Buch 
Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
Entstehung
Seite
85
JPEG-Download
 

BAL

85 —

BAN

chandise de balle, marchandise de qualité inférieure.

|| Fig. et famil. Homme de balle, homme sans capacité,sans valeur ; chose de balle, chose sans mérite.

BALLE, s. f. Terme d’imprimeur. Tampon aveclequel on appliquait l'encre sur les caractères.

BALLE ou BÂLE (kymri ballasg, gousse), s. f. Petitepaille ou capsule qui sert d’enveloppe au grain dans l’épi.

BALLER (bal), v. n. Danser. || Il est vieux.

BALLET (dim. de bal), s. m. Danse figurée exécutéesur un théâtre ou ailleurs. || Pièce de théâtre mêlée depantomime et de danses, dite aussi ballet-pantomime.

BALLON (balle), s. m. Vessie enflée d’air et recou-verte de peau, qu’on lance avec le poing. || Poche sphé-rique en caoutchouc, enflée d’air et fermée herméti-quement pour le même usage. || Famil. Être entlécomme un ballon, être très-gros et quelquefois avoirtrop mangé, fig. être bouffi d’orgueil. || Aérostat. || Bal-lon d’essai, ballon qu'on lance pour connaître la direc-tion du vent. || Fig. C'est un ballon d'essai, cela a étéfait pour se rendre compte des dispositions des gens.

|| En chimie, vase de verre, de forme sphérique.

BALLON, s.m. Sorte de bâtiment à plusieurs rangs derames dont on sert dans le pays de Siam.

* BALLON, s. m. A'om, dans la Lorraine, des sommetsarrondis d'une montagne.

BALLONNÉ, ÉE, p. p. de ballonner. Ventre ballonné.

BALLONNEMENT, s. m. Distension considérable duventre par des gaz accumulés dans les intestins.

* BALLONNER, v. a. En méd. Gonfler. |l Se ballonner,v. r. Devenir ballonné.

BALLONNIER, s. m. Celui qui fait, qui vend des bal-lons à jouer.

BALLOT (diminutif de balle), s. m. Petite balle demarchandise. |[ Fig. et famil. Voilà votre vrai ballot,cela vous convient tout à fait.

BALLOTE (pxiXanr,), s. f. Genre de labiées auquelappartient la ballote noire, dite vulgairement marrubenoir et marrube puant.

BALLOTIN (diminutifde ballot), s. m. Petit ballot.

BALLOTTADE, s. f. T. de manège. Air relevé danslequel le cheval détache entièrement du sol et fléchitles quatre extrémités, sans faire de ruade.

BALLOTTAGE, s. ni. Action de ballotter deux candi-dats dans une élection. Scrutin de ballottage.

BALLOTTE, s. f. Petite balle servant à donner dessuffrages. || On dit maintenant boule.

BALLOTTE, s. f. Fausse orthographe pour ballote.

BALLOTTÉ, ÉE, p. p. de ballotter. Agite, ballotté parles flots. || Soumis au ballottage.

BALLOTTEMENT, s.m.Action de ballotter, de vaciller.

BALLOTTER, v. a. Agiter fortement en sens contraires.La mer nous a ballottés. || Aujeu de paume, se renvoyerla balle, sans faire de partie réglée. || Par extens. Ren-voyer de l’un à l’autre. Après avoir été ballotté de lamort à la vie, Sév. || Ballotter quelqu’un, se jouer delui! || Fig. Ballotter une affaire, la discuter, l’agiter de

E art et d'autre. || Se servir de la ballotte pour donners suffrages ou pour tirer au sort. || Ballotter deuxcandidats, décider par le scrutin lequel l'emportera dedeux candidats qui ont le plus approché de la majorité.|| V. n. Eprouver des ballottements, des secousses.

11 Fig. Aller çà et là. Je ne fais que ballotter en attendantque la poste parte, Sév.

* BALLOTTER, v. a. Mettre en paquets.

* BALME, s. f. Voyez calme.

* BALOISE, s. f. tulipe de trois couleurs.

BALOURD, OURDE ba particule péjorative et lourd ? ),s. m. et f. Personne grossière et stupide.

BALOURDISE, s. f. Chose faite ou dite comme parun balourd. || Caractère d'un balourd. 11 est d’une ba-lourdise extrême.

BALSAMIER (bal-za-mié), s. m. Vov. baumier.

* BALSAMIFÈRE (bal-za-mi-fè-r’. Lat. balsamum etferre), adj. Qui porte du baume.

BALSAMINE (bal-za-mi-n’. BxXcx/zéjtj), s. f. Plantecultivée dans les jardins (impatiens balsamina).

BALSAMIQUE (bal-za-mi-k’. Lat. balsamum), adj.Qui tient de la nature du baume. || Embaumé, par-fumé. L’air balsamique du printemps, Diderot.

