AUT
n —
AVA
d’hommes, ià Broy. || Tout autour, loc.adv. De touscôtés. |J Ici autour, dans le voisinage.
, AUTOUR (b. lat. austorius, dulat. astur), s. m. Nomd’un genre d’oiseaux rapaces diurnes voisins des milans,et en particulier oiseau de proie, du genre des oiseaux depoing. L’autour aux serres cruelles, la Font.
AUTOURSERIE, s. f. L’art d’élever et de dresser desautours.
AUTOURSIER, s.m. Celui qui dresse des autours.
AUTRE (lat. aller ), adj. Qui n’est pas la même per-sonne ou la même chose. D’autres causes. D’autre part.11 C’est tout un ou tout autre, il n’y a pas de milieu. 11 Fig.et famil. C’est une autre paire de manches, c’est uneaffaire toute différente. 11 Le second, par une certaine si-militude. Il le regarde comme un autre lui-même. || Dif-férent, mais supérieur d’une façon quelconque. C’est bieniin autre homme. j| Autre part, ailleurs. || De temps à•autre, parfois. || D’année à autre, d’année en année; dejour à atftre, de jour en jour. |j L’autre jour, un,jour in-déterminé, mais peu éloigné. || Pron. indéfini. J’aimemieux que vous l’appreniez d’un autre que de moi.|| Prendre quelqu’un pour un autre, le juger autrementqu’il ne faut. || Fig. Il n’en fait pas d’autres, il fait tou-jours les mêmes sottises. || En voici bien d’une autre,voici quelque chose de plus étonnant. || Autre avec neou précédé de sans que. Autre n’a mieux que toi sou-tenu cette guerre, Cors. || Autre avec que et ne. Autreque moi n’a droit de. || L’autre, les autres, servant decomplément à l'un, les uns. Ils s’aiment l’un l’autre. Ilsse poursuivaient les uns les autres. 11 II y en a d’uns etd’autres, il y en a de bons et de mauvais. || L’un vautl’autre, l’un n’est pas meilleur que l’autre. || I/un por-tant l’autre, en compensant l’un par l’autre. || Au pl.masc. Les autres, autrui. Il se méfie toujours des autres.|J D’autres, dés personnes différentes de celle ou de cellesdont il s’agit. || À d’autres! expression elliptique signi-fiant : Contez cela à de plus crédules ! || Parler de choseset d’autres, parler de diverses choses. || Il en sait biend’autres, il a bien d’autres moyens d’agir, de' faire.|| J’en ai vu bien d'autres, j’ai vu des choses bien plus•extraordinaires ou plus périlleuses. || Prov. Autrestemps, autres mœurs, les mœurs changent avec le temps.
AUTREFOIS ( autre et fois), adv. Au temps passé.
AUTREMENT, adv. D’une autre façon. || Tout autre-ment, d’une façon toute différente. || Sinon, sans quoi.Autrement vos États à ce prince livrés Ke seront en sesmains qu’autant que vous vivrez, Corn, j] Ne... pas autre-ment, Sans... autrement, c’est-à-dire peu, pas beau-coup. Je ne m’en inquiète pas autrement. Sans se con-traindre autrement dans leurs passions, Fléch. || Toutautrement, beaucoup plus, tout différemment.
AUTRUCHE (lat. avis struthio], s. f. Le plus gros detous les oiseaux connus, incapable de voler, parce qu'iln’a que des ailes rudimentaires. ]| Famil. Il a un esto-mac d’autruche, il digère tout.
AUTRUI (lat. altcr-huic], s. m. qui est toujourscomplément d’un verbe ou d’une préposition, et jamaissujet d’une phrase. Les autres, le prochain. Dans lebonheur d’autrui je cherche mon bonheur, Corn. [| En t.d’anc. chancellerie, l’autrui, le droit d’autrui, le biend’autrui. Qui sans prendre l’autrui vivent en bons chré-tiens, Régnier. || Prov. Mal d’autrui n’est que songe, lemal des autres ne nous touche guère. || Qui s’attend àl’écuelle d’autrui a souvent mal dîné, il ne faut pascompter sur les autres.
AUVENT (b. lut.-auventus, du lat. ante et ventus ), s.m. Petit toit en saillie pour garantir de la pluie. || Abri enpaillasson ou en bois, dont on se sert pour garantir lesarbres en espalier des gelées du printemps.
* AUVERGNE, s. f. Dissolution de tan dans laquelle onfait macérer les peaux de veau.
* AUVERGNER, v. a. Faire tremper les peaux dans unedissolution de tan.
AUVERNAT (plant d'Auvergne), s. m. Gros vin rouged’Orléans.
* AUVERT, usité seulement dans Le diable auvert, locu-tion fautive pour Le diable vauvert (voy. vauvert).
AUX, voy. au.
