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BIE
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réter favorablement. Changement en bien. || En tout Iienet tout honneur, à bonne lin, à bonne intention. || Pourle bien, à lionne, intention. 11 a lait cela pour le bien.
|| Bienfait. Pour tant de biens il commande qu’on l’aime,Rtc. || Ce qui appartient en propre à quelqu’un, tout cequ’on possède. Bien patrimonial. Les biens meubles etimmeubles. 11 Bien de campagne, propriété rurale. 11 Avoirdu bien au soleil, être riche en propriétés. || Par extens.Ma vie est votre bien. j| Le navire a péri corps et biens,c'est-à-dire la cargaison et les hommes ont péri.
_ BIEN (lat. bene), adv. De la bonne manière. Voyageurbien vêtu. Il a bien employé son temps. || C’est bienfait, il a eu ce qu'il méritait. 11 Aller bien, se bien porter.
Il Aller bien, prospérer, réussir. || Tourner bien, réussir.
Il Venir bien, en parlant des plantes, croître et se déve-lopper. || Beaucoup, fort, très, entièrement, tout à fait.Une lettre bien longue. U a parlé bien sévèrement. 11 Bienvendre, vendre à prix élevé. || C’est bien lui, c’est lui eneffet, véritablement., || Environ, à peu près. On marchabien quinze jours. 11 À la vérité, en effet, formule de con-cession ; quelquefois dans un sens ironique, et quelque-fois redondante. .l’avais bien entendu dire.|| Cas où
bien peut précéder son verbe. Comme bien vous savez.Bien lui a pris de...., heureusement pour lui. || Bien,dans le style élevé, se met p irfois en tête de la phrase,et alors le sujet se place après le verbe. Cette tournurea un peu.vieilli. Bien sais-je que... || Dans le bien, con-formement au bien. Ici bien a un emploi mixte, moi-tié substantif, moitié adverbe, emploi résultant de sonorigine commune avec bien substantif. Cela est bien.|| C’est bien, c’est fort bien, exprime l’adhésion, le con-sentement. || Impersonnellement. 11 est bien de ou que,il est juste, il est bienséant de ou que. || Tout est bien,les choses du monde sont ordonnées parfaitement. || Cettepersonne est bien, elle est distinguée, d’une figureagréable. || Il est bien, il est en bonne santé. ]| Il estbien dans ses affaires ou simplement il est bien, il a dela fortune. I| Se trouver bien de, avoir à se louer de,gagner à... || Être bien avec, vivre bien avec quelqu’un,en bonne intelligence, en faveur. || Être bien avec soi-même, avoir la conscience tranquille. || Bien de, avecl’article le, la, les, beaucoup de. Bien des gens. Avecbien du travail. |{ Bien et beau, lac. adv. Proprement,dans l’état où la chose se trouve, et par une exten-sion facile à comprendre, aussitôt, sur-le-champ. Lefermier vient, le prend, l’encage bien et beau, la Font.|| Hé bien! foc. inlerj. qui exprime l’exhortation ou l’in-terrogation. || Eh bien! s’emploie dans les mêmes circon-stances. |l Bien que, loc. conj. gouvernant toujours lesubjonctif, quoique. || On peut sous-entendre le verbe.Bien que renversé à terre, il se défendait encore. || Bienplus, loc. adv. En outre. || Si bien que, loc. conj. gou-vernant l’indicatif lorsque i’action est présente ou passée.De sorte que, au point que. [La grenouille] s’enfla si bienqu’elle creva, la Font. || Si bien que, gouverne le sub-jonctif lorsque l’action est future. Faites si bien que xmusréussissiez. || Aussi bien, en tout état de cause. Aussi bien,que ferais-je en ce commun naufrage? Rac. || Aussi bienque, autant que, comme. L’or aussi bien que le cuivre.
BIEN-AIMÉ, ÉE ,adj. Qui est l’objet d'une affectionparticulière.|| Swùsf.Benjamin, lebien-aimé de son père.
BIEN-DIRE, s. m. Habileté à parler; parler agréa-ble, gracieux, fleuri. Pour disputer le prix du bien-dire,Boss. || Être sur son bien-dire, affecter de bien parler.
BIEN.DISANT, ANTE, adj. Q ni parle élégamment,facilement. j| Subst. Les bien-disants.
BIEN-ÊTRE, s.m. État du corps ou de l’esprit danslequel on sent qu’on est bien. || État de fortune con-venable, douce aisance.
* BIEN-FAIRE, v. n. Faire plaisir, faire du bien àquelqu’un. Sa première inclination est de nous bien-faire, Boss. || Il est vieux.
BIENFAISANCE (biin-fe-zan-s’ et dans, le langage sou-tenu biin-fè-zan-s’l ; s. f. Pratique des bienfaits, habi-tude de faire du bien 11 Certain législateur [l’abbé deSaint-Pierre]... Tient de créer un mot qui manque àVaugelas, Ce mot est bienfaisance, il me plaît... Volt.|| Bureau de bienfaisance, bureau où l’on distribue dessecours aux nécessiteux.
