ELL
— 376 —
que, au masculin, on dit lui rjui. || Elle ne, sert pas derégime direct à un verbe acid', on le remplace par ladevant ce verbe : Je la chéris, pour je chéris elle. j| Ellene sert pas ordinairement de régime indirect à un verbequand ce verbe est marqué par à; on y substitue lui :Parlez-lui, et non parlez à elle. || Quand on ajoute mêmeà elle, on peut dire à elle : Parlez à elle-même (voy.même). || Elle se construit aussi avec une prépositioncomme complément d’un adjectif ou d'un verbe. Je nesuis pas content d’elle. Je pense à elle. |] Elle se con-struit moins bien de la sorte, quand il s’agit de choses etnon de personnes. Cette muraille menace ruine, ne vousapprochez pas d’elle; dites : Ne vous en approchez pas.
* ELLÉBORACÉ, ÉE, adj. Qui ressemble a l’ellébore.
ELLÉBORE [èlUSopo;), s. m. Plante qui passait pour
guérir la folie. | j Avoir besoin d’ellébore, avoir l'esprittroublé. || Genre de plantes renonculacées, dont une es-pèce d’Europe sert en médecine.
ELLÉBORINE, s. f. Plante dont plusieurs espèces ontles feuilles semblables à celles de l'ellébore.
ELLIPSE Engramm. Figureparlaquelle
on retranche quelque mot dans une phrase. || En géom.Courbe résultant de la section d’un cône droit par unplan oblique à l’axe ; c’est un cercle allongé.
* ELLIPSOÏDAL, ALE, adj. Qui a la forme d’un ellip-soïde.
ELLIPSOÏDE ( ellipse et scSof), s. m. En géom. Solideengendré par la révolution d'une moitié d’ellipse autourde l’un de ses axes. || Adj. Qui a la forme d'une ellipse.Graine ellipsoïde. || S. f. Ligne courbe dont la formeapproche de celle de l’ellipse.
ELLIPTICITÉ, s. f. En gramm. Qualité d’une phrase,d'une tournure elliptique. || En géom. Forme elliptiqued’une figure.
ELLIPTIQUE (Uïsrartxo's), adj. En gramm. Quiprésente une ellipse. Tour elliptique. || Langue ellip-tique, langue où l’ellipse est fréquente. | [ En géom. Quiest de la nature de l’ellipse. Figure elliptique. || Qui ap-partient ou qui a rapport à l’ellipse. Segment elliptique.
ELLIPTIQUEMENT, adv. En géom. En forme d’ellipse.|| Engramm. Par ellipse.
ELME (SAINT-) (sin-tèl-m’). Feu Saint-Elme, mé-téore qui apparaît à la pointe des mâts sous forme d’ai-grettes lumineuses, ou qui voltige à la surface des flots.
ÉLOCUTION (lat. elocutio), s. f. Manière de s'expri-mer. Elocution facile. 11 Manière de prononcer un discours.|| Quelquefois synonyme de style. || Partie de la rhéto-rique qui traite du choix et de l’arrangement des mots.
ÉLOGE (lat. elogium), s. m. Discours public fait àl’honneur de quelqu’un, après sa mort. Éloge funèbre.Éloge historique. Discours academique fait dans lesmêmes circonstances. || Par extens. Louange de quel-qu’un ou de quelque chose. || Faire l’éloge de, louer.]] Cela faitson éloge, cela témoigne favorablement pourlui.
* ÉLOGIEUX, EUSE, adj. Néologisme. Qui est remplid’éloges, de louanges. Discours élogieux.
ÉLOIGNÉ, ÉE, p. p. d’éloigner. || Qui est au loin,dans l’espace ou dans le temps. Pays, temps éloigné.|| Qui s’écarte, qui diffère. Ce récit est éloigné de la vé-rité. || Il se dit des personnes. Être bien éloigné de faireune chose, n’en point avoir l’intention ou le pouvoir. Êtrebien éloigné de compte,de son compte, voy. compte.
ÉLOIGNEMENT, s. m. Action d'eloigner ou de s’éloi-gner. L’éloignement des personnes suspectes. || Vivredans un grand éloignement de Dieu, vivre dans unegrande inattention pour les choses de son salut. || Ab-sence. L’éloignement efface l’amitié. 11 Distance d’un lieuà un autre. || Dans l’éloignement, en éloignement, auloin, dans le lointain. 11 Fig. L’imagination fait voircomme en éloignement les agitations du monde, Fléch.|| La distance dans le temps. L’éloignement des tempsrend fort obscurs les détails de cet événement. Voir degrands biens en éloignement. || Éloignement d’unechose ou seulement éloignement, retardement. || Anti-pathie, répugnance. Il a de l’éloignement pour cettepersonne, pour cette profession. Il leur inspirait un ex-trême éloignement de leur impiété, Boss.
ÉLOIGNER (es... et loin), ». a. Mettre loin. Éloignerune table. Éloignez cela de moi. || Par extens. Éloigner
ÉMA
un jeune homme des mauvaises compagnies. || Il se ditdu temps. Chaque jour nous éloigne ae cette époque.
