GOU
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COU
COULEVRtNE ( couleuvre ), s. f. Espèce de canon pluslong que les pièces ordinaires.
COULIS (kou-li. Couler), s. m. Suc d’une substanceconsommée par une cuisson lente. Coulis de perdrix, depois. ]| Coulis d’écrevisses, purée obtenue en pilant desécrevisses.
COULIS (kou-li. Couler), adj. m. Yent coulis, vent quise glisse à travers les petites ouvertures, les fentes, etc.
COULISSE (fém. de coulis), s. f. Rainure par laquelleon fait couler un châssis, un tiroir, etc. ||T. de théâtre.Châssis mobile garni de toiles peintes, qui sert à la dé-coration latérale; l’espace qui est entre ces châssis etoù se tiennent les acteurs avant de rentrer en scène.|| Fig. Se dit de ce qui est propre aux gens de théâtre.Langage, intrigue de coulisses. 11 Le derrière des affaires.On agit; mais lui se tient dans la coulisse. || Rempliqu’on fait à un vêtement pour le serrer au moyen decordons. || Famil. Faire les yeux en coulisse, regarderen coulisse, regarder de côté, à la dérobée. j| T. debourse. Petit parquet, non reconnupar la loi, où des cour-tiers non autorises font l’office d’agents de change.«COULISSÉ, ÉE, adj. Qui a des coulisses.«COULISSEAU, s. m. Les coulisseaux, douille coulissede bois sur laquelle repose un lit à roulettes. || Bâtidans lequel on place des tiroirs.
* COU LISSIER, s. m. T. de bourse. Celui qui fait desaffaires à la coulisse.
COULOIR, s. m. Sorte d’écuelle à fond de toile, paroù l’on coule le lait qu’on vient de traire. || En archit.Passage intérieur peu large, servant au dégagement, àla circulation. || Le couloir dans les assemblées poli-tiques, le passage qui conduit à la salle des séances etoù l’on s'arrête pour causer. Intrigues de couloir.
COULOIRE, s. /'. Yaisseau disposé, à son fond, de ma-nière à laisser s’écouler la partie la plus liquide de cer-taines préparations.
COULPE ;lat. culpd), s. f. La souillure du péché quifait perdre la grâce. Il fallait détruire la coulpe et lapeine du péché, Bois. Dire sa coulpe d’une chose, entémoigner son repentir. || Battre sa coulpe, dans lestyle ancien et poétique, se frapper la poitrine endisantson mea culpa. || D’une façon générale, faute. Quel-que grande qu’ait été mon offense, je crains peu d’enemporter la coulpe avec moi, J. J. Rouss.
COULURE, s. f. Mouvement d’une chose, d’un liquidequi coule. La coulure du métal hors du moule. || Acci-dent qui arrive à la grappe en fleur et qui fait que toutou partie des grains de raisin coule.
COUP (kou. Lat. colaphus), s. ru. Impression qu’uncorps fait sur un autre en le heurtant. Un coup de bâ-ton. || Se donner u.i coup contre un mur, se faire unecontusion en se heurtant. 11 Faire le coup de poing, sebattre avec le poing fermé. || Coup de poing, instrumentpour percer les tonneaux ; espèce de pistolet fort petit.
|| Faire d’une pierre deux coups, venir à bout de deuxchoses par un seul moyen. || Frapper les grands coups,employer les moyens décisifs. || Frapper des coupsen l’air, perdre sa peine. || C'est un coup dans l'eau,c'est un coup d’épée dans l’eau, se dit d'une tentativeinutile. || Avoir un coup de hache à la tête, ou sim-plement avoir un coup de hache, un coup de marteau,être un peu fou. || Coup de fouet, coup porté avec unfouet. || Coup de fouet, rupture de fibres musculairesou de muscles minces, qui survient à la jambe pen-dant un effort. || Dans le langage général, coup defouet, effort redoublé par lequel on tente d’obtenir oud’emporter quelque chose. || T. de mar. Coup de fouet,Ii dernière crise du coup de vent, ou le coup de ventlui-même, s’il est de peu de durée. |] T. d’escrime.Coup pour coup, action de deux tireurs qui se touchenten meme temps. Coup de temps, coup pris d’opposi-tion sur un développement, et iig. circonstance inopi-née, ou occasion qui passe vite. || Coup fourré, dans uncombat au fleuret, à l'épée, se dit quand chacun desdeux adversaires en même temps donne et reçoit uncoup, et fig. faire un coup fourré, se rendre mutuelle-ment et en même temps de mauvais offices. |] Dans unautre sens, porter un coup fourré, rendre en secret unmauvais office, Jj T, de maçonnerie. Un mur prend coup,
