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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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cnchifrènement. j| S’enchifrener, v. r. Je me suis subi-tement enchifrené.

*ENCHIRIDION (an-ki-ri-dion. s. m.

Manuel, petit livre portatif. j| Se dit seulement du ma-nuel d’un auteur ancien. L’Ênchiridion d’Épictète.

ENCHYMOSE (an-ky-tnô-z\ ’EyxvjuMffis), s. f. Enméd. Afflux de sang dans les vaisseaux cutanés.

* ENCIREMENT, s. m. Action d’encirer; son effet.

* ENCIRER (en et cire), v. a. Enduire, imbiber de cire.

* ENCLASSÉ, ÉE, p. p. d’enclasser.

* ENCLASSEMENT, s.m. Action d’enclasser.

* ENCLASSER (en et classer), v. a. Mettre dans desclasses. On enrôle, on enclasse les matelots, Volt.

ENCLAVE (voy. enclaver ), s. Terrain entouré pard’autres terrains. || Pays renfermé dans un autre. || Enjurispr. État d’un fonds entouré de tous côtés par desfonds appartenant à autrui. || En archit. Engagementd’un corps dans un autre.

ENCLAVÉ, ÉE, p. p. d’enclaver.

ENCLAVEMENT, s. m. Action d'enclaver; état de cequi est enclavé.

ENCLAVER (lat. in et clavus ■, v. a. Enclore unechose dans une autre. Enclaver une terre dans un parc.|| Enclaver une pierre, la lier avec d’autres pierres quisont déjà placées. )| S'enclaver, v. r. Être enclavé.ENCLIN, INE (lat. inclinis), adj. Qui a un penchantour quelque chose. || Plus enclin à blâmer oue savant àienfaire, Boil. || On dit enclin àavec un verbe ; et avecun substantif, enclin à ou enclin vers.

* ENCLIQUETAGE, s. m. Appareil pour s’opposer à la ré-trogradation, dans une mécanique.

* ENCLIQUETER [en et cliquet), v. a. Faire un encli-quetage; arrêter au moyen d’un encliquetage.

ENCLITIQUE (sy/àc-rucs), s. f. En gramm. grecq. Motqui, perdant son accent, se lie au mot précédent et enfait pour la prononciation réellement partie. [| En fran-çais, ce est enclitique dans : Est-ce? était-cc?que sera-ce? etc. |) Adj. Les mots, les particules enclitiques.

* ENCLOÎTRER [en et cloUre),v. a. Mettre dans uncloître. || S’encloîtrer, v. r. Se mettre dans un cloître.

ENCLORE [en et clore), v. a. Clore de murs, dehaies, etc. Enclore son jardin. || Enclaver. Il a enclos cebois dans son parc. || Enfermer. Ceux qu’enclôt la tombenoire, la Font. || S’enclore, v. r. Fermer de murs sonjardin, son champ.

ENCLOS (an-klô), s. m. Espace enfermé dans uneenceinte de murs, de haies, etc. Un endos attenant aujardin. || L’enceinte meme. Réparer son enclos.ENCLOS, OSE 'an-klô), p. p. d’enclore.

* ENCLOUAGE, s. m. Action d’enclouer une pièce decanon.

ENCLOUÉ, ÉE, p. p. d’enclouer.

ENCLOUER (en et clouer), v. a. Blesser le chevalavec un clou, quand on le ferre. || Enfoncer avec forceun clou dans la lumière d’un canon pour empêcher qu’onne puisse s’en servir. || S’enclouer, v. r. Etre blessé parun clou qui entre dans le pied, en parlant du cheval.|] S’enferrer, se prendre par ses propres arguments.

ENCLOUURE, s. f . Blessure d'un cheval qui s’est en-cloué. || Blessure faite au pied du cheval et du bœuf par lesclous que le maréchal implante pour fixer le fer. j| Fig.Empêchement, nœud d’une difficulté. Voilà l’enclouure.

ENCLUME (lat. incus), s. f. Masse de fer aciérée surlaquelle on bat le fer et les autres métaux. |j Dur commeune enclume, très-dur. || Se trouver entre renclume etle marteau, être engagé entre deux partis, entre deuxintérêts contraires, de manière à souffrir des deux côtés.|| Remettre un ouvrage sur l’enclume, le refaire, lui don-ner une autre forme. || En anat. Un des osselets de l’oreillemoyenne. 11 Prov. Il faut être enclume ou marteau, il fautêtre opprimé ou oppresseur. || Il vaut mieux être mar-teau qu’enclume, il vaut mieux battre qu’être battu.

ENCLUMEAU ou ENCLUMOT (dim. d'enclume), s. m.Petite enclume portative.

* ENCLUMETTE, s. f. Petite enclume portative à l’usagedes faucheurs, pour aiguiser leur faux en la battant.

* ENCOCHE (en et coche), s. f. Établi du sabotier.Jj Entaille faite par le boulanger sur la taille, pour mar-quer le pain qu’il fournit à crédit.