11 Retarder, différer. Éloigner un payement. || Rejeter,éviter, détourner. Éloignez de vous ces pensées. Le tra-vail éloigne le vice. ]| Éloigner de, avec un verbe à l’in-finitif. Une modestie qui l’éloigne de penser qu’il fassele moindre plaisir, n Bmiv. || Oter l’affection. Ilienn’est plus capable d’éloigner les cœurs. || S’éloigner, ». r.S’en aller, quitter un lieu. || En peint. Cette ligure s’é-loigne bien, elle fuit bien. |i Fig. S’éloigner de son de-voir, y manquer. || S’éloigner des vues, des intentions dequelqu’un, ne pas s’y conformer |! Ne pas s’éloigner de,n’être pas loin de, n'avoir pas de répugnance à. || Être dif-férent. Ces deuxdoclrines s’éloignent peu l'une de l’autre.ÉLOQUEMMENT, adv. Avec éloquence.
ÉLOQUENCE (lat. eloquentia), s. f. Facilité à s’ex-primer. 11 L’art, le talent d'émouvoir et de persuaderparle bien-dire. || L’éloquence du cœur, langage élo-quent qui émeut, qui persuade et qui est suggéré nonpar l'esprit, mais par le cœur. || Par extens. La physio-nomie, le geste ont leur éloquence. || On dit'qu’unechose a de l’éloquence, quand l’aspect seul parle pourainsi dire. Les faits ont leur éloquence. || Il se dit d’ungenre d’élocution. L’éloquence de la chaire, du barreau,de la tribune. || Éloquence est quelquefois pris dans lesens de rhétorique. Les règles de l'éloquence. || Dansquelques circonstances l’éloquence s’oppose à la poésie,et signifie l’ensemble des ouvrages en prose écrits dansune langue. Un cours d’éloquence latine.
ÉLOQUENT, ENTE (lat. eloquens), adj. Qui a del’éloquence. Un homme éloquent. |] Par extens. Un dis-cours, un style éloquent. || Fig. Un silence éloquent.
ÉLU, UE, p . p . d’élire. || Domicile élu, voy. domicile.|| Subst. Le nouvel élu. || S. ni. Les élus, ceux que lagrâce prédestine au bonheur céleste. || Par extens. Unélu de cette vie, un homme prédestiné au bonheur surla terre. || Nom des juges du tribunal de l’élection.|| L’élue, la femme de l'élu.
* ÉLUCIDATION, s. f. Action d'élucider.
* ÉLUCIDER (lat. elucidare ), ». a. Éclaircir, Éluciderune question. || S’élucider, ». ». S’éclaircir.
* ÉLUCUBRATEUR, s. m. Néologisme. Celui qui selivre aux élucubrations, à des travaux longs et assidus.
ÉLUCUBRATION (lat. elucubratio), s. f. Veilles,travail qu'un ouvrage a coûté. || Ouvrage composé àforce de veilles et de travail. Il nous présenta ses élucu-brations. || Ce mot ne se dit guère qu'au pluriel.
* ÉLUCUBRER (lat. elucubrare ), ». a. Néologisme.Composer à force de veilles. Élucubrer un ouvrage.
* ÉLUDABLE, adj. Néologisme. Que l’on peut éluder.ÉLUDÉ, ÉE, p. p. d’éluder.
ÉLUDER (lat. eludere), ». a. Éviter en échappant.Éluder une question, une promesse. || Absol. Il élude ettemporise. || S’éluder, être éludé.
* ÉLUDEUR, s m. Néolog. Celuiqui élude les questions.ÉLYSÉE (lat. elysium), s. m. Dans les enfers des an-ciens, le séjour des héros et des hommes vertueux aprèsleur mort. || Fig. Lieu, séjour délicieux. C'est un Élysée.|| Adj. Les champs Élysées.
ÉLYSÉEN, ENNE, adj. Qui appartient à l’Élysée. Lesombres élyséennes.
ÉLYSIENS, adj. m.pl. De l’Élysée. Aux champs Ély-siens, 1.4 Font.
ÉLYTRE (O.vrpov), s. m. Aile supérieure, cornée,qui recouvre les ailes membraneuses des coléoptères.
* ELZÉVIR, s. m. Édition imprimée dans le xvi 8 siècleet le commencement du xvn e par l’un des cinq typo-graphes hollandais du nom d'Elzévir, tous de la mêmefamille. Un bel elzévir. La collection des clzcvirs.
* ELZÉVIRIEN, IENNE, adj. Qui appartient aux Elzé-virs ; qui, a été publié ou adopté par les imprimeurs dece nom. Édition elzévirienne. Format elzévirien.
* ÉMACIATION (voy. émacié), s. f. Amaigrissement.
« ÉMACIÉ, ÉE (lat. emaciaré), adj. Qui est amaigri,qui est devenu maigre.
ÉMAIL (l mouillée. Ane. h. ail. smelzan, fondre), s.m. Fondant que l’on broie et auquel on ajoute des oxydesmétalliques réduits en poudre et destinés, dans la fusionproduite par le feu, à colorer le fondant, tout en lui lais-