BAR
BAS
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sa barrette, je lui ai parlésanslc ménager. || Labarrettede cardinal, le bonnet rouge des cardinaux.
BARRICADE (barrique), s. f. Retranchement qu’onfait avec des barriques remplies de terre ou avec despieux, des pavés, etc.
BARRICADÉ, EE, p. p. de barricader.
BARRICADER, v. a. Fermer avec des barricades. [| Parextens. Fermer solidement. Barricader «neporte. j| Sebarricader, v. r. Opposer tout ce qui peut faire obstacle àl’ennemi. {[ Fig. S enfermer pour ne voir personne.
BARRIÈRE (barrer), s. f. Fermeture à l’aide de plu-sieurs pièces de bois. || Enceinte fermée où l’onfaitdescombats, des jeux de toute espèce. |[Combat à la bar-rière, combat qui se livrait à la barrière du champ destournois. || Fig. Le sort qui de l’honneur nous ouvre labarrière, Corn. || Tout obstacle matériel. || En général,empêchement, obstacle. Mettre des barrières à la li-cence. || Porte d’entrée d'une ville. On ferma les bar-rières. j| Bureaux établis aux portes et à certaines li-mites de territoire pour la perception des droits d’entrée.
BARRIQUE (mot celtique), s. f. Sorte de futaille.
* BARRIR (lat. barrire), v. n. Crier, en parlant de l’é-léphant.
* BARRIT |lat. barritus), s. m. Cri de l’éléphant.
* BARS (bar. Ail. Bars), s. m . Poisson de mer dontla chair est très-estiroée, dit aussi loup de mer.
BARTAVELLE (orig. inconnue), s. f. Perdrix rougedu Midi, plus grosse que la perdrix ordinaire.
* BARYMÉTRIE (0apù 5 et fiézpo-j), s. f. En phys. Mesurede la pesanteur.
BARYTE (8xpù;),s. f. Oxyde de baryum, terre blanchequi est alcaline et fort pesante.
BARYTON (ftxpim-jo;), s. m. En mus. Voix d’hommeintermédiaire entre la basse et le ténor.
BARYTON (jfcqsÛTOvos), adj. En gramm. grecq. Sedit des mots qui n’ont pas l’accent sur la dernière syl-labe, et qui se divisent en paroxytons et proparoxytons.|| Verbe baryton, verbe qui, au présent de l’indicatif,n’a pas l’accent sur la dernière syllabe, et qui par con-séquent n’est pas contracte. || S. m. Un baryton.
* BARYUM (ba-ri-om’. B scpbç), s. m. Métal d’un blancd’argent, un peu malléable, qui, combinéavec l’oxygène,forme la baryte.
BAS (bâ), s. m. Vêtement qui sert à couvrir le pied etla jambe. j] Famil. et fig. Cela lui va comme un bas desoie, lui convient, l’arrange parfaitement. || Bas bleu,nom que l’on donne aux femmes qui, s’occupant delittérature, y portent quelque.pédantisme.
BAS, BASSE (b. lat. bassus), adj. Qui a peu dehauteur. Maison basse. || Baissé. Marcher la tête basse.|| Fig. Avoir l’oreille basse, être humilié. |] En t. deguerre, faire main basse, ne pas faire de quartier, piller,et fig. traiter sans ménagement, j | Situé au-dessous d’uneautre chose. La partie basse d’une ville. Basses voiles,les grandes voiles d’en bas, par opposition à celles dehune et de perroquet. Ce vin est bas, il est près de lalie. Ce bas monde, la terre, par opposition au ciel. Bassesterres, terres situées au pied des montagnes, ou près dela mer. Les basses régions de l’air, les couches d’air lesplus voisines de la terre. La basse région de l’âme, celleoù se forment les passions grossières et les appétits sen-suels. Le bas bout de la salle, la place la plus voisine dela porte d'entrée, que l’on donne aux hôtes les moinsdistingués. Au bas mot, en réduisant la chose autantqu’il est possible. || Qui est inférieur à son point d’élé-vation ordinaire. Basse mer. Le jour est bas, il est surson déclin. Le temps est bas, l’air est chargé de nuages,y Fig et famil. Les eaux sont basses, l’argent commencea manquer. |j Bas se dit du temps, aussi bien que du lieu.Le Bas-Empire, l’Empire depuis Constantin jusqu’à laprise de Constantinople par les Turcs. Les bas siècles,les siècles qui suivent la chute de l’empire romain. Labasse latinité, la langue latine corrompue dont on s’estservi depuis l'invasion des barbares et durant le moyenâge. Le bas-latin, le latin de ces temps. Le carême estbas, il commence de bonne heure, dès le mois de février.|| Qui se fait à, peine entendre, en parlant de la voix.A voix basse. [ | A basse note, sans élever la voix. 11 Famil.Vous l’avez pris sur un ton trop bas, vous n’avez pas
parlé avec assez de fermeté. || Messe basse, messe nonchantée. || En mus. Qui appartient au bas de la gamme,rave. Un son très-bas. || Danses basses ou danses no-ies, celles qui, comme la courante, le menuet, consis-taient dans des pas glissés et de belles attitudes, sanss’élever de terre. || Fig. Intérieur, subalterne. Profes-sions, fonctions basses. Les gens de la basse classe. Lebas peuple, les dernières classes du peuple. Le bas com-merce, les petits marchands. Les basses classes d’uncollège, les classes élémentaires. Le bas chœur d’un cha-pitre, les chantres et les chapelains. La chambre basseen Angleterre, la chambre des communes. Basse justice,en parlant des justices seigneuriales, par opposition àmoyenne et haute justice ; elle connaissait des droits dusan seigneur, cens et rentes, de la police, de dégât debêtes, d’injures légères, etc. 11 Les basses cartes, celles quiont le moins de valeur. |J Vil, méprisable, honteux. Basflatteur. Ame basse. Sentiments bas. || Manquant de dis-tinction, en parlant du langage et des choses d’esprit.Terme bas. Plaisanterie basse. Le bas comique. || Peuélevé, en parlant du prix, de l'évaluation. Vendre à basprix. || En parlant de la vue, qui force à se baisser, às’approcher de l’objet que l’on regarde. Avoir la vuebasse. || En parlant de l’âge, qui appartient à la pre-mière enfance. Être en bas âge.
