BEE
— 97 —
BEN
BEEFSTEAK, . 1 . m. Voy. biheck.
BÉER, V. n. Voy. BAYER,
BEFFROI (b. lit. belfredus, du m. h. ail. bercvrit,tour de défense), s. m. Tour dans laquelle est unecloche prête à sonner l’alarme. ]| La cloche même.j| Charpente dans les clochers et les moulins. |) Dansl’art militaire du moyen âge, tour de bois mobile quiservait de machine de guerre dans les sièges.
* BEG (bèglT), s. m. Mot turc employé pour bey.
* BÉGAUD, DE [bègue), adj. Nigaud, sot, ignorant.
* BÉGAYANT, ANTE, adj. Qui bégaye.
BÉGAYÉ, ÉE, p. p. de bégayer.
BÉGAYEMENT ou BÉGAIEMENT, s.m. Embarras plusou moins grand dans la parole, caractérisé par l’hési-tation, la répétition saccadée, la suspension pénible, etmême l'empêchement complet de la faculté d’articuler.
BÉGAYER [bègue], v. n. Être affecté du vice de paroleditbégayement. || Commencer àparler.|| Fig. Parler dequelque chose avec hésitation, embarras. || V. a. Us’estmis à vous bégayer un compliment, Sév.
BÉGU, Uë, adj. Se dit du cheval chez lequel, àl’époque où la mâchoire devrait ne plus marquer, la cavitépersiste dans les dents incisives, et indique un âge infé-rieur à celui qu'a réellement l'animal.
* BÉGUARD ou BÉGU IN (flamand beggen, demander),s. m. Nom donné à des hérétiques du treizième siècle.
BÈGUE, adj. Qui bégaye.jlSuosf.Un bègue, une bègue.BÉGUEULE de béer, et gueule], s. f. Femme
f irude et dédaigneuse d’une façon mal plaisante. Fairea bégueule, affecter ridiculement la vertu et la mo-destie. || Adj. Que cette femme est bégueule! || Il se ditd’un homme, en plaisantant.
BÉGUEULERIE, s. f. Les airs, le ton d’une bégueule.BÉGUIN (voy. béguine), s. m. Sorte de coiffe qui s’at-tache sous le menton. [ | Fig. Je lui ai lavé le béguin, je l’aigrondé. || Petit bonnet à trois pièces qu'on met aux en-l'ants_ sous leur bonnet. || Hérétique, dit aussi béguard.
BÉGUINAGE, s. m. Dévotion puérile et affectée. || Mai-son, couvent de béguines.
BÉGUINE (flamand beggen, demander), s. f. Nom desfemmes qui suivaient l'hérésie des béguins. || Nom qui apassé à des religieuses des Pays-Bas. 11 Dévote minutieuse.
* BÉGUWI (bé-ghom’. Fém. de beg),s. f. Titre d’honneurdes princesses et femmes de qualité de l'Indoustan.
BÉHEN (bé-èn ’),s.m. Nom donné à deux racines diffé-rentes : le béhen blanc, vermifuge, et le béhen rouge,tonique; on les apportait du Levant.
* BEHOURDIS (anc. fr. behourt, lance), s. m. Tour-noi, combat à la lance.
BEIGE (ital. bigio), adj. f. Laine beige, laine qui asa couleur naturelle.
BEIGNET (dimin. de l’ane. fr. begne, tumeur), s. m.Pâte frite enveloppant une tranché de quelque fruit.BEIRAM, s. m. Voy. baiuam.
BÉJAUNE [bec et jaune), s.m. Oiseau jeune et niais,qui a encore le bec jaune. || Fig. et famil. Montrer àquelqu’un son béjaune, lui prouver sa sottise, son igno-rance. |J Fig. Un béjaune, un jeune homme sot et inexpé-rimenté. || Fig. Se disait de l’ouvrier qui passait compa-gnon ou maître, et du régal payé en ces circonstances.BEL, adj. m. Vov. beau.
BÉLANDRE angï. bilander, de by et land), s. f.Petit bâtiment de transport à fond plat, employé surles rivières, sur les canaux et dans les rades.
BÊLANT, ANTE, adj. Qui bêle.
BÊLEMENT, s. m. Cri naturel des bêtes ovines.BÉLEMN1TE (fitXepvirvit), s. f. Coquille fossile, deforme allongée, qui n’a pas d'analogue vivante.
BÊLER (b. lat. balare), v. n. Faire un bêlement,pousser des bêlements. || Prov. Brebis qui bêle perd sagoulée, à trop parler on perd le temps de manger etaussi d’agir.
BEL-ESPRIT, s. m. Voy. beau.
BELETTE (dimin. del’anc. fr. bele, martre), s. f. Nomvulgaire de la martre mineure.
BELIER ou plus ordinairement BÉLIER (b. lat. bella,clochette, du flamand bel), s. m. Le mâle de la brebis.11 Machine de guerre dont les anciens se servaient pourbattre et renverser les murailles. || Bélier hydraulique,
machine qui sert à élever l’eau. || Constellation zodia-cale ; aujourd’hui, nom du premier signe du zodiaque.