BALSAMITE (bal-za-mi-t’. Lat. balsamum), s. f. Undes noms du pyrethrum tanacetum, dit aussi tanaisiebalsamite, menthe-coq.

BALUSTRADE (balustre), s. f. Rangée de balustres.

|| Par extens. Toute clôture à hauteur d’appui et à jour.

BALUSTRE (^xXxuuriov), s. m. V■ ;m donné à de pe-tits piliers à hauteur d'appui joints par leur sommet,pour enfermer quelque espace. || Balustrade, assemblagede plusieurs balustres servant de clôture dans uneéglise. || Petits piliers qui se mettent autour du lit desprinces. || Balustre de chapiteau de la colonne ionique.BALUSTRER, v.a. Entourer d’une balustrade.

BALZAN (ital. balsa), adj. ni. Cheval balzan, chevalnoir ou bai, qui a des marques blanches aux pieds.

BALZANE [balzan), s. f. Tache blanche circulaire,aux pieds d'un* cheval.

BAMBIN, INE (ital. bambino), s. m. et f. Petit gar-çon, petite fille.

BAMBOCHADE (ital. Bamboccio, surnom du peintrePierre de Laer), s. f. Peinture représentant des scènesgrotesques et champêtres.

BAMBOCHE (ital. bamboccio), s. f. Grande marion-nette. || Fig. Une personne mal faite et de petite taille.

|| Faire des bamboches, se livrer au plaisir.

BAMBOCHE, s. f. Jeune tige de bambou.

* BAMBOCHER, v. n. Faire des bamboches, se déranger.BAMBOCHEUR, EUSE, s. m. et f. Homme, femme de

vie déréglée.

BAMBOU (ban-bou), s. m. Graminée gigantesque del’Inde et d'autres pays chauds. Une forêt de bambous.

|| Bambou, canne faite de bambou.

BAN (b. lat. bannum, de l’allemand), s. m. Procla-mation, publication. Battre un ban, battre la caisse pourannoncer une publication. 11 Ban de vendange, proclama-tion que les vendanges sont ouvertes. || Ban de mariageou simplement ban, publication de mariage qui se faitsolennellement à 1 église paroissiale. || T. deféod. Convo-cation des vassaux directs du roi pour le service mili-taire. || Le corps même de la noblesse ainsi convoqué.

11 Le ban et l’arrière-ban, service militaire des fiefs etarrière-fiefs. || Fig. Convoquer le ban et l'arrière-ban,s'adresser à tous ceux dont on peut espérer du secours.|| Sentence qui exclut, bannissement. || Garder son ban,ne pas revenir aux lieux d’où l’on a été exilé. || Rompreson ban, revenir au lieu où l’on n’a pas la permissionde résider. || Mettre un prince, une ville au ban del'empire, se disait, dans la constitution de l’empire ger-manique, pour les'déclarer déchus de leurs privilèges.|| Chef d’un banat. Le ban de Croatie.

BANAL, ALE, adj. T. de droit féodal. Se ditdeschosesdesquelles les gens d’une seigneurie étaient obligés dese servir, en payant une redevance au seigneur du fief.Four banal. Moulins banaux. || Fig. Qui se met à la dis-position de tout le monde. || Commun et trivial.

* BANALEMENT, adv. D’une manière banale.BANALITÉ, s. f. T. de droit féodal. Usage obligé d’une

chose dans une seigneurie, moyennant redevance au sei-gneur. || Chose triviale, vulgaire, sans originalité.

BANANE, s. f. Fruit du bananier consistant en unesorte de baie triangulaire et allongée.

* BANANERIE, s. f. Lieu planté de bananiers.BANANIER, s. m. Genre de plantes herbacées, culti-vées dans les deux Indes, produisant la banane.

* BANAT, s. m. Dignité de ban. || Province gouvernéepar un ban. Le banat de Croatie.

BANC_ anc. h. ail. banc), s. ni. Long siège pour s’as-seoir. 11 Être sur les bancs, faire ses études dans uneécole, dans un collège. || Se mettre sur les bancs, com-mencer ses études. 11 Banc d’église, siège où une famillea le droit de se placer. || Banc d’œuvre, siège affecté auxmembres de la fabrique, etc. || Banc des accusés, le bancoù, dans une cour d’assises, sont placés les accusés.|| Banc des avocats, banquettes sur lesquelles s'asseyentles avocats dans les tribunaux. || Banc du roi, cour sou-veraine en Angleterre, où le roi siégeait en personne.|| Banc des évêques, le banc où siègent les évêques dansla chambre des lords. || En t. de mar. Banc de sable etabsolument banc, écueil, grand amas de sable et devase. || Banc de glace, masse de glace flottante ou im-