ENCOCHÉ, ÉE, /). p. d’encocher. || En blas. Flècheposée sur un arc, que l’arc soit bandé ou non.

* ENCOCHEMENT, s.m. Action d’encocher.

ENCOCHER (en et coche), v. a. Appliquer la coche

d’une flèche sur la corde de l’arc. || Faire une encochesur la taille d’un boulanger.

ENCOFFRÉ, tE,p.p. d’encoffrer.

ENCOFFRER [en zi coffre), v. a. Enfermer dans uncoffre. || Fig. Mettre en prison. |j Serrer soigneuse-ment par avarice. || S’approprier par friponnerie.

* ENCOIFFER (S') (cm et coiffe], v. r. S’enticher,s’infatuer. Si on y songe trop, on s’entête et on s’en-*coiffe, Pascal.

ENCOIGNURE ou ENCOGNURE (en et coin), s. f . Coinformé par la jonction de deux murailles. L’encoignure dela rue. || Petit meuble fait pour être placé dans un coin.

ENCOLLAGE, s. m. Action d'encoller; résultat uecette action. |j L’apprêt même qui sert à encoller.

ENCOLLÉ, ÉE, p.p. d’encoller.

ENCOLLER (en et colle), v. a. Appliquer, étendre surquelque chose un apprêt de colle ou de gomme. || T. dedoreur. Encoller le bois, y appliquer une ou plusieurscouches de colle, avant que de le dorer.

ENCOLURE (ene t col), s. f. Nom que l’on donne au coudu cheval et des autres mammifères. || Famil. La tour-nure, la façon d’être d’une personne. 11 Avoir l’cncolurede,avoir Pair, l’apparence de... Avoir l’encolure d'un fripon.|| T. de tailleur. Le dégagement de l’habit autour du cou.

* ENCOMBRANT, ANTE, adj. Qui encombre, quicause de l'encombrement. Marchandises encombrantes.

ENCOMBRE (lat, in et cumulus), s. m. Accident fâ-cheux qui empêche, qui fait échouer.

ENCOMBRE, ÉE, p.p. d’encombrer.

ENCOMBREMENT, s. m. Action d’encombrer. [| Amasde matériaux, de voitures, de personnes qui encombrentun passage.

ENCOMBRER, r. a. Obstruer un passage. || Fig. Ilsencombrent les antichambres. |] S’encombrer, v. r.Devenir encombré.

ENCONTRE (À L’) (en et contre), loc. prép. A l’en-contre de, en s’opposant à. Je ne vais pas à l’encontrede ce que, vous dites. || Absol. Je ne vais pas à l’en-contre. || Al’opposite, enlace. Quand ces beaux oiseauxvolent à l’encontre du soleil, etc. Chateaubriand. || T. demar. Deux navires vont à l’encontre l’un de l’autre, lors-qu’ils font des routes diamétralement opposées.

ENCOR, adv. Voy. encore.

ENCORBELLEMENT (en et Fane. fr. corbel, corbeau)„s. m. En archit. Construction en saillie portant à faux sucquelque console où corbeau, au delà d’un mur. Balcon,galerie en encorbellement.

ENCORE (lat. hanc horam), adv. de temps. Jusqu’aumoment dont il s’agit. Il vit encore. || S’emploie quelque-fois substantivement comme les si, les mais. Et les en-core, la Font. || D’encore en encore, en allant d’un en-core à un autre encore, en allant encore plus loin. || Denouveau, Quoi I vous le faites encore? || l)e plus. || In-dique aussi augmentation, surcroît. Il est encore plusriche que son frère. || En un sens restrictif. Je n’y saisqu’un remède, encore est-il fâcheux, Corn. |j Car encore,c’est-à-dire passe pour, on admettrait que. || Du moins.Encor si nous pouvions prolonger son erreur! Volt. || Pasencore, se dit par abréviation pour : non pas encore.Faut-il venir? Pas encore. || Encore! pris elliptique-ment signifie soit recommencez, ajoutez, soit l’impro-bation et le mécontentement que fait éprouver un fait quise renouvelle. |j Mais encore s’emploie comme corrélatifde non-seulement, jj Encore que, loc. conj. gouvernantle subjonctif, quoique, bien que. Encor qu’il soit sanscrime, il n’est pas innocent, Corn. || Encore que se con-struit avec des adjectifs et des adverbes. Et ce souhaitimpie encore qu’impuissant, Corn. Vous en êtes la causeencor qu’innocemmcnt, id. jj En vers, on écrit encore ouencor, suivant le besoin de la rime ou de la mesure.L’ancienne prose écrivait aussi encores .

ENCORNÉ. ÉE, adj. Qui a des cornes.

* ENCORNER icn et corne), v. a. Frapper, percer avecles cornes.

* ENCORNETER (en et cornette), v. a. Coiffer d'une