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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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j| Homme qui stationne au coin de la rue, attendant lescommissions du public. || S. m. et /'. Dans les villages oules petites localités, homme ou femmequi porte et prenddes objets dans les villes voisines avec ou sans voiture.

COMMISSIONNÉ, ÉE, p. p. de commissionner.

COMMISSIONNER, v. a. Délivrer à quelqu’un unecommission qui l’autorise à faire quelque chose ou quilui confère quelque fonction. || Donner commission d’a-cheter ou de vendre.

COMMISSOIRE (lat .commissorius),adj. Clause com-missoire, clause d’un contrat de gage par laquelle lecréancier demeure propriétaire de la chose engagée, sile débiteur ne paye pas au terme fixé.

COMMISSURE (lat commissura ), s. f. En anat. Pointde jonction de certaines parties. La commissure deslèvres. || En archit. Joint des pierres.

COMMITTIMUS (ko-mi-tti-mus’. Lat .committimus),s. m. En général, privilège accordé autrefois à certainespersonnes de plaider devant certains juges et d’y faireévoquer les causes où elles avaient intérêt.

COMMITTITUR (ko-mi-tti-tur. Lat. committitur), s.m. T. d'anc. jurispr. Ordonnance mise au bas d’unerequête pour commettre un conseiller.

*COMMIXTION (lat. commixtio), s. f. Mélange intimede plusieurs choses différentes.

» COMMODANT, s. m. Celui qui prête par le contrat decommodat.

COMMODAT (lat. commodatum ), s. m. En jurispr.Contrat par lequel une chose est prêtée gratuitement àl'emprunteur, à la charge de la restituer en nature.

* COMMODATAIRE, s. m. Celui à qui l’on prête par lecontrat de commodat.

COMMODE (lat. commodus), ad]. Qui se prête àl’usage requis , qui offre des facilités ; qui est favorable.Habit, maison commode. || Yie commode, vie agréable ettranquille, et aussi vie dans laquelle on a l’aisance, lescommodités. || D’un caractère facile et qui ne gêne pasles autres. || Être commode à vivre, être d’une humeurfacile, j | Relâché. Morale commode. 11 S. m. Le commode.

COM MODE, . 1 . f. Espèce d'armoire, en forme de bureau,dont le dessus est de bois ou de marbre, avec des tiroirspour y renfermer du linge et des habits.

COMMODÉMENT, adv. D’une manière commode. Êtrelogé commodément. ] | Vivre commodément, avoir la viecommode. || Avec opportunité.

COMMODITÉ (lat. commoditas), s. f. Qualité de cequi est commode. Avoir une chose à sa commodité. Lacommodité des appartements. Concilier la commoditéavec l’économie. || Au pl. Aises, agréments. Les com-modités de la vie. ]| Facilité qu’offre le caractère. Lacommodité de l’humeur. j| Temps opportun, occasion.Faites cela à votre commodité. |] Service de voitures ;occasion de message. Je vous enverrai par la premièrecommodité un ouvrage, Boss. || Aupl. Lieux d’aisances.

* COMMODO. De commodo et incommodo (dé-ko-mmo-do-é-tin-ko-mmo-do), locution latine usitée dans le lan-gage administratif, et qui signifie : De l’avantage et del’inconvénient. Enquête de commodo et incommodo.«COMMODORE (corrupt. del’esp. comendador), s. m.Titre, dans la marine hollandaise, d’un capitaine chargédu commandement de plusieurs bâtiments de guerre.11 Dans les marines anglaise et américaine, grade inter-médiaire entre capitaine de vaisseau et contre-amiral.

COMMOTION (lat. commotio ), s. f. Ébranlement vio-lent. |j Commotion électrique, secousse produite par une.décharge électrique. || En chir. Ébranlement, secoussecommuniquée à un organe par un coup ou une chute surune partie. || Fig. Violente émotion morale. || Commo-tion politique, troubles violents dans un pays.

COMMUABLE, adj. Qui peut être commué.

COMMUÉ, ÉE, p. p. de commuer.

COMMUER (lat. commutare), v. a. Commuer unepeine, la changer en une peine moindre. Commuer unvœu. Ils commuent les supplices éternelsdans ces peinespassagères, Boss. |j On dit aussi commuer en.

