BAI
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BAL
BAÎOQUE (ital. baiocco, de bajo), s. f. Petite monnaiedes États romains, qui vaut un peu plus de cinq centimes.
BAIRAM ou BEIRAM ^bè-ramb Mot turc), s.m. Fêtesolennelle chez les musulmans, à la fin du Ramadan.
BAISÉ, ÉE, p. p. de baiser. Qui a reçu un baiser.
BAISEMAIN, s. m. Hommage qu’un vassal rendait àson seigneur cri lui baisant la main. || Cérémonie usitéedans quelques cours et qui consiste à baiser la main durince. || S. ni. pl. Civilités, compliments. Faites mesaisemams à vos sueurs, Racine, il À belles baisemains,loc. adv. Avec reconnaissance. || baisemains est féminindans cette expression.
BAISEMENT, s. m. Action de baiser les pieds du pape.
BAISER (lat. basiare), v. a. Appliquer sa bouche surle visage, la main ou un objet quelconque. || Fig. Un roidevant qui toutfléchit et baise la poussière, Rac. I| Baiserla main, porter sa main par respect près de sa bouche,quand on veut présenter ou recevoir quelque chose, ouuandon veut saluer quelqu’un.|| Anciennement, baiserans le sens de rendre ou de recevoir visite, parce qu’on«e baisait à chaque visite. Vous avez donc baisé toute laProvence? Sév. || Fnmil. Baiser les mains à quelqu’un,lui faire ses compliments. || Ironiquement. Je vous baiseles mains, je ne suis pas de cet avis. || Fig. Vous devriezbaiser la trace de ses pas, vous devriez à chaque instantlui prouver votre reconnaissance, votre respect. || Parextens. Toucher légèrement. L’onde qui baise ce rivage,Lamart. || Se baiser, v. r. S’embrasser mutuellement.
BAISER, s. m. Action de celui qui baise. Donner, re-cevoir un baiser. || Baiser de paix, baiser en signe deréconciliation. || Baiser de Judas, baiser perfide.
BAISEUR, EUSE, $. m. et f. Celui, celle qui se plaîtà baiser.
BAISOTTÉ, ÉE, p. p. de baisotter.
BAISOTTER. v. a. Diminutif et fréquentatif de bai-ser. || Se baisotter, v. r. Ils ne font que se baisotter.
BAISSE [bas], s. f. Diminution du prix des marchan-dises. || Dépréciation des effets publics. || Jouer à labaisse, vendre des rentes à condition que, les livrant àterme, on gagnera ou perdra la différence en moins queles fonds peuvent subir entre le jour de la vente et lejourde la livraison.11 Terrain affaissé.! | Le reflux de la marée.
BAISSÉ, ÉE, p. p. de baisser. Incliné. La tête baissée.Fig. Tète baissée,, loc. adv. Hardiment. Aller au com-at tête baissée. 11 Etourdiment, inconsidérément. Don-ner tète baissée dans un piège.|| Soumis, qui se courbe.Fagon, tout baissé et tout courtisan qu’il était, St-Sim.H Qui n’a plus la même force qu’auparavant. 11 a fort bienl'ait son personnage ; il n’est pas encore baissé, Sév.
* BAISSEMENT, s. m. Action de baisser.
BAISSER [bas), v.a. Mettre en bas, mettreplusbas.,| Descendre d’un point élevé. Baisser le pavillon d’unvaisseau. || Fig. Baisser pavillon devant quelqu’un, luicéder. || Incliner, pencher. Baisser la tête. 11 Fig. Il fautse soumettre et baisser la tête, Sév. 11 Diriger en bas ouplus bas. Baisser les yeux. || Fig. Qui! moi, baisser lesyeux devant ces faux prodiges, Volt • il Fi S . Baisser l’o-reille, paraître confus d’un échec qu’on reçoit. || Fig.Baisser la lance devant quelqu'un, lui céder. || Par ex-tens. en parlant de la voix et du son des instruments,mettre plus bas. Baisser un instrument. || Baisser leton, prendre un ton moins élevé, et lig. prendre desmanières moins arrogantes.
Baisseu, v. n. Se conjugue avec avoir ou être, suivantle sens. Aller en diminuant de hauteur. La rivière abaissé. || Subst. Vers le baisser du soleil. || Par extens.Le jour baisse, se dit lorsque le soleil s’enfonce sousl'horizon. I] Diminuer de valeur, de prix. Les actions,les rentes naissent. || Perdre de sa puissance, de son in-fluence. C’est le sort des choses humaines de baissertoujours en s'éloignant de leur source, Mass. || Dimi-nuer, en parlant des forces physiques. Ce malade baisse.|| Diminuer, en parlant des facultés intellectuelles. Sonesprit baisse, son cœur s’affaiblit, Boss. || Sa vue baisse,elfe devient moins bonne. || Fig. et famil. Ses actionsbaissent, son influence, son crédit diminuent. || En mus.Nepas tenir exactement le ton. Baisser d’un ton. || Fig.Baisser d’un ton , prendre un ton moins élevé. j| En t.•demar. Le vent baisse quand il passe de l’amont u l’aval.
