CHE
175 _
CHE
attentat contre la personne du prince. Crime de lèse-majesté au second chef, attentat contre l’autorité duprinceou contre l’intérêt de l’État. || Fig. Attaquer cepréjugé, crime de lèse-mojesté au premier chef, Dider.|| La tête d'une étoffe, le bout par lequel on a com-mencé à la fabriquer, jj En chir. Les chefs d’une bande,les bouts, les extrémités de la bande. |j Fig. Venir àchef, venir à bout. Mettre à chef son entreprise. 11 En blas.Pièce honorable qui occupe le tiers le plus haut de l’écu.
CHEF-D'ŒUVRE (ché-deu-vr’), s. m. Ouvrage quefaisait un aspirant pour se faire recevoir maître dansun métier. Nul artisan n’est agrégé à aucune société nin’a ses lettres de maîtrise sans faire son chef-d’œuvre,la Bruy. || Aujourd’hui, ouvrage auquel un ouvrier mettous ses soins, tonte son habileté, pour s’en faire hon-neur. 11 Œuvre parfaite et très-belle en son genre. Un chef-d’œuvre d'architecture. Les chefs-d’œuvre de Corneille.!| Fig. Toute œuvre, toute action qui mérite quelquelouange. || Un chef-d’œuvre d’habileté, de patience, uneœuvre où éclate l’habileté, la patience ; et ironiquement,un chef-d’œuvre de malice, de bêtise, d’impertinence.|| Au pl. Des chefs-d’œuvre, c’est-à-dire des chosescapitales en fait d’œuvre.
CHEFECIER, s. m. Yoy. CT1EVECIER.
* CHEFFERIE (chef), s. f. Circonscription dans laquelleun officier du génie exerce ses fonctions.
CHEF-LIEU (chef-lieu), s. m. Autrefois principal ma-noir d’un seigneur, d’un chef d’ordre. || Aujourd’hui, villeou bourg, siège d’une division administrative. Chef-lieude département, d’arrondissement, de canton. || Aupl.Des cnefs-lieux, c’est-à-dire des lieux qui sont chefs.
CHEIK ou SCHEIK (arabe scheikh , vieillard), s. ni.•Chef de tribu arabe.
* CHELEM (che-lèm’),s. m. Coup, au whist et au boston,qui consiste à faire toutes les levées. || Adj. invar . si-gnifiant qu’on n’a fait aucune levée. Être, faire chelem.
* CHÉ1ROPTÈRE, adj. Yoy. cuiroptère.
CHÉL1DOINE (ké-li-doi-n . XsitSdviov), s. f. La grande
ehélidoine, vulgairement nommée éclaire, qui contientun suc jaunâtre, caustique, très-amer. 11 Pierre précieuse.|| Petits cailloux appartenant aux agates.
*CHÉL0N1EN (ké-lo-niin. Xj/aSv»?), s. m. Ordre pre-mier de la classe des reptiles, auquel la tortue a donnéson nom, et qui renferme les reptiles quadrupèdes àqueue rudimentaire, pourvus d’une carapace.
CHÊMER |SE) (b. Iat. semare, mutiler, du lat. semis),v. r. Maigrir, tomber en chartre.
CHEMIN (mot celtique), s. m. Toute voie qu’on peutparcourir pour aller d’un lieu à un autre. 11 Le bon che-min, le chemin qui conduit où Ton veut aller; le mau-vais chemin, celui qui n’y conduit pas, et fig. bonneconduite, mauvaise conduite. || Par voie et par chemin,par tous les chemins qui s’offrent. Courir par voie etpar chemin. || Le chemin du paradis, un chemin étroit,un défilé où l’on ne va qu'un à un. || Sur les chemins, en•route, en voyage. |) Être en chemin, aller vers ; se met-tre en chemin, partir, se rendre à sa destination. 11 Passerson chemin, continuer son chemin. !| Cet homme esttoujours par chemin, il est toujours hors de chez lui.|| Tenir le chemin de, aller vers. || Absol. Il ne tient pointde chemin, il va à travers champs. || Prendre le cheminde, se diriger vers. || Fig. Prendre le chemin de, tendreà, être sur la voie de. ]| Ouvrir le chemin d’un pays, enprocurer l’accès. || Fig. Le chemin est encore ouvert aurepentir, Rac. 11 Couper le chemin, intercepter le passage.(| Croiser le chemin, venir dans un chemin par une tra-verse, et fig. faire obstacle, déranger. || Famil. N’y pasaller par quatre chemins, s’expliquer sans détours et sansménagements. | ] Trouver une pierre ou des pierres en sonchemin, rencontrer des obstacles à ses desseins. | J Fig. etironiquement. Mener quelqu’un par un chemin où il n’y a
as de pierres, le mener rondement, le traiter durement»
Fig. Il me trouvera en son chemin, ou je le trouverai enmon chemin, je trouverai occasion de le contrecarrer.|| Fig. Je lui ferai voir bien du chemin, je lui opposeraides difficultés auxquelles il ne s’attend pas. 11 Fig. Pren-dre le chemin de l’école ou des écoliers, le chemin ou lemoyen le plus long. || Montrer le chemin aux autres,.leur donner l'exemple. || S’arrêter en beau chemin, à