BIENFAISANT, ANTE (biin-fe-zan ou biin-fè-zan),adj. Qui aime à faire du bien. || Dont l’influence est utile,en parlant des choses. La bienfaisante nature.
BIENFAIT, s.m. Bien qu’on fait à quelqu'un. Un bien-fait reproché tint toujours lieu d’offense, Bac. |l Parextens. Bien, utilité. Les bienfaits de la science. || Prov.Un bienfait n’est jamais perdu, une bonne action a tou-jours sa récompense.
BIENFAITEUR, TRICE, s. m. et f. Celui, celle qui afuit du bien. Les nations ne doivent porter le deuil quede leurs bienfaiteurs, Mtiub. || Adj. Va, je ne blâmepas ce luxe bienfaiteur Et ce faste public qui prouve lagrandeur, M. J. Ciiés.
BIEN-FONDS, s.m. îi’est guère usité qu’au pluriel. Im-meubles,terres,maisons. Placer sa lortuneen biens-fonds.
BIENHEUREUX, EUSE, adj. Qui a la félicité, lebonheur. Je le trouve bienheureux de vous avoir vue,Sév. || Il se dit des choses. Ce bienheureux momentn’est pas encor venu, Corn. || Dans le style religieux,qui jouit de la béatitude éternelle. || Subst. Ceux quisont admis à jouir de ,1a béatitude éternelle, et enparticulier ceux que l’Église, par un acte solennel quiprécède la canonisation, reconnaît et déclare avoir étéadmis à jouir de la béatitude éternelle. j| Avoir l’air d’unbienheureux, avoir l’air vénérable, recueilli, et aussiavoir une figure joyeuse, épanouie. || Se réjouir commeun bienheureux, se livrer à la joie, aux divertissements.
* BIEN-INTENTIONNÉ, ÉE, adj. et s. m. et f. Qui ade bonnes intentions.
BIENNAL, ALE (bi-è-nnal. Lat. biennalis), adj. Quidure deux ans. Des emplois biennaux.
BIENSÉANCE ( bienséant), s. f. Ce qui sied bien. Onpeut rire des erreurs sans blesser la bienséance, Pasc.Observer les bienséances. j| En littérature, ce qui con-vient. Les bienséances oratoires. || Être à la bienséancede quelqu’un, en parlant de choses, lui convenir. Cebeau morceau qui était si fort à votre bienséance, Sév.|| Par droit de bienséance, sans avoir d’autre droit quecelui de sa propre convenance.
BIENSÉANT, ANTE ( bien et séant), adj. Conforme àla bienséance.
BIEN-TENANT, ANTE, s. m. et f. T. de jurispr.anc. Celui, celle qui possède les biens d'une succession,ou des biens grevés d’hypothèques. || Aupl. Des bien-tenants, bien-tenantes.
BIENTÔT ( bien et tôt), adv. de temps. En peu detemps, promptement. Bose qui passera bientôt. || Famil.etelliptiq. À bientôt, loc. adv. exprimant qu’on désireou qu on espère revoir bientôt la personne dont on s’é-loigne. || Famil. Cela est bientôt dit, c’est-à-dire cela estfacile à dire, mais non à faire.
BIENVEILLANCE {Il mouillées. Bienveillant), s. f.Disposition favorable de la volonté. Avoir de la bienveil-lance pour quelqu’un. Gagner la bienveillance de quel-qu’un.
BIENVEILLANT, ANTE (Il mouillées. Bien et anc. fr.veuillant), adj. Qui veut du bien, qui a, qui marque dela bienveillance.
* BIENVENIR, v. a. Usité seulement dans cette locu-tion : Se faire bienvenir de quelqu'un, dans la société,faire qu’on soit bien accueilli.
BIENVENU, UE, adj. Qui arrive à point; que Tonaccueille avec satisfaction. || Subst. Soyez le bienvenu.
BIENVENUE, s. f. L’heureuse arrivée de quelqu’un.|| Bon accueil. || Réception dans un corps et frais durégal qu’on paye à ses nouveaux compagnons.
BIEN VOULU, UE, adj. À qui l’on veut du bien. CesBanians et les Guèbres sont bienvoulus partout, Volt.
BIÈRE {mot germanique et celtique), quelques-unsécrivent BIERRE, dit l’Académie, s. f. Boisson, fer-mentée faite avec le houblon et les graines céréales,particulièrement avec l’orge. || Bière de mars, bièrebrassée en mars. || Fig. Ce n’est pas de la petite bière,ce n’est pas peu de chose.
BIÈRE (ail. Bahre), s. f. Coffre où Ton enferme unmort.
BIÈVRE (ail. Biber ), s. m. Ancien nom du castor.BIEZ (bié. Mot germanique), s.m. Fossé creusé àcôtéd’une rivière pour l'usage d’un moulin, et pris d'assez