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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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CIIE

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lunette subsidiaire, à court foyer, adaptée au télescope.

CHÈRE (lat. cara, de xipx), s. f. Visage. Ce sens avieilli. || lion accueil, réception caressante. Ne sachantquelle chère me faire, Sév. ||I’ar extens Faire bonnechère a passé du sens de faire bon accueil à faire unbon repas. Aimer la bonne chère. || Faire petite chère,maigre chère, avoir un repas insuffisant. 11 Homme de bonnechère, celui qui aime la table et s’y connaît | ]Faire grandechère et beau feu, faire une très-grande dépense. || Fairechère lie, faire bonne chère et vie joyeuse. j| Prov. Il n’estchère que de vilain, lorsqu’un avare se résout à donnerun repas, il y met plus de profusion qu’un autre.

CHÈREMENT, adu. D'une manière affectueuse ettendre. Vous n’êtes aimée en nul lieu du monde si chè-rement qu’ici, Sév. Conservez ce livre chèrement, Mol.|| À haut prix. Payer, acheter, vendre chèrement unemarchandise. || P’ig. 11 paya cette courte joie chèrement.|| Vendre chèrement sa vie, ne succomber qu’après avoirfait beaucoup de mal à l’ennemi. H On dit aussi maisfamil. Vendre chèrement sa peau.

CHÉRI, IE, p. p. de chérir. || Le peuple chéri deDieu, les Juifs. || Subst. C’est son chéri, sa chérie.

CHÉRI F (arabe sharif, noble), s. m. Prince descen-dant de Mahomet par sa fille Fatime. || Prince arabeou maure. Le chérit de la Mecque,

* CHÉRIFAT, s. m. Dignité de chérif.

CHÉRIR [cher], v. a. Avoir beaucoup d’affection pourquelqu’un. Chérir ses enfants. || Aimer d’un amour quia quelque chose du culte. Chérir sa patrie. || Tenirbeaucoup à. Qui chérit son erreur ne veut pas la con-naître, Coux. |l Se chérir, v. r. Avoir une affection mu-tuelle. || Avoir de l’affection pour soi-même. |j Être chéri.

CHÉRISSABLE, adj. Digne d’être chéri.

CHERSONÈSE (kèr-so-nê-z’. XspTovïiiroî), s. f- T. degéographie ancienne. Presqu’île. Chersonèse de Thrace.

CHERTÉ lat. cantal , à. /'.Prixdes denréesqui excèdele prix ordinaire. || Prix élevé relativement à un prixantérieur. Nous entrons dans une période de cherté.

CHÉRUBIN (mot hébreu), s. m. Ange que Dieu mità la porte du paradis terrestre. || Nom de figures quiétaient dans le temple de Jérusalem. || Dans le christia-nisme, nom des anges du second rang de la première hié-rarchie. || Famil.' Une face de chérubin, un visage rondet coloré. Rouge, joli comme un chérubin. || T. d’amitié.Mon chérubin, mon petit chérubin. 11 En peint, et ensculpt.Tète d’enfant, avec des ailes, figurant un ange.

CHERVIS (ehèr-vî. Origine inconnue), s, m, Planteombellifère et potagère.

* CHESTER tchè-steuc ou, à la française, ehè-ster), s.m. Fromage renommé, provenant de la ville de Chester.

CHÉTIF, IVE (lat. captivas), adj. De peu d’impor-tance, de peu de force, en parlant des personnes. Unechétive créature. || En parlant des choses, qui n’a pasforce, qualité. Une récolte, une plante chétive. |J Avoirchétive mine, avoir la mine basse, et aussi avoir l’airmalade. || Misérable, pauvre. Une vie chétive.

CHÉTIVEMENT, adv. D’une manière chétive.

* CHEVAGE (chever), s. m. Action de donner au verreramolli par la chaleur la forme d’un moule.

* CHEVAINE, s. f. Synonyme de chevaxse.

CHEVAL (lat. caballus) , s. m. Animal domestique

de la famille des solipèdes. Cheval de charrette, de car-rosse, de main, de bataille. j| Tirer un criminel à quatrechevaux, éearteler un criminel en attachant un cheval àchacun de ses membres. || C'est un cheval échappé, c’estun jeune homme qui n’écoute ni autorité ni conseil.|| C’est un vrai cheval à la besogne, c’est un homme dur àla peine, grand travailleur. | j Fig. et famil. Cheval de car-rosse, cheval de bât, gros cheval, ou simplement cheval,homme rude, grossier, intraitable. || Fig. C'est le chevalde bât, se dit d’un homme chargé, dans une maison, dansune communauté, de la grosse besogne. [] Dans le pasd’un cheval, facilement, sans peine. Croit-il que miilecinqcents livres se trouvent dans le pas d’un cheval? Mol.!| Aux enseignes des hôtelleries, un tel loge à pied età cheval, donne le logement aux hommes et aux che-vaux. || Fig. C’est son cheval, son grand cheval de ba-taille, c’est l’argument dont il s’appuie, l’idée à laquelleil est attaché. j[ Monter sur scs grands chevaux, pren-