Se baisser,^ v. r. Incliner, pencher le corps plus oumoins bas. || Famil. Il n'y a qu’à se baisser et en prendre,c’est une chose très-facile à gagner, à faire, ou parantiphrase, on dirait vraiment qu’il n’y a qu’à se baisseret en prendre. || Se baisser, être baissé.
* BA1SSIER, s : m. Spéculateur qui joue à la baisse surles fonds publics.
BAISSIERE, s. f. Le reste du vin dans une pièce enperce, quand il approche delà lie. || Enfoncement qui,dans une terre labourée, retient l’eau de la pluie.
BAISURE [baiser), s. f. Côté par lequel deux painsse sont touchés dans le four.
BAJOI RE [baiser), s.f. Médaille ou monnaie empreintede deux têtes affrontées ou superposées. || Il a vieilli.
BAJOUE [ba, particule dépréciative, et joue), s. f »Partie inférieure de chaque côté de la tête du cochon,et qui s’étend du dessous de l’œil à la mâchoire.
BAL (lat. balla), s. ni . Assemblée dansante. Bal pu-blic. || Donner le bal, amener les musiciens pour fairedanser une compagnie. |j Ironiquement. Donner le bal àquelqu’un, le maltraiter. || Fig. Mettre le bal en train,engager une discussion, exciter les esprits. \\Aupl. Bals.
BALADIN, INE [ballade, danse), s.m. et f. Ancienne-ment, danseur, danseuse de théâtre. || Farceur de place,bouffon. || Celui qui par ses bouffonneries s’efforce defaire rire.
BALADINAGE, s. m. Plaisanterie bouffonne et demauvais goût.
BALAFRE (b. lat . balafardus ?), s. f. Taillade faite,articulièrement sur le visage, par une arme tranchante.
Cicatrice qui reste quand la blessure est guérie.
BALAFRÉ, ÉE, p. p. de balafrer. Visage balafré.
BALAFRER, v. a. Blesser quelqu’un d’une balafre.
BALAI (celtique bala, brout des arbres!, s. m. Usten-sile de ménage, fait de menues tiges ou de crins et ser-vant à nettoyer les appartements. || Fig. Faire balaineuf, montrer beaucoup de zèle, en parlant des nou-veaux domestiques, et par extens. de tous ceux quientrent en de nouvelles fonctions. || Rôtir le balai, enêtre réduit à brûler, faute de bois, le balai, et fig. pas-ser sa vie dans un emploi de peu d’importance, être peuheureux, ou par une autre extension plus usitée, fairede grandes dépenses, des folies, des débauches. || Envénerie, balai, la queue des chiens; en fauconnerie, laqueue des oiseaux.
BALAIS (ba-lè. Arabe balchash),adj.m. Rubis balais,variété de rubis, couleur de vin pailïet.
BALANCE (b. lat. bilancia, du lat. bilanx), s. f. In-strument composé de deux bassins ou plateaux suspen-dus à un fléau, et destiné à faire connaître le poids d’uncorps. || Fig. Mettre en balance, examiner le pour et lecontre. || Entrer en balance, être mis en comparaison.|| Mettre dans la balance, mettre en parallèle, examineren comparant. || En balance, en suspens, hésitant. Ilétait en balance entre deux projets. La victoire futlongtemps en balance. || Emporter la balance, avoir l’a-vantage, prévaloir. || Tenir la balance égale entre deuxpersonnes, ne pas se montrer plus favorable à l’unQqu’à l’autre. || Tenir la balance, déterminer un certainéquilibré dont on règle la condition. Tenant la balancedroite au milieu de tant d’empires, Boss. |1 Faire pen-cher la balance, donner l’avantage. || La justice humaineou divine- Il tient seul de l’État le glaive et la balance,Rotr, j| Balance politique, distribution des territoires etdes alliances de r manière qu’une sorte d’équilibre soitétabli entre les États. || Terme de commerce. Différenceentre la somme du créait et la somme du débit, ou solded’un compte. La balance de ce compte est de millefrancs. || Compte résumé que faitun commerçant, et quiprésente le résultat générai de toutes ses affaires. || LaBalance, constellation. || Espèce de filet plat fixé sur uncercle de fer pour prendre les écrevisses.
BALANCÉ, ÉE, p. p. de balancer et adj. Tenu en équi-libre. Un poids balancé par un autre. || Mû, agitée[| Égalé, égal. La victoire est balancée. || Balancé entre,indécis, incertain. || Compensé. La joie balancée par lapeine. || Examiné. Tout bien balancé. || S. m. T. dedanse. Pas dans lequel le corps sc balance d’un pied surl’autre en temps égaux.