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AVO
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née, s. m. et f. et adj. Aveugle de naissance qui n’ajamais vu la lumière. |j Jeu des aveugles, jeu analogueau jeu d’oie, jj Crier comme un aveugle qui a perduson bâton, crier bien fort pour peu de chose. || Jugerd’une chose comme un aveugle des couleurs, en jugersans y rien connaître. 11 Fig. C’est un aveugle qui en con-duit un autre, se dit d’une personne aussi imprudenteet aussi malhabile que celle quelle dirige. || Aveugle,s. >n. Un des noms vulgaires de 'Languis fragile (ophi-diens), dit aussi orvet, serpent aveugle et envoyé. || Àl'aveugle, loc. adv. Dans l’obscurité, sans voir clair.À l’aveugle, es aveugle, loc. adv. Sans réflexion, sansiscernement. 11 Prov. Au royaume des aveugles les bor-gnes sont rois, parmi des gens ignorants ou incapables,un peu de savoir ou de capacité suffit pour procurer laprééminence. || Troquer son cheval borgne contre unaveugle, faire un mauvais marché, empirer sa condition.
AVEUGLÉ, ÉE, p. p. d’aveugler. Privé de la vue.H Fig. Aveuglé paria passion de l’or.
AVEUGLEMENT, s. m. Privation de la vue. Dieu lefrappa d’aveuglement. || Fig. Trouble, égarement, obs-curcissement de la raison. L’aveuglement où l’idolâtrieles avait plongés, Boss. Ils ont le transport de l’ivresse,sans en avoir le trouble et l’aveuglement, Fén.
AVEUGLÉMENT, adv. En aveugle, sans réflexion. Ils’est aveuglément jeté dans le péril.
AVEUGLER, ». a. Rendre aveugle. || Éblouir. || Fig.Oter l’usage de la raison. La superstition qu’aveuglel’esprit de l’homme. ]| T.demar. Boucher. Aveugler desvoies d’eau avec des matelas et des couvertures. J | S’a-veugler, v. r. Ne pas faire usage de sa raison. On s’a-veugle en amour. L’homme s’aveugle sur ses défauts.AVEUGLETTE (À L’), loc. adv. A tâtons.
* AVICEPTOLOGIE (lat. avis, capere et Xoyof), s. f.Traité de l’art de prendre les oiseaux.
* AVICULE (lat. avicula), s. f. Nom, en français, du
E enre de mollusques qui renferme l'animal fournissant:s deux substances connues l’une sous le nom de nacrede perle, et l’autre sous celui de perles.
AVIDE (lat. avidus ), adj. Quia de l’avidité. Une na-tion avide de gloire. 11 Poétiquement. Être avide desang, de carnage, se plaire au milieu des combats, j | Enparlant des choses. Une avide espérance. Regards avides.[| Par extens. dans le langage élevé, qui a une attentionpassionnée. Avide il écoutait vos paroles. || Absol. Quia un grand désir démanger. Un enfant avide.)j Fig. In-téressé, cupide. C’est une âme avide.
AVIDEMENT, adv. Avec avidité, au propre et au fig.AVIDITÉ [aviditas), s. f. Désir qui emporte. Mangeravec avidité. L’avidité du gain. Il lut ce livre avec avidité.
AVILI, IE, p.p. d’avilir. Rendu vil. Une fonction avi-lie. Un homme avili, j] Décrédité. |J Déprécié.
AVILIR (à et vil), v. a. Rendre vil.|| T. de commerce.Déprécier. J | S’avilir, v.r. Se rendre méprisable. 11 Per-dre sa valeur.
AVILISSANT, ANTE, adj. Qui avilit. Acte avilissant.Conduite avilissante.
AVILISSEMENT, s. m. État de qui est avili, dégradé.|| État de dépréciation des marchandises, des denrées.
AVINÉ, ÉE, p. p. d’aviner. Imbibé de vin. Tonneauaviné. || Fig. Être aviné, être dans l'ivresse. Avoir lesjambes avinées, chanceler par suite d’ivresse.
AVI N ER [à et vin j, v. a. Imbiber de vin. Aviner untonneau.
AVIRON (à et virer), s. m. Rame.
AVIS (à et vis du lat. visum),s. m. Manière devoir, opinion. Ils étaient d’avis différents, Fén. 1111 lui estavis, il pense. || Famil. M’est avis. || Opinion dans unedélibération. || Avis du conseil d’État, opinion du conseild’État en interprétation d’un règlement. || Avis de pa-rents, délibération d’un conseil de famille. || Avis demédecins, consultation de plusieurs médecins. 11 Votedans une assemblée. || Conseil. Donner des avis. || Don-neur d’avis, homme qui a la manie de donner des con-seils sans qu’on lui en demande. || Famil. Sauf meil-leur avis, si l’on ne conseille rien de mieux.|| Partiqu’on prend. Et je suivrai l’avis que vous prendrez pourmoi, Corn. || Peu usité en ce sens. || Avertissement. Ilne faut pas que le vieillard néglige les avis que la na-
ture lui donne. || Avis au lecteur, préface d’un livre, etfi{j. conseil ou reproche adressé d’une manière gé-nérale et indirecte. || Avis, avertissement par écrit àcelui qui doit payer une lettre de change, de la créationde cette lettre. Lettre d’avis, lettre missive qui contientcet avertissement. || Information, nouvelle. Par un avissecret. Je vous en donne avis, de peur d’une surprise,Corn. || Autant de têtes, autant d’avis, chacun a sa ma-nière de voir.