mi-chemin, s’arrêter en voie de succès. |j L’affaire esten bon chemin. || .Aller le droit chemin, procéder avecdroiture et franchise. || Aller toujours son chemin, con-tinuer son affaire. || Famil. Aller son petit bonhomme dechemin, mener ses affaires adroitement et sans éclat.|| Chemin, route construite pour aller d’un lieu à un autre.Il Grand chemin, grande voie de communication. IJ Fi g-Suivre le grand chemin, le chemin battu, s en tenir auxmoyens connus, aux usagesétahlis. || Aller son grand che-min, en parlant d’une chose qui s’accomplit sans peine;n’entendre point de finesse à ce qu'on fait, à ce qu’on dit.|| Famil. Le grand chemin des vaches, le chemin des va-ches, les chemins où Ton va par terre, et fig. l’usagecommun et ordinaire. || Vieux comme les chemins, fortvieux, très-connu. || Chemin de traverse, chemin quicoupe à travers la campagne et s’écarte du grand che-min. || Chemin vicinal, chemin qui sert aux communi-cations de voisinage. j| Chemin ae fer, voie formée dedeux rails, sur lesquels roulent des wagons. || Cheminde ronde ou de? rondes, chemin entre le rempart et lamuraille d’une place forte» [| Chemin couvert, cheminqui règne sur le bord extérieur des fossés d’une placeet où l’on est à couvert du feu des assiégeants. || L’es-pace à parcourir, la distance parcourue. Vous allongezvotre chemin. |j Faire du chemin, marcher. || Faire duchemin, gagner du terrain, avancer, au propre et aufiguré. || En chemin faisant ou simplement chemin fai-sant, pendant le trajet. || En chemin, pendant qu’onchemine, et fig. pendant ce temps-là. [j En chemin de,en voie de. || Faire la moitié du chemin, faire des avan-ces. || Faire son chemin, parvenir aux emplois, à la for-tune. || Famil. Ce chemin va à la ville, on va à la villepar ce chemin. || Espace parcouru par le navire, et quel-quefois vitesse de navire. || Fig. Voie, moyen. Et le plussùr chemin pour aller vers les cicux, C’est d’affermir nospas sur le mépris du monde, Corn. |j Chemin de velours,chemin sur une pelouse, et fig. voie facile, agréable,pour parvenir à quelque chose. || Tapis long et étroitue l’on étend sur les parquets d’un appartement ouans les vestibules d’une porte à l’autre. || Chemin de lacroix, suite de tableaux représentant les divers actes dela Passion. || Le chemin de Saint-Jacques, la voie lactée.|| Prov. Tous chemins vont, tout chemin mène à Rome,on peut de diverses manières arriver au même but.
CHEMINÉE (b. lat. caminata, du lat. caminas), s. f.Endroit dans une chambre disposé pour servir de foyeret communiquant avec le dehors par un tuyau qui donneissue à la fumée. || La partie inferieure et antérieure dela cheminée, celle qui est dans la chambre. Cheminéede marbre. || La partie supérieure et extérieure, cellequi domine le toit. 11 Cheminée à la prussienne, sorte decheminée en tôle, qui s’adapte à une cheminée ordinaire.|| Manteau de cheminée, la partie de la cheminée qui faitsaillie dans la chambre au-dessus du foyer. || Fig. Sous lacheminée, sous le manteau de la cheminée, secrètementet sans suivre les formes ordinaires. ||Cheminée d’un fusil,la partie de la batterie d’un fusil à piston où se met lacapsule. || Petit vide dans une pièce ae métal fondu.
* CHEMINEMENT, s. m. Action de cheminer. || Marcheprogressive des travaux offensifs d’un siège.
CHEMINER (ckemin), v. n. Faire du chemin, surtouten ce sens que le chemin est long, pénible. || Fig. Yoyezdans quel sentier la vertu chemine à l’étroit, Ross. | [ Che-miner droit, ne point tomber en faute. || L’affaire che-mine, va son train. 11 En parlant d’un ouvrage d’esprit. Cepoëme chemine bien. || S’avancer vers une place assiégée,en parlant des mineurs qui travaillent sous terre, ou del’artillerie et du génie qui poussenten avant leurs travaux.
CHEMISE (lat. camisia ), s. f. Vêtement de linge qu'onporte sur la peau.|| Chemise ardente, chemise enduite desoufre qu'on mettait aux personnes condamnées à périr surun bùcner. | |Fig. N’avoir pas de chemise, manquer de tout.|| Jouer, manger, vendre, engager, donner jusqu’à sa che-mise, c’est-à-dire tout ce qu’on a. || Mettre quelqu’un enchemise, le ruiner. || Fig. Cacher quelqu’un ou quelquechose entre la peau ou la chemise, faire tout pour mettreen sûreté quelqu’un ou quelque chose. || Famil. Changerde, etc. comme de chemise, changer quelqu’un ou quelquechose Ircs-souvent. || Enveloppe de toile, de papier, etc.