AUXILIAIRE (lat. auxiliaris), adj. Qui donne du se- |
cours, en parlant d’une armée. Corps auxiliaire. || Quiaide, en parlant des choses. Causes auxiliaires. Les ventsauxiliaires. || S. m. Celui qui aide de ses armes. Lesauxi-liaires. || En général, aide, appui. Tu trouverais en moiun puissant auxiliaire. || En gram. Verbe auxiliaire, verbeui sert à former les temps composés des autres verbes.S. m. Les deux auxiliaires être et avoir.
AVACHI, IE , p.p. d’avacliir.
AVACHIR (Sj (à et l’anc. h. ail. weichjan, énerver,ail. mod. weich), v. r. Se déformer par distension, parrelâchement, en parlant des chaussures, des habits, et».|| Populairement, se dit des personnes dont les formesgrossissent et ne conservent point de fermeté.
AVAL (à et val), s. m. Le bas du courant d’unerivière, par opposition à l'amont. || Pays d’aval, paysoù l’on arrive en suivant le courant. IJ Adv. Bn dosbateaux allait amont et l’autre aval. || S. m. Souscrip-tion qu’on met sur un effet de commerce pour en ga-rantir le payement. Bon pour aval. || Dans la pratiquede Paris, un aval, une lettre de change de l’étranger,à courts jours, trois ou cinq. Ces avals sont bons.
* AVALAGE ( avaler, descendre), s. m. Descente d'unepièce de vin dans une cave. || Action de faire descencfrea ua bateau le cours d’une rivière.
AVALAISON ( avaler, descendre) ou AVALASSE, s. f.Cours d’eau torrentiel, qui se forme soudainement à lasuite de pluies ou de fontes de neiges. || T. de mar. Ventd’aval qui dure depuis plusieurs jours. 11 Amas de pierresque les eaux ont roulées et déposées sur le rivage.
AVALANCHE ( avaler, descendre), s. f. Masse de neigeet de glace, détachée d’une montagne, et qui se précipitedans les vallées sous-jacentes. Quelques-uns, dit l’Aca-démie, prononcent avalange.
* AVALANT, ANTE, adj. Qui descend, qui va en avalant.AVALASSE, voy. avalaisox.
AVALÉ, ÉE, p. ]':. d’avaler. Descendu. Du vin avalédans la cave. ||Vieuxencesens. ||Pendant, en parlant desparties du corps. Joues avalées. 11 Autrefois ondisait avalé,d’une façon générale, pourpendant, épars. Courir à bridesavalées, Scarr. || On dit aujourd’hui à bride abattue.|| Descendu par la gorge. Les morceaux hâtivementavalés. || Fig. Des affronts patiemment avalés.
* AVALEMENT, s. m. Action de descendre, d’abaisser,et résultat de cette action. 11 Action de faire descendrepar le gosier. 11 On dit, en langage technique, déglutition.
AVALER (aval), v. a. Abaisser, faire descendre, mettreen bas. Avaler du vin dans la cave. || Vieux en ce sens.|| Faire descendre par le gosier. Avalerun bouillon. || Kefaire que tordre et avaler, manger avidement, sans mâ-cher. |] Il avalerait la mer et les poissons, il a une grandesoif. || Famil. Avaler sa langue, s’ennuyer, bâiller outremesure. j| Famil. Avaler quelqu’un, le regarder avec desyeux furieux. || Famil. J’ai cru qu’il m’avalerait, il s’estlivré à une violente explosion de colère contre moi.Fig. Avaler le calice, avaler le morceau, être contraint'endurer quelque chose de fâcheux. || Fig. et famil.Avaler des couleuvres, subir de dures mortifications.|| Contempler avec avidité. Ils l’avalent des yeux [l’huî-tre], la Font. || Endurer, accepter.Pour nous faire ava-ler nos tristes destinées, Sév. || Famil. Faireavaler, fairecroire. || V. n. Descendre le courant. Ce bateau avale.|| Vieux en ce sens. || Donner la garantie dite aval (voy.aval). || S’avaler, v. r. Pendre, descendre trop bas. Leventre de cette jument s’avale. || Être avalé, au propreet au figuré.
AVALEUR, s. m. Celui qui a l’habitude de manger oude boire avec excès ou avidité. || ünavaleur de gens, unavaleur de charrettes ferrées, un rodomont, un fanfaron.
* AVALIES [avaler), s. f. pl. Laines qui proviennentde peaux de moutons livrés à la boucherie.
* AVALISTE, s. m. Celui qui donne un aval de garantie.AVALOIRE [avaler], s. f. Pièce du harnais sur laquelle
s’appuie le cheval de timon pour retenir la charge. j| Po-pul. Le gosier. Il faut qu’elle ait une terrible avaloine,J. J. Rouss.
* AVALURE [avaler], s. f. Altération du sabot du cheval,dans laquelle la corne se sépare de la peau. || Maladie desserins qui ont pris trop de nourriture.
* AVANÇAGE [avancer], s. m. Permission donnée à des