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excuse personnelle à laquelle on ne croit pas. || Mon chat,ma chatte, termes d’amitié très-familiers. || Par plai-santerie, chat fourré, nom donné à certains dignitaires quilortent des fourrures dans leurs habits de cérémonie.| Enhist. nat. Tout animal du mêmegcnreque léchât. Leion, le tigre sont des chats. || Chat a crinière, guépard.| Chat musqué, civette. || S. m. pl. Folles fleurs desnoyers, des coudriers, des saules. f| Jeu d’enfants danslequel l’un des enfants court après les autres, et celui quiest pris le remplace. || Prov. Chat échaudé craint l’eaufroide, tout ce qui ressemble à ce qui nous a fait du malnous effraye et nous met sur nos gardes. || La nuit tousles chats sont gris, on peut se méprendre dans l’obscu-rité, ou dans l’obscurité rien ne compte. || À bon chatbon rat, la défense vaut l'attaque. || Quand les chats n'ysont pas, les souris dansent, en l’absence des chëfs, desmaîtres, les inférieurs, les écoliers se dérangent. ] | Il nefaut pas éveiller le chat qui dort, ne provoquez pas undanger, une difficulté que vous pouvez éviter. || Il estcomme le chat qui retombe toujours sur ses pieds, sedit d’un homme adroit qui sait toujours se tirer d’affaire.
CHÂTAIGNE (lat. castanea ), s. f. Fruit du châtai-gnier ,J| Châtaigne d’eau, la macre.
CHÂTAIGNERAIE, s. f. Lieu planté de châtaigniers.CHÂTAIGN 1ER, s.m. Arbre qui produit des châtaignes.]| Pomme de châtaignier ou plus souvent châtaignier,espèce de pomme à chair de blancheur farineuse.
CHÂTAIN ( châtaigne), adj. qui ne se dit qu’au mas-culin. Qui est d’un brun de châtaigne. Cheveux châtains.U Cet adjectif ne prend pas la marque du pluriel quandil est suivi d’unautre adjectif qui lemodifie : Des cheveuxchâtain clair ; une barbe châtain clair. || Subst. Un châ-tain, un homme dont les cheveux sont châtains.CHATAIRE, s. f. Plante (voy. cataire).
* CHAT-BRÛLÉ, s. m. Espèce de poire fort pierreuse,ui a la forme du martin-sec et qui ne mûrit qu’à la fine l’automne. || Au pl. Des chats-brûlés.
* CHAT-CERVIER, s. m. Animal du nord de l’Asie. [| Aupl. Des chats-cerviers.
CHÂTEAU (lat. castellum ), s. m. Demeure féodalefortifiée qui était défendue par un fossé, de hautes mu-railles et des tours. 11 Aujourd’hui, forteresse environnéede fossés, de gros murs et de bastions, qui est dans uneville pour la défendre ou pour la commander. || Habita-tion royale ou seigneuriale. || Habitation du maître d’unegrande propriété. || Grande et belle maison de plaisanceà la campagne avec ou sans propriété. || Château en Es-pagne, projet en l’air, rêves chimériques. || Bâtir, fairedes châteaux en Espagne, se repaître de chimères. || Châ-teau de cartes, sorte de construction à plusieurs étagesque font les enfants avec des cartes. || Fig. Château decarte ou de carton, petite maison de campagne d’une con-struction peu solide, et fig. projets sans solidité, espé-rance mal fondée. ( | Château d’eau, grand réservoir d’oùl’eau se distribue immédiatement aux fontaines. 11 Autrefoisespèce de logement qui était élevé sur la poupe ou sur laproue d’un vaisseau .Châteaud’arrière, de proue, d’avant.
CHÂTELAIN, AINE (lat. castellanus) , s. m. et f. Dansla féodalité, seigneur d’un manoir, qui avait droit dejuridiction sur ses vassaux. || Celui qui commandait dansun château. || S. f. Châtelaine, la femme d’un châtelain;la maîtresse d’un château. || Adj. Seigneur châtelain.Damechàtelaine. || Châtelaine, bijou qu’une femme portesuspendu à_ sa ceinture par un crochet.
CHÂTELÉ, ÉE (anc. fr. chastel, château), adj. En blas.Lambel châtelé, lambel chargé de châteaux.
CHÂTELET (dim. de chastel, château) , s. m. An-ciennement, petit château. | j À Paris, le grand et le petitChâtelet, où l’on rendait la justice et où l’on tenait lesCh*?™^ 8 ' ^ La j uridictioni l ui ava *^ son siège au grand
CHÂTELLENIE, s. f. Seigneurie et juridiction d’unseigneur châtelain. || L’étendue d’une châtellenie.
CHAT-HUANT (cha-u-an. Voy. chouette), s. ni. Sortede hibou. |j Aupl. Deschats-huants (prononcez cha-u-an).
* CHATIABLE (lat. castigabilis), adj. Qui mérite d’êtrechâtié ; qui peut être châtié.