dre les choses avec résolution, avec hauteur, se gendar-mer ; locution venue de ce que les chevaliers chevau-chant sur de petits chevaux montaient pour combattresur de grands chevaux. 11 Brider son cheval par la queue,s’y prendre à contre-sens dans une affaire. || Fièvre decheval, lièvre violente. ||Médecine de cheval, médicamenttrès-fort. || Famil. Écrire à quelqu’un une lettre à cheval,écrire une lettre où on le gourmande vertement , | ] Hommede cheval, un cavalier. Des gens de cheval. ||,Mettre quel-qu’un à cheval, lui enseigner l’équitation. || Achevai,, lue.adv. Sur un cheval. Se promener achevai. || Elliptiq. Àcheval ! c’est-à-dire montez à cheval. 11 Par analogie, à ca-lifourchon, jambe deçà, jambe delà. 11 était à cheval sur lemur. || T. de guerre. Être à cheval sur un fleuve, sur uneroute, avoir des troupes placées sur l’une et l’autre rive,sur l’un et l’autre côté de la route. || Fig. Être à chevalsur quelque chose, n’eu pas démordre, s’en prévaloir,y revenir sans cesse. || Fig. Être mal à cheval, être maldans ses affaires. || S. m. fl. T. de guerre. Cavaliers.Il avait deux mille chevaux. || Les grands chevaux, nomqui était donné aux quatre principales familles de lanoblesse de Lorraine. Les petits chevaux, la noblesseinférieure de Lorraine. || Cheval fondu, jeu d’enlantsdans lequel l’un saute par-dessus l'autre qui a le corpsplus ou moins lléclii. || Cheval de bois, figure de boissur laquelle on apprend à voltiger. || Cheval de frise, entermes de guerre, grosse poutre carrée, traversée partrois rangs de pieux de bois, dont les bouts sont armésde pointes de fer, ainsi dit parce que cet engin a d’abordété employé dans la Frise. [| Cheval-vapeur ou simple-ment cheval, unité conventionnelle dont on se sert pourévaluer la force motrice des machines à vapeur. 11 Chevalcerf, nom d’un mammifère observé en Chine. ] | Chevaldu Cap, nom donné au cheval quaccha. || Cheval marin,cheval de rivière, hippopotame, et plusieurs poissons.

11 Prov. Il est bon cheval de trompette, le bruit, les me-naces ne fetfrayentpas.il Changer son cheval borgne con-tre un aveugle, changer une chose mauvaise contre uneautre plus mauvaise encore. || A cheval donné on ne re-garde point à la bouche, à la bride, un don est toujoursbienvenu. || Il n’est si bon cheval qui ne bronche, leplus sage, le plus habile peut commettre des fautes.

CHEVALEMENT (chevaler), s.m. Enarchit. Appareilformé par des planches ou madriers placés sur des étaispour supporter un mur qu’on reprend en sous-œuvre.

CHEVALER {cheval), v.n. Faire des allées et venues,des démarches pour une affaire. Vieilli en ce sens.|| Faire usage d’un chevalet. || F. a. Chevaleries cuirs,les travailler sur le chevalet. || Chevalerun mur, l'étayeravec des chevalements.

CHEVALERESQUE (ital. cavalleresco), adj. Quiappartient à un chevalier ; digne d'un chevalier. Bra-voure, franchise chevaleresque,

* CHEVALERESQUEMENT, adv. D’une manière cheva-leresque.

CHEVALERIE [chevalier], s f. Institution militairepropre à la noblesse féodale et consacrée par la religion,|| La chevalerie errante, les chevaliers errants. || Romansde chevalerie, romans où sont décrits les exploits, lesaventures des chevaliers, tels que l’imagination les avaitidéalisés. || Le corps des chevaliers, la cavalerie noble.||Fine ileurde chevalerie, se disait pour l’élite des cheva-liers etaussi pour un chevalier accompli. || Qualité, rangde chevalier. j| Ordre de chevalerie, distinction honori-fique instituée par divers souverains. |] Race noble. || Lanoblesse. Un roi entouré de sa chevalerie.

CHEVALET (dim. de cheval), s. m. Support pour tenirl’objet sur lequel on travaille. Chevalet de scieur de bois,de peintre.j| Tableau dé chevalet, petit tableau ou tableaude moyenne grandeur. 11 Instrument de punition pour lessoldats. || Instrument üe torture usité dans l’antiquité.|| Mince pièce de bois qui supporte les cordes tendues surla table d’un violon, d'un violoncelle, etc. |] Grand tré-teau en charpente. |j Pièce d’étai dans les réparations.|| Banc de travail dans plusieurs métiers.

CHEVALIER (cheval), s. m. Citoyen du deuxièmedes trois ordres dans la république romaine. || Au moyenâge, celui qui avait reçu l’ordre de la chevalerie.i| Armer quelqu’un chevalier, le recevoir chevalier.

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