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a été employé couramment comme préposition. Cet em-ploi n’est plus usité. || Mettre dessous, renverser dansune lutte. || Sens dessus dessous, voy. sens. 11 Là-dessous,adv. Sous cela. || Fig. Il y a quelque piège là-dessous.|| Ci— dessous, adv. Sous le lieu où l'on est. Ci-dessousgît un tel. || Ci-après. La note ci-dessous. [| Le dessous,s. m. La partie, le côté, l’endroit qui est sous le dessus.Le dessous d’une table, d’une étoffe. || Les dessous d’unthéâtre, les trois étages à planches mobiles qui sont au-dessous de la scène. || Fig. Être enfoncé dans le troi-sième dessous, être très-mal dans ses affaires. || Le des-sous des cartes, la partie des cartes qu’on ne laisse pasvoir à l’adversaire, et (ig. les ressorts secrets d’une in-trigue, d’une affaire. || On dit aussi le dessous de cartes.|| Absol. Un dessous, quelque chose de caché dont il fautse délier. || Avoir le dessous, avoir le désavantage dansun combat, dans une discussion. || Ex dessous, loc. adv.Dans la partie qui est dessous. Un pain brûlé en dessous.
11 Fig. Regarder en dessous, regarder sans lever les yeux.Ü Etre en dessous, être morne et dissimulé. Il a l’air endessous, il a l’air dissimulé. || Par-dessous, loc. adv. Parle côté qui est dessous. Il le prit par-dessous. || Par-des-sous, prép. Par-dessous ses vêtements. || Fig. et famil.Par-dessous la jambe, avec promptitude et facilité. || Au-dessous, loc, adv. Plus bas. || Fig. Etre au-dessous, êtreinférieur. || Au-dessous de, loc. prép. Au-dessous dugenou. || T. de mar. Être au-dessous du vent d’un vais-seau, être placé de manière que ce vaisseau reçoit levent le premier. || Par extens. Il marque l'inférioritépar rapport à un terme. Tous les hommes au-dessous decinquante ans, || Fig. Être au-dessousde sa place, n’êtrepas en état de la remplir. |[ Cet emploi est au-dessous delui, il est capable d’en remplir un plus élevé. || Voy.aussi au-dessous à son rang alphabétique. R De dessous,loc. adv. Vêtement de dessous, vêtement qui se porteordinairement sous d’autres. || De dessous, loc. prép.exprimant que l’on tire de quelque chose qui est dessus.Faire sortir une armée de dessous terre.
DESSUS [de et sus ou sur), adv. Exprime la situa-tion supérieure, et est opposé à dessous. Ce qui est sousla table, mettez-le dessus. || Dans la première partie duxvu'> siècle, dessus a été couramment employé commepréposition. Cet emploi n’est plus usité. || T. de mar.Avoir le vent dessus, être masqué ou avoir ses voilescoiffées, || Sens dessus dessous, voy. sens. 11 Là-dessus,adv. Sur cela. || Sur ce sujet, sur ce point. Revenons là-dessus. |[ Après cela, aussitôt après. On lui déclara qu’iln'obtiencirait rien, là-dessus il se retira. || Ci-dessus,adv. Plus haut, en parlant de quelque chose qui est con-signé par écrit. 11 Le dessus, s. m. Le côté d’une chose quiforme la partie supérieure. Le dessus d’une table, d’uneétoffe. || Ce qui est en dessus. || L’étage supérieur d’unemaison. Il demeure au-dessus. || Il se dit de diverseschoses qui se mettent sur d’autres. Un dessus de table.|| En arehit. Dessus de porte, ornement de boiserie, depeinture ou de sculpture, placé dans un encadrementau-dessus du chambranle d’une porte. 1 1 Les dessus d’unthéâtre, les étages qui sont au-dessus de la scène et danslesquels remontent certaines machines, certaines déco-rations. 11 Adresse, suscription d’une lettre, d’un paquet.En fermant le paquet, j’écrirai le dessus, Corn. || T. demar. Le dessus du vent, l’avantage du vent. Avoir, ga-gner le dessus du venl. || Fig. Avoir le dessus du vent,avoir l’avantage sur quelqu’un. || Le dessus, avantage,supériorité. Avoir le dessus dans un combat, dans unelutte quelconque. Que la passion n’ait pas le dessus surla raison, Boss. | Prendre le dessus, devenir prépondé-rant par les armes, par la force, par l’influence, etc. Te-nir le dessus, avoir la supériorité. || En mus. Dessus, lapartie la plus haute, par opposition à la basse. Premier,second dessus. || Personne qui chante le dessus. |{ Es des-sus, loc. adv. Dans la partie supérieure. || Par-dessus,loc. adv. Sur une autre chose ; en outre. Il avait unhabit et une redingote par-dessus. || Par-dessus, loc.prép. Il porte un manteau par-dessus son habit. || Fig.En avoir par-dessus les yeux, par-dessus la tête, êtreexcede d’une chose. 1 1 Par-dessus les maisons, se dit enparlant de choses exorbitantes. Il a demandé des chosespar-dessus les maisons, Mol. || Faire quelque chose par-