AVISÉ, ÉE ,p.p. d’aviser. Aperçu. j| Imaginé. Ce futà lui bien avisé, la Font. || Adj. Qui fait attention à,qui agit avec intelligence. Un homme avisé. || C’est unmal avisé, voy. malavisé.
* AVISEMENT, s. m. Acte d’une personne avisée.AVISER ( à et viser), v. a. Familièrement, aperce-voir. Je l’avisai dans la foule. || Donner avis. Ya le faireaviser que je suis ici, Mol. || En t. de commerce, avisa 1quelqu’un, lui adresser une lettre d’avis. || Com-mander quelque chose par lettre à son correspondant.|| F. n. Faire réflexion, prendre garde à, pourvoir à.Aviser à un moyen. || Absol. C’est à vous d'aviser. 11 Imagi-ner. Qui vous a fait aviser de ce tour? la Font.|| S’aviserde, v. r. S'imaginer de, remarquer, trouver. S’aviserd’un expédient. Personne ne s avise, de lui-même, d*mérite d’autrui, laBruy. I| Abs. S’aviser, faire réflexion.Mais je m’avise, Mol. || Avoir l'audace, la témérité de.Si vous vous avisez de mal parler de moi, vous vous enrepentirez. || Prov. On ne s’avise jamais de tout.
AVISO (a-vi-zo. Esp. embarcacion de aviso), s. m.Petit navire qu’on envoie à la découverte de l’ennemi,ou qu’on emploie à porter des ordre*, des avis, de» nou-velles. || Aupl .'Des avisos.
AVITAILLE, ÉE, p. p. d’avitailler. Pourvu de vivres.AVITAILLEMENT {Il mouillées), s.m. Approvision-nement de vivres et de munitions.
AVITAILLER [Il mouillées. A et vitaille, aujou»-d’hui victuaille), v. a. Pourvoir de vivres et de muni-tions une place forte, un vaisseau en partance. || S’avi-tailler, ». r. Se pourvoir de vivres.
AVIVÉ, ÉE, p. p. d’aviver. Rendu vif.
AVIVER [à et vif), ». a. Rendre vif, donner de la vi-vacité. Aviver le feu, une couleur, le teint. ||T. d’arts.Aviver une figure de bronze, la nettoyer pour la rend!»plus propre à la dorure. || Aviver l’or, l’étendre, aprèsqu’il a été amalgamé avec le mercure. || Couper le boisavive arête. || S’aviver, ». r. Devenir vif.
AVIVES [vive, sous-entendu eau), s. f. pl. Engor-ement des glandes parotides chez le cheval. 11 Ces glan-es mêmes.
AVOCASSER, ». n. Faire dans la médiocrité et l’ob-scurité la profession d’avocat; discuter, chicaner.
* AVOCASSERIE, s. f. Par dénigrement, la professiond’avocat. || Mauvaise chicane.
* AVOCASSIER, 1ÈRE, adj. Qui concerne les mauvaisavocats. La gent avocassière.
AVOCAT (lat. advocatus), s. m. Celui dont la profes-sion est de plaider en justice. |J Avocat plaidant, celuiqui s’occupe particulièrement ae plaidoiries. || Avocatconsultant, celui qui donne des conseils dans son cabi-net, et des avis écrits sur les affaires litigieuses. || Avo-cat du roi, avocat de la république, avocat impérial,qualification que, dans l’usage des tribunaux, on donne,à l’audience seulement, aux substituts du procureur duroi ou du procureur impérial. || Avocat général, titredes substituts du procureur général près la cour de cas-sation, ou de certains substituts des procureurs géné-raux près les cours impériales, et donné dans l’usage àtous les substituts du procureur général lorsqu'ils siè-gent, lorsqu’on leur parle ou lorsqu’on parle d'eux.||Fig. Intercesseur. Il ne faut pas sefaire l’avocat de l’in-justice. | |L’avocat du diable,celuiqui propose les objectionsdans une conférence religieuse, et en général celui quidéfend une chose peu digne d’être défendue.
AVOCATE, s. f. Celle qui intercède. L’avocate des pé-cheurs, la sainte Vierge.
* AVOCATOIRE (lat. avocare), adj. Qui rappelle. Lettresavocatoires, lettres par lesquelles un souverain rappelleses sujets d’un État étranger contre lequel il est en.guerre. || S. m. Un avocatoire.