COMMUN, UNE (lat. communis ), ad). Qui est de par-ticipation à plusieurs ou à tous. Tout doit être communentre de vrais amis. Cela est commun à tous. |j La maisoncommune, l’hôtel de ville. || Terres communes, terres

qui n’ayant pas de possesseur particulier, servent à tous.|| Des amis communs, des amis qui le sont des deux par-ties. || Le droit commun, la loi établie dans un État,l’usage général. || En jurispr . Dont la jouissance est per-mise à plusieurs personnes à titre égal. Chemin commun.|| Époux communs en biens, époux mariés sous le régimede la communauté. || Choses communes, les choses quine sont pas susceptibles de propriété publique ou privée,comme l’air. || Diviseur commun, nombre qui diviseexactement deux ou plusieurs autres nombres. 11 Dénomi-nateur commun, celui qui appartient à plusieurs frac-tions .J | En pliysiq. Béservoir commun, en parlant de l élec-tricite, la terre. ||Qui se fait en société, ensemble; quiest conjoint. Des repas communs. || Faire cause com-mune, se ditde personnes qu’un motif quelconque poussaà réunir leurs efforts pour un même objet. || Faire boursecommune, se dit de personnes mettant ensemble leurargent et vivant ainsi avec l’avoir les uns des autres.|| La vie commune, la vie des communautés. || Avoirquelque chose de commun avec, avoir des analogies, desrapports, des ressemblances avec. || Général, public.L’intérêt commun. L’opinion, la voix commune. |[ Lalangue commune, la langue qui se parle le plus généra-lement dans un pays. || D’un commun accord, de concert.Il D’une commune voix, unanimement. || Ordinaire. De-venir d’un usage commun. 11 La vie commune, les mœursgénérales, les événements ordinaires de la vie. |j Senscommun, faculté déjuger raisonnablement des choses,en tant qu’elle appartient à la plupart des hommes. |[ Lesmots, les termes communs de la langue, ceux qui sontusuels entre tout le monde, par opposition aux termestechniques. 11 Style commun, style qui n’a rien de remar-quable, ni d’élégant. || Le commun peuple, le vulgaire.|| Fréquent, abondant, qu’on trouve facilement. || Quine s’élève pas au-dessus du niveau ordinaire. Un livrecommun. || Privé de noblesse, de distinction. Avoir l’aircommun. |j Engran). INom commun, celui qui convientàtous les individus de la même espèce. || Nom communou épicène, nom qui convient aux deux sexes, commeperdrix. 11 Syllabe commune, syllabe qui, dans les lan-gues où la quantité des syllabes fait le vers, peut êtrelongue ou brève. J) T. de rhétorique. Lieux communs,sorte de points principaux auxquels les anciens rhéteursrapport aient toutes les preuves,et par extens.idées usées,rebattues. 11 Année commune, l’une portant l'autre, bonan, mal an. || S. m. Le commun, ce que deux ou plu-sieurs personnes mettent en société. Vivre sur le com-mun. |) Ev commun, loc. adv. De société, de concert.Vivre, travailler en commun. Ils mettaient leurs biensen commun, Boss. || Le plus grand nombre, la généra-lité. Le commun des lecteurs. [| La roture, les bassesclasses. Un homme du commun, Mol. || T. de liturgie.Le commun des martyrs, les martyrs pour lesquels l’É-glise prie en masse, et fig. il est du commun des martyrs,c’est un homme que rien ne distingue. j| Le communchez les rois, chez les princes et les grands, nom col-lectif qui signifie les bas officiers. || Dans les grandesmaisons, les communs, les bâtiments affectés aux cui-sines, écuries, remises, etc.

COMMUNAL, ALE, adj. Qui appartient à une com-mune; qui la concerne. Propriété communale. Boiscommunaux. || S. m. Un communal, aupl. les commu-naux, terres dont l’usage est commun aux habitantsd’une ou de plusieurs communes.

COMMUNAUTÉ, s. f. Participation en commun. Com-munauté de plaisirs et de peines. || En jurispr. Sociétéde biens ou de gains. j| État d’indivision entre plusieurspropriétaires. || Société de biens entre époux. || Le régimede la communauté, celui où les époux mettent tout oupartie de leurs biens en communauté. || Dans le langagegénéral, communauté de biens, organisation sociale danslaquelle lesbiens sont possédés non par l’individu, maisar l’État. |) La généralité des citoyens, le peuple, l’Étal,'intérêt de la communauté l'exige. || Groupe plus oumoins étendu, réuni par les mêmes croyances, les mêmesusages, etc. Les premières communautés chrétiennes.|J Autrefois, corporation. || Société de personnes vivantensemble et soumises à une règle commune.Communautéreligieuse. || La maison religieuse même.