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ENC
En a
être conduit au point de. Pour moi, j’en suis souventjusqu’à verser des larmes, Mol. || S’en tenir à, n’allerpas plus loin que. || S’en dire, se faire à soi-même desreproches, des remontrances. || En croire quoiqu’un,ajouter foi à ses dires. || À qui en a-t-il? cest-à-direcontre qui est-il en colère? || En... sert aussi de préfixepour indiquer déplacement, comme dans emporter.
ÉNALLAGE (Èvallayd’i. s. f. En gramm. Ellipse parti-culière qui a heu quand, après avoir employé un mode,on en prend subitement un autre que n’admet pas laconstruction ordinaire ; comme dans cette phrase : Ainsidit le renard, et flatteurs d'applaudir, là Font.
ENARRHEMENT, s. m. Yoy. arrhemext.
ENARRHÉ, ÉE (an-na-ré), p. p. d’enarrher.
ENARRHER (an-na-ré. En et arrhes), v. a. Donnerdes arrhes. || On dit plutôt arrher.
ENCABLURE [en et câble), s. f. T. de mar. Distancede cent vingt brasses (environ deux cents mètres).
ENCADRÉ, ÉE ,p.p. d’encadrer.
ENCADREMENT, s. m. Action d’encadrer; ce quiencadre. L’encadrement d'un tableau. || En arcliit. Pro-fds ou ornements ajoutés pour servir d’entourage à unpanneau. || F’ig. Ce qui fait comme fait le cadre d’untableau. Ces arbres font un bel encadrement au château,
ENCADRER (en et cadre), v. a. Garnir d'un cadre.
Par extens. Entourer, lies haies d’aubépine enca-raient cette prairie. Un bandeau de cheveux noirs en-cadre son front. || Fig. Insérer dans un ouvrage d’esprit,i |T. milit. Mettre dans le cadre d’un régiment, cTuncorps.|j S’encadrer, v. r. Être placé comme dans un cadre.
ENCAGÉ, ÉE, p. p. d’encager. || Fig. Mis en prison.Pour ses méfaits dans la geôle encagé, Volt.
ENCAGER (en et cage), r. a. Mettre en cage. Encagerdes oiseaux. || Par extens. et famil. Mettre en prison.
* ENCAISSAGE, s. m. Action d’encaisser une plante.
* ENCAISSANT, ANTE, adj. Qui encaisse, qui forme unencaissement.
* ENCAISSE (en et caisse), s. f. Somme totale des va-leurs qui sont dans la caisse ou en portefeuille. || L’en-caisse métallique, les valeurs en métaux précieux.
ENCAISSÉ, ÉE,p.p. d’encaisser. j| Dont les bords sontescarpés. Route, nviere encaissée.
ENCAISSEMENT, s.m. Action de mettre en une caisse.L’encaissement d’un oranger. || Action de recevoir encaisse une somme ou la valeur d’un billet, d’une lettrede change. || État d’un fleuve, d’un chemin encaissé.Il Faire une route par encaissement, c’est-à-dire encreusant une tranchée qu’on remplit de cailloux.
ENCAISSER (en et caisse), v. a. Mettre dans unecaisse. Encaisser des marchandises, des orangers. || En-caisser des fonds, les recevoir et les porter en avoir. En-caisser un effet, un billet, une traite, en toucher la va-leur. 11 Encaisser une rivière, la contenir par des bergesartificielles, par des digues continues. || Encaisser uneroute, en creuser l’emplacement. || S’encaisser, v. r.S’enfoncer comme dans un encaissement.
ENCAN (lat. in quantum), s. m. Vente publique àl’enchère. Vendre, mettre à l'encan. || Fig. Mettre l’hon-neur, la justice à 1)encan.
ENCANAILLÉ, ÉE, p.p. d’encanailler.
ENCANAILLER (Il mouillées. En et canaille), v. a.Mêler, associer avec de la canaille, avec des gens d'unrang bien inférieur. Avecquinous avez-vous encanaillés?|| S’encanailler, v. r. Faire société avec la canaille.
ENCAPUCHONNÉ, ÉE p. p. d’encapuchonner.
ENCAPUCHONNER (en et capuchon), v. a. Couvrird’un capuchon. || S’encapuchonner, v. r. Se couvrir latête d'un capuchon. 11 Fig. Embrasser la vie monastique.
ENCAQUE, ÉE, p. p. d’encaquer. || Famil. Ils sont en-caqués comme des harengs, ils sont très-serrés.
* ENCAQUEMENT, s. m. Action, manière d’encaquer.
ENCAQUER (en et caque), v. a. Mettre en caque. En-
caquer des harengs, de la poudre à canon. |l Par extens.et famil. Presser, entasserdans une voiture, dans un vais-seau, dans un appartement, dans une prison, etc. || S’en-caquer, v. r. S’entasser, en parlant des personnes.
ENCAQUEUR, EUSE, s. ?n. et f. Celui, celle qui enca-que des liarengs.
* ENCART (an-kar. Voy. encarter), s. m. T. de relieur.