CHÂTIÉ, EE, p. p. de châtier. Puni. || Rendu correct.UStyle châtié, style très-pur et très-correct.
CHÂTIER (lat. castigare), v. a. Infliger une correc-tion. Châtier un enfant. Châtier un cheval, lui donnerde la cravache ou de l’éperon. || Mortifier. Les plus grandssaints qui châtient leur corps, Mass. || Par extens. Con-damner, blâmer. Châtier en autrui ce qu’on souffre chezsoi, Corn. || Rendre plus pur et plus correct, en parlantdes ouvrages d’esprit. Châtier son style. || Se châtier,v. r. S’infliger à soi-même une punition. || Prov. Quiaime bien châtie bien, c’est-à-dire on a une affectionéclairée pour celui que l’on reprend de ses fautes.
CHATIÈRE (chat), s. f. Trou pratiqué à une porte pourle passage des chats. J | Une ouverture quelconque. || Fig.Voie dérobée. || Piège pour prendre les chats.
* CHÂTIEUR (lat. castigator), s. m. Celui qui châtie.CHÂTIMENT (lat. castigamentum ), s. m. Peine qui a
pour but la correction de celui à qui on l’inflige, et aussipunition en général. Infliger, donner, tirer, recevoir unchâtiment. |J Punition infligée aux animaux à la suited’une désobéissance ou de manifestations dangereuses.
* CHATOIEMENT, s. ni. Voy. chatoiement.
CHATON (ail. Kasten), s. m. Tête d’une bague, partie
qui renferme la pierre préeieusé. j|Pierres enchâssées.CHATON (ilim. de chat), s. m. Petit chat.
CHATON (chat), s. m. Épi long et flexible, ressemblantun peu à une queue, fleur du noyer, du coudrier, dusaule, du mûrier.
» CHATOUILLANT, ANTE (Il mouillées), adj. Qui plaît,qui chatouille l’amour-propre.
CHATOUILLÉ, ÉE, p. p. de chatouiller.CHATOUILLEMENT (U mouillées), s. ni. Action dechatouiller; sensation que cette action cause. || Fig. Im-pression douce et agréable.
CHATOUILLER (Il mouillées. Lat. catulire\,v. a. Pro-duire, par des attouchements légers et répétés sur cer-taines parties du corps, une sensation moitié agréable,moitié pénible, qui excite un rire convulsif. 11 Chatouillerun cheval de l'éperon, le toucher légèrement avec l’épe-ron. || Produire certaines sensations agréables. La musi-que chatouille l’oreille. Ce mets Lui chatouillait fort lepalais, la Font. | j Fig. Ces noms de roi desrois et de chefde la Grèce Chatouillaient de moncœurl’orgueilleusefai-blesse, Rac. || Absol. Il n’y a rien qui chatouille davan-tage que les applaudissements, Mol. 11 Se chatouiller,v. r. Se causer la sensation du chatouillement. || Fig.Se chatouiller pour se faire rire, rire sans sujet, faireeffort pour paraître gai. || Se chatouiller l'un l’autre.
CHATOUILLEUX, EUSE (Il mouillées), adj. Qui estsensible au chatouillement. || Cheval chatouilleux à l'é-peron, cheval qui rue au lieu d’obéir à l’éperon. || Fig.Qui s’offense, se pique aisément. C’est sur ce point qu’ilest chatouilleux, Boss. || Affaire, question chatouilleuse,qui pourrait facilement exciter des susceptibilités.
CHATOYANT, ANTE, adj. Qui chatoie. Étoffe, couleurchatoyante.
* CHATOYEMENT ou CHATOIEMENT, s. m. Effet d’unesurface chatoyante.
CHATOYER (chat), v. 11 . Changer de couleur, avoir desreflets, selon les différents aspects, comme l’œil du chat.
* CHAT-PARD (chat et pard), S. m. Nom scientifiquede l’espèce appelée vulgairement lynx de Portugal. 11 Aupl. Des chats-pards.
CHÂTRÉ, ÉE, p. p. de châtrer.
CHÂTRER (lat. castrare ), v. a. Couper, retranchercertaines parties. || Fig. Châtrer un livre, en retrancherce qui est licencieux ou simplement trop hardi. j| T. dejardinage. Châtrer des fraisiers, des melons, en ôter lesrejetons ou les fleurs superflues. || Châtrer une ruche,en ôter la cire ou le miel.
* CHATTÉE, s. f. La portée d’une chatte.
* CHATTEMENT, adv.'k la manière des chattes, d’une fa-çon caressante et aussi d’une façon trompeuse et hypocrite,
CHATTEMITE (chatte et lat. mitis), s. f. Personneaffectant des manières humbles et flatteuses. Faire lachattemite.
CHATTER, v. n. Faire des petits, en parlant d’unechatte.
* CHATTERIE (chatte), s. f. Acte de friandise. || Lesfriandises mêmes. Manger des chatteries. || Coquetterie,gentillesse. Faire des chatteries. |] Fausse caresse.