BEL 1ÈRE (flamand bel, cloche), s. f. Anneau auquelest suspendu le battant d’une cloche. || Anneau qui porteun pendant d'oreille.
BELITRE (lat. balatro ou l’ail, Bettler?),s. m. Hommede rien, homme sans valeur.
BELLADONE (ital. bella donna), s. f. Plante véné-neuse de là famille des solanées.
BELLÂTRE [bel et la finale péjorative dire ), s. m.et f. Celui, celle qui, se croyant beau, belle, affecte lesairs des jeunes gens avantageux, des femmes coquettes.
BELLE-DAME, s. f. Nom vulgaire de l’arroche, diteaussi bonne-dame. (| Se dit quelquefois pour belladone.|| Au pl. Des belles-dames.
BELLE-DE-JOUR, s. /'. Nom vulgaire du liseron tri-colore. || >4w pl. Des belles-de-jour. *
BELLE-DE-NUIT, s. f. Nom vulgaire de la nyctagefaux-jalap. || Au pl. Des belles-de-nuit.
* BELLE. D ON2E-HEURES, s. f. Nom vulgaire de l’or-nithogale ombelle, dit aussi dame-d’onze-heures et ja-cinthe du Pérou. || Au pl. Des belles-d’onze-heures.
BELLE-D’UN-JOUR, s. /'. Nom vulgaire donné àdifférentes espèces du genre liémérocalle. || Au pl.Des belles-d’un-jour.
BELLE-FILLE, s. f. Bru, femme du fils. j| Celle donton a épousé le père ou la mère. 11 Au pl. Des belles-filles.
* BELLE-FLEUR, s. /'. Pomme de belle-fleur. || Aupl. Des belles-fleurs.
BELLEMENT, adv. Doucement, avec modération.
BELLE-MÈRE, s. f. Celle qui a épousé notre père.|| Celle dont on a épousé le fils ou la fille. || Au pl. Desbe lies-mères.
* BELLE-PETITE-FILLE, s. f. Fille d’un gendre oud’une bru. || Au pl. Des belles-petites-filles.
BELLE-SOEUR, s. f. Celle dont on a épousé le frère oula sœur, ou celle qui est la femme de notre frère. \ \Aupl. Des belles-sœurs.
BELLIGÉRANT, ANTE (lat. belligerare), adj. Quiest en guerre, en parlant des nations.
BELLIQUEUX, EUSE (lat. bellicosus), adj. Qui seplaît à la guerre. || Qui excite à la guerre.
* BELLIS (lat. bellis), s. m. Nom moderne du genrepâquerette.
BELLISSIME (superl.lat. bellissimus), «T/.Très-beau.
* BELLONE, s. f. Nom chez les Latins de la divinitéqui présidait à la guerre. || Fig. La guerre elle-même.
BELLOT, OTTE (dimin.de bel), adj. Un peu beau,qui a quelque beauté, quelque gentillesse, qui fait lebeau. || Subst. Mon petit bellot. Ma petite bellotte.
BELVÉDÈRE ou BELVÉDER (ital. belvedere), s. m.Construction au haut d'une maison, ou dans un lieuélevé, d’où la vue s’étend au loin.
BÉMOL (jB, si en musique, mol), s. tn. Caractère demusique en forme de petit b, placé au-devant d’unenote pour indiquer qu’on doit la baisser d’un demi-ton.|| Par extens. Note, musique douce à entendre. On mesoutient que leur musique [des rossignols] Cède auxbémols des Monsignis, Volt. || Adj. Si bémol.
* BÉMOLISER, v. a. Marquer une note d’un bémol, ouarmer la clef d'un ou plusieurs bémols.
BEN (bèn’. Arabe bân), s. tn. Nom donné au œoringaoléifère de Lamarck.
BÉNARDE (anc. fr. Bernard, niais), s. f. Serrure dontla clef n’est pas forée et qui peut s’ouvrir des deux côtés.Il Adj. Une serrure bénarde.
BÉNÉDICITÉ (lat. bénédicité), s. m. Prière que lescatholiques font avant le repas et qui commence parce mot. Dire le bénédicité. || Au pl. Des bénédicités.
BÉNÉDICTIN, 1NE [lat. Benedictus, Benoît), s. m.et f. Religieux, religieuse d'un ordre fondé par saintBenoît. || Adj. Qui concerne l’ordre des bénédictins.|| Fig. C’est un bénédictin, se dit, à cause des grandstravaux qu’ont exécutés les bénédictins, d’un éruditlivré sans distraction au travail.
BÉNÉDICTION (lat. benedictio), s. f. Action de con-sacrer, de bénir avec les cérémonies de l’Église. || Actiond’un prêtre qui bénit Les assistants en faisant le signede la croix. [| Action par laquelle les pères et les mères
7