Les huit pages qui dans une feuille in-I2 se placententre les huit premières et les huit dernières.11 On trouveaussi enquart, qui est une mauvaise orthographe.ENCARTÉ, ÉÉ, p. p. d’encarter.
ENCARTER (en et carte), v. a. T. d'imprim. Insérerun carton dans une feuille à l'endroit où il doit être.
11 T. de relieur. Mettre dans une feuille in-12 les encarts!|| Syn. d’encartonner. || S'encarter, v. r. Être encarté!
* ENCARTONNAGE, s. m. Action d'encartonner.
* ENCARTONNEMENT, s. m. État d’une chose encar-tonnée.
* ENCARTONNER (en et carton), r. a. Insérer des car-tons entre les plis du drap qu’on veut catir à chaud.|| On dit aussi encarter.
* EN-CAS (an-lcâ. En et cas), s, m. Chose préparée pourservir en cas dp besoin. C’est un en-cas (voy. cas) .
ENCASTELÉ, ÉE, p.p. d’encasteler. Cheval encastelé,celui dont la fourchette du pied n’a pas sa grandeurnaturelle, parce qu’il a le talon trop étroit.
ENCASTELER (S’) (b. lat. incastellare, garnir demurailles), v. r. T. de vétérinaire. Devenir encastelé.
ENCASTELURE, s. f. Défectuosité du sabot des che-vaux qui consiste dans le resserrement des quartiers etmême des talons, et cause une compression douloureuse.
* ENCASTILLAGE (Il mouillées), s. m. T. de mar. Lapartie d’un vaisseau qui paraît aux yeux depuis la sur-face de l’eau jusqu’en haut du bois.
* ENCAST1LLÉ, ÉE (Il mouillées. En et castel), adj. T.de mar. Kavire encastillé, navire qui est fort éleve parses hauts, c’est-à-dire par les parties qui sont sur le pont.
ENCASTRÉ, ÉE fp. p. d’encastrer.
ENCASTREMENT, s. m. Action d’encastrer. || Entailledans le bois ou le fer pour y introduire une autre pièce.
ENCASTRER (en et ail. kasten), v. a. Joindre deuxchoses par le moyen d’une entaille. Encastrer une pierredans une autre. || S’encastrer, v. r. Se joindre en rentrantl’un dans l’autre, en parlant de deux pièces entaillées.
ENCAUSTIQUE (syzaosrocü), s. f. Peinture préparéeavec de la cire fondue. || Adj. Peinture encaustique.|| Préparation faite avec de l’essence de térébenthine etde la cire pour rendre luisants lesmeubles et les parquets.
* ENCAUSTIQUER, v. a. Étendre de l’encaustique etfrotter pour rendre luisants les objets encaustiques.
ENCAVÉ, ÉE, p.p. d'encaver.
ENCAVEMENT, s.m. Action d’encaver.
ENCAVER (en et cave), r. a. Mettre du vin en cave.11 S’eneaver, v.r. Être encavé.
ENCAVEUR, s. m. Celui qui encavelevin.ENCEINDRE (lat. incingere), v. a. Entourer d’uneceinture. 11 Par extens. Enceindre de fossés, de pa lissades.ENCEINT, EINTE, p. p. d’enceindre.
ENCEINTE (p. p. f. d 'enceindre), s.f. Circuit de mu-railles, de fossés. || T. de fortification Enceinte d’uneplace, les courtines, les bastions et le fossé qui l’envi-ronnent. f) Un espace qui est clos. || Fig. Us se ren-fermèrent dans l’enceinte d’une retraite austère, Mass.|l Salle plus ou moins vaste. L’enceinte du tribunal,j I T. de chasse. Endroit qu'on entoure de pieux, de toiles,de filets ou de chasseurs, pour y prendre ou tuer du gi-bier, des loups, des sangliers.
ENCEINTE (\al. incincta),adj. (cm. Femme enceinte,femme qui porte un enfant dans son sein.
» ENCELLULEMENT, s. ni. Action d’cncelluler ; étatd'une personne eneclhilée.
* ENCELLULER (en et cellule), v. a. Mettre, enfermerdans une cellule, enparlantdereligieuses,de prisonniers.
ENCENS (an-san. Lat. incensum), s. m. Kom vulgairedelà résine appelée, en matière médicale, oliban. J| Com-position que l’on brûle comme parfum. || Donner de l’en-cens, brûler de l’encens devant quelqu’un ou devantuelque chose, pour accomplir une cérémonie religieuse.Fig. Hommage, louange, flatterie. Vendre au plus of-frant son encens et ses vers, Boil. || Un grain d'encens,un peu de flatterie. 11 Au xvii 8 siècle, encens se disait aupluriel pour louanges, flatteries. Porter nos vœux et nosencens aux pieds du trône, Fi.écji. Un auteur qui partoutva gueuser des encens, Mol.|| Aujourd’hui, on ne se sertdu pluriel qu'en parlant de différentes espèces d’encens.ENCENSÉ, ÉE, p. p. d’encenser.