il fait ventre, iln’est plus à plomb. || Les coups, le com-bat. En venir aux coups. || Fig. Juger des coups, resterspectateur d’une lutte, d’un débat. || Sans coup férir,sans combattre, et fig. sans résistance. J| Blessure, con-tusion. Tout couvert de coups. (| Coup de feu, plaie pro-duite par une arme à feu. || Le coup de la mort, la bles-sure, l’accident qui la détermine. || Le coup de grâce,celui par lequel le bourreau achevait le patient, etpar extens. ce qui consomme la ruine de quelqu’un.|| La décharge d’une arme à feu. Un coup de canon. | f Fusilà deux coups, fusil à double canon. || Faire le coup defusil, prendre part à un combat d’infanterie, se battreen tirailleurs. |j Se dit aussi de la charge de l’arme.J’ai encore deux coups de poudre. || T. de chasse. Coupdouble, coup qui tue deux pièces de gibier, et fig. actiond'obtenir deux effets. || Par extens. Coup de tonnerre,bruit violent qui accompagne une décharge d’électri-cité dans un orage. || Coup de foudre, coup que frappel’électricité dans un orage. || Fig. Ce coup de foudreest grand, Corx. || Fig. Atteinte, attaque, blessure mo-rale. A l’honneur de tous deux il porte un coup mortel,Corx. || Le dernier coup, ce qui achève d’accabler, deruiner, etc. || Tenir coup, tenir tête. || Le coup de piedde l'âne, insulte que l’on adresse à un homme jadispuissant et maintenant hors ^d’état de se venger (lo-cution tirée de la fable de l'Ane et du Lion mourant).|| Coup de jarnac, manœuvre perfide, déloyale, par al-lusion au coup imprévu dont Jarnac tua en duel laChâtaigneraie, sous Henri II. ]) Son, bruit que rendentcertains corps par le choc. Un coup de cloche. Au coupde minuit. |] Famil. M’être pas sujet au coup de cloche,au coup de marteau, être libre et maître de son temps.
|j Action rapide d’un organe, d’un instrument, etc. fncoup de langue. Quelques coups de balai. || Un coup dedent, action de faire aller la mâchoire pour manger.
|| Coup de pinceau, application du pinceau pour peindre,et fig. description. || Coup de chapeau, salutation don-née au passage. || Coups de ciseaux, coupures qu’onfait avec des ciseaux dans quelque écrit pour les insé-rer textuellement dans une composition. || Donner à quel-qu’un un coup de main, d’épaule, lui venir en aide mo-mentanément. j| Famil. Donner un coup depied jusqu'àtel endroit, y aller. 11 En mus. Coup de langue, de gosier,d’archet, manière de lancer le son. || Fig. Coup de ber,de dent, de langue, de patte, propos médisant. || Coupde filet, action de lancer le filet, et résultat de cetteaction, prise de poisson, et fig. une capture, un gain.
11 Coup de main, expédition, attaque de vive force, eten général toute espèce d’entreprise hardie. || Coupd’œil, vue, regard. Jetez un coup d'œil sur ce tableau.
|| Fig. Coup d’œil, sûreté dans l’appréciation des choses.
|| Coup d'œil, aspect, La vertu n’a de triste que le pre-mier coup d’œil, Mass. || Action vive, effet subit de cer-taines choses. Un coup de vent. || Coup de mer, chocd’une grosse lame. || En méd. Coup de sang, attaqued’apoplexie et aussi congestion momentanée du sangvers la tête. || Coup de lumière, effet subit d’une lu-mière qui apparaît. || Coup de soleil, effet produit surune partie quelconque d’un être vivant, animal ou vé-gétal, par l’action d’un soleil ardent. || Coup de soleil,sorte d’érysipèle causé parle soleil. 11 Popul. Coup desoleil, action de rougir soudainement par honte ou parembarras. || Coup a air, fluxion ou douleur causée parun courant d'air. ([ T. d'arts. Coup de feu, action d'ac-tiver le feu pour la cuisson ou la fusion de différentesmatières, et fig. moment de presse. || Coup de feu,action d’un feu trop ardent sur une préparation culinaire.
|| Chance favorable ou défavorable, circonstance im-prévue. Coup du ciel, de bonheur. |J Action. Un coupde désespoir. Un coup hardi. || Faire le coup, fairel'action dont il s’agit, en parlant d’une action mauvaiseou tout au moins d’une action hardie. || Faire de bonscoups, faire de bons tours. || Faire un mauvais coup,une mauvaise action. || Faire un coup de tête, faireétourdiment une chose hardie ou extravagante. || Faireun coup de sa tête, ne demander conseil à personne.
|| Un coup de maître, une action digne d’un maître, dunhomme habile, vaillant, etc. || Coupd’essai, la premièrefois qu’on tente une chose. 11 Coup d'éclat, action qui