dessus l'épaule, ne point le faire. || Outre, en plus quePar-dessus ce qu’on lui devait. || Par-dessus tout, loc.adv. Principalement, avant tout, surtout. || Paii-dessus's. m. Sorte de vêtement, voy. par-dessus. |j Au-dessus'loc. adv. Dans la situation supérieure, plus haut. || Au-dessus de, loc. prép. Plus haut que. Au-dessus du genou.Jl Au-dessus de, sur la partie supérieure. Au-dessus déla porte. || Par extens. 11 marque la supériorité par rap-port à un terme indiqué. Les enfants de cinq ans et au-dessus. || Fig. Au-dessus de exprime une supériorité dueau rang, au mérite, au crédit, etc. L’archevêque est au.dessus de l'évêque. || Etre au-dessus de soi-même, sesurpasser soi-même. || Être au-dessus de sa place, mé-riter mieux. || Être au-dessus des, faiblesses humainesêtre incapable d’y succomber. [| Être au-dessus de cer-taines choses, n’y être pas astreint,. || Etre au-dessus del’opinion, ne pas s’en inquiéter. || Être au-dessus de se;affaires, avoir une fortune établie, avoir plus de revenuque de dépense, à faire, avoir un établissement qui pro-spère. || Fig. Être au-dessus du vent, être sorti d’em-barras, de péril. 11 De dessus, prép. Exprime qu’une chosen’est plus placée sur une autre chose. Otez cela de des-sus le buffet. || Voy. au-dessus à son rang alphabétique.
DESTIN (voy. destiner), s. m. L’enchaînement deschoses considéré comme nécessaire. Des arrêts du destinl’ordre est invariable, Corn. || Sort, issue. Tenter ledestin des batailles. || Condition que le destin assigne.On ne peut fuir son destin, y Vie, existence. Si dans mesalarmes Le ciel me permettait d’abréger un destin, Volt.
DESTINATAIRE, s. m. et f. Celui, celle à qui unechose est destinée. Celui ou celle qui doit recevoir parla poste, par le roulage, etc. une lettre, un ballot, etc.expédiés par une autre personne.
* DEST1NATEUR, TRICE, s. m. et f. Celui, celle quidestine une chose à telle personne, à tel but.
DESTINATION (lai. destinatio), s. f. Action de celuiqui destine. Le Dauphin respectant ses vues et ses [deLouis XIV] destinations, Mass. || Ce à quoi une personneest destinée, réservée. L’homme seul de toutes les créa-tures capable d’une destination sérieuse, Mass. || Ce àquoi une chose est destinée. La destination d'un édifice.|| En jurispr. Disposition déterminée. || Immeubles pardestination, choses mobilières de nature, qu’on rend im-mobilières en les affectant au service ou à l’exploitationd’un immeuble. j[ Le lieu où l’on doit se rendre, où unechose est adressée. Partir pour sa destination.
DESTINE, ÉE, p. p. de destiner.
DESTINÉE, s. f. L’effet du destin. On rencontreradestinée Souvent par des chemins qu’on prend pour l’é-viter, la Font. || Au pl. De tristes destinées. || Le destin.Mais enfin le succès dépend des destinées, Rac. || Condi-tion, sort. |] Vie, existence. Vous pouvez d’un seul moltrancher ma destinée, Corn.
DESTINER (lat . destinare), v. a. Fixer par l’enchaî-nement des choses. Dieu ne destine jamais, la fin sanspréparer les moyens, Mass. || Par extens. J’étais destinéa être malheureux. || Fixer, déterminer l’emploi, l’objetd’une personne, d’une chose. Destiner son fils au barreau.Destiner une somme à l’achat d’une terre. | Préparer,réserver. On lui destine de grandes récompenses .|| Des-tiner avec de et un infinitif, avoir la résolution de. J’aidestiné de faire cela. 11 Se destiner, v.r. Avoir pour vue,pour carrière. Il se destine à l’Église. || Se destiner àquelqu'un, avoir le dessein de s’unir à lui par mariage.
DESTITUABLE, adj. Qu’on peut destituer.
DESTITUÉ, ÉE, p.p. de destituer. [| Dépourvu, denucde. Destitué de bon sens, de raison.
DESTITUER ,lat. deslilueré), v a. Renvoyerun fonc-tionnaire public de son emploi. Destituer un préfet. || De-pourvoir, priver. Destituer quelqu’un de ressources.
DESTITUTION (lat. deslitutio), s. f. Action d’ôter àun fonctionnaire sa place.
DESTRIER (h. lat. dextrarius, cheval conduit a lamain, du lat. dexlra), s. m. Dans le langage de la che-valerie et du moyen âge, cheval de bataille.
DESTRUCTEUR, TRICE [lat. destructor), s. m. et f.Celui, celle qui détruit. Scipion, destructeur de Carthage.|| Fig. Destructeur des abus. || Adj. Les animaux des-tructeurs. Les enfants sont naturellement destructeurs.