme. •ATHÉNÉE (lat. athenœum), s. m. T. d’antiq. Lieu

public où les poètes et les rhéteurs faisaient lecture deleurs ouvrages. || Etablissement n’appartenant pas à l'en-seignement officiel, où se font des cours ou des lec-tures.