Bas, s. m. La partie inférieure. Le bas de la montagne.|| En t. de mar. Partie extérieure d'un bâtiment, au-dessous de la ligne d’eau. [[Il y a du haut et du bas, deshauts et des bas dans la vie, elle est mêlée de biens etde maux. || Les voies inférieures du corps. Évacuationpar le bas. || Le bas de la voix, les sons graves de lavoix. || Ce qui manque de distinction. || Bas, «du. Dansla partie basse, dans un lieu situé au-aessous. 11 étaitassis plus bas. Plus bas que la ville. || Famil. Cet hommeest bien bas percé, il est bien mal dans ses affaires (locu-tion tirée d’un tonneau en perce). || Boiter tout bas, boi-ter beaucoup. || Plus bas, ci-après. Dont nous parleronsplus bas. || Jouer argent bas, jouer argent comptant. |)T.de mar. Couler bas un navire, faire qu’il s’enfonce sousl’eau, et, neutralement, le navire coule bas. | j Fig. Est-ilpossible de tomber si bas, de s’abaisser à ce point, d’é-rouver de tels revers, etc. |) Être bas, être renversé,e tyran est bas, Corn. || Tenir bas, tenir dans la sou-mission. 11 Ce malade est bien bas, il est bien mal. 11 Mettrebas les armes ou les armes bas, rendre les armes, cesserde combattre. j| Mettre habitbas, se déshabiller. || Mettrechapeau bas, se découvrir par respect. || Elliptiquement.Chapeau bas! découvrez-vous! || En t. de mar. Mettrepavillon bas, baisser le pavillon, et fig. céder, se rendre.Mettre voiles bas, abaisser ses voiles. || Fig. Mettre bas,déposer, renoncer à. Croyez-moi, mettez bas l’artifice,Corn. || Mettre bas, renverser. Il a mis bas les puissants,Boss. || Mettre bas, en parlant des femelles d animaux,faire un petit, des petits. || Bas, d’une voix basse, sansfaire de bruit, au-dessous du ton convenable. Parler basà quelqu’un. Rire tout bas. || Fig.,En secret. || En mus.D’un ton qui est vers le grave. || À bas, loc. adv. Mettreou jeter à bas, jeter, renverser, et fig. détruire. A basla cabale ! à bas! cris d’improbation. |] À bas de, loc.prép. Se jeter à bas d’un mur. Sauter à bas de cheval.|| En bas, loc. adv. Dans un lieu placé au-dessous. || FigRegarder, traiter quelqu'un du haut en bas, le regarder,le traiter avec dédain. || En bas de, loc. prép. On letrouva évanoui en bas de l’échelle. || D’en bas, toc. adv.Les émanations qui venaient d’en bas. || Par en bas,loc. adv. Dans le bas. || Par bas, dans un endroit bas.Demeurer par bas. || Par bas, en termes de médecine,par les voies inférieures du corps. || Ici-bas, sur la terre,par opposition au ciel. || Là-bas, loc. adv. Au-dessous,à une certaine distance.
BASALTE (lat. basaltes), s. m. Roche d’une grandedureté, de composition variable, d’origine ignée.
* BASALTIFORME, adj. Qui a la forme du basalte.
BASALTIQUE, adj. Formé de basalte.
BASANE (arabe bithânet), s. f. Peau de mouton quisert à relier des livres.
BASANÉ, ÉE, p. p. de basaner. Teint basané.
* BASANER (basane), v. a. Donner à la peau une teintenoirâtre. |[ Se basaner, v. r. Devenir basané.