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ENFILÉ, d’enfiler. || Enblas. Sc dit des pièces
rondes, telles que les couronnes, lesannelets, etc. lors-qu’elles sont passées dans des lances, dans des fasecs, etc.
ENFILER [en et fil), v. a. Passer un lil dans le troud'une aiguille, d’une perle, etc. |) Fig. et famil. Ocn’est pas pour enfiler des perles, ce n'est pas en vain,ce n'est pas sans quelque motif caché. || Percer de parien part. j| Enfiler un chemin, une rue, s’y engager.f| Ahsol. Enfilera droite, à gauche || Fig. J’enfilais unefausse roule, J. J. Roi.-ss. |j Raconter, débiter. Quand unplaideur s’en vient m’enfiler son procès, la Font. |j Famil.Engager dans une partie de jeu désavantageuse, jj Popul.Tromper, enjôler. j| T. d’artillerie. Battre dans le sensde la longueur. Le feu de la place entile cette tranchée,jj T. de mar. Tirer en enfilade sur un bâtiment. ]j Don-ner sur, être ouvert sur, en parlant de communications.Une porte enfile cet appartement. J| S’enfiler, v. r.Être enfilé. || Sc percer l’un l’autre d'une épée. |j T. dejeu. S’engager dans une mauvaise veine, s’engager dansune perte considérable.
★ ENFILEUR, s. m. Ouvrier cjui passe les têtes desépingles dans les branches. || Fig. Ces enfileurs de pa-roles, Guesset. || Popul. Trompeur, enjôleur.
ENFIN [en et fin), adv. Définitivement, pour con-clure. Mais enfin que vous a-t-il dit? || Apres uneattente. Enfin je vous trouve.
ENFLAMMÉ, ÉE, p. p . d’enflammer.
ENFLAMMER (lat. inflammare), v. a. Mettre enfeu, en llammes. || Fig. Exciter comme une flammedans le cœur, dans lame. Je sais combien est pur lezèle qui t'enflamme, Rac. J’enflammerai son jeune cœurde tous les sentiments d’amitié, de générosité, de re-connaissance, J. J. Kouss. || lise dit aussi des passionsqui brûlent et emportent. Ab! que vous enllammezmon désir curieux! Rac. }| Faire naître la passion del’amour. Un regard a suffi pour l’enflammer. || Enméd. Causer l’inflammation. || Fig. Les veilles enflam-ment le sang. || S’enflammer, v.r. Prendre feu. || Fig.La guerre s’enflamme - . || Se passionner, s'animer, s’em-porter. Cet homme s’enflamme facilement. Us s’enflam-ment de l’amour de la gloire, Fén. || Il se dit aussi depassions qui éclatent dans les yeux, dans le sang, etc.Vous eussiez vu leurs yeux s’enflammer de colère,Corn. || Être saisi du sentiment de l’amour. || En méd.Prendre les caractères de l’inflammation.
* ENFLE, s. m. Jeu de cartes qui se joue avec un jeucomplet et un nombre indéterminé de joueurs.
ENFLÉ, EE, p. p. d’enfler. || Être enflé, être hydro-pique. |j Snbst. Un gros homme. || C’est ce gros enflé deconseiller, Beaumarchais, jj Être enflé comme un ballon,être très-enflé, et fig. avoir un orgueil excessif. || Quia de l’emphase. Un style enflé. || Subst . Je hais égale-ment le bouffon et l'enflé, Pascal.
» ENFLEMENT, s. m. État d’une chose enflée.
ENFLER (lat. in/lare), v. a. Remplir de souffle,d’air. Enfler ses chalumeaux. || Grossir, en remplis-sant d’air, de gaz. Enfler un ballon, ses joues. || Le ventenfle les voiles, il les rend tendues par le souffle. J| Fig.Enfler les voiles, se dit de ce qui favorise, fait avancer.|| Grossir, en remplissant d’un liquide. L’eau enfle leventre d'un hydropique. || Fig. Faire paraître plusgrand par une sorte d’enflure. Ceux qui croient aug-menter leur mérite à force d’enfler leur nom, Fonten.|| Enfler la voix, un son, les renforcer. || Augmenter parl'afflux d’un liquide. Les pluies ont enflé la rivière. Jj Fig.De mille exploits fameux enfler ma renommée, Corn.Enfler si fort votre revenu, Mass. j| Exagérer, surfaire.Enfler la dépense. Enfler son mérite. || Donner plus deforce à certains sentiments. Cela enfle mon courage.j| Inspirer de l'orgueil, de la confiance, de la présomp-tion. Les bons succès nous enflent, Fléch. jj Ahsol. Vousallez voir la science qui enfle céder à la simplicité quiédifie, Mass. || Enfler son style, écrire d’une manièreampoulée. || V. n. Devenir plus gros. || S’enfler, t*. r.Devenir enflé. Le ballon s’enfla. Les voiles s'enflent d’unvent favorable, Fén. |j Devenir tuméfié. Son pied s’enflabeaucoup. || Être soulevé. L’onde s'enfle dessous [lesvaisseaux], Corn. || Devenir plus gros, plus ample. || S’en-orgueillir. S’enfler d’orgueil. Ne vous enflez donc pas
d’une si grande gloire, Mol. || Être exagéré. Deshontoc*naturellement outrés et dans la bouche desquels touts’enfle, Mass. j| Prendre un ton, un style ampoulé.
ENFLURE, s. f. État de ce qui est enflé. Une enflureau cou. || Fig. L’enflure du cœur, vaine présomption desoi-même. Jj L’enflure du style, le vice du style enflé.
* ENFONÇAGE, s. m. Action d’enfoncer, d'empiler unesubstance dans un récipient ; par exemple, de la poudredans un baril. J| Action de remettre le fonda un tonneau.
ENFONCÉ, ÉE, p. jt. d’enfoncer. |j Profond. Une al-côve enfoncée, fl Des yeux enfoncés dans la tête, desyeux creux, fl II a la tête enfoncée entre les deuxépaules, c’est-à-dire il a le cou très-court. || Fig. Espritenfoncé dans la matière, épais, stupide, fl Un hommeenfoncé, un homme qui cache scs pensées, ses senti-ments. fl Bossuet et Fénelon ont employé en foncé dansle sens de foncé; ce sens n’est plus en usage. Un vert en-foncé. {( N’éolog. popul. Vaincu, déjoué, ruiné,
ENFONCEMENT, s. m. Action de faire pénétrerprofondément. || Action de rompre, de forcer, [/enfon-cement d’une porte. || Un creux. Un enfoncement de ter-rain. || Vide produit par une paroi en retrait. L’enfon-cement d’un mur. || Partie de façade formant un arrière-corps. || Partie la plus reculée. Dans l’enfoncement de la: scène on voit un palai?. || En peint. Il y a beaucoupd’enfoncement dans ce taldeau, la perspective des fondsy est bien rendue. || T. de mar. Endroit enfoncé dansune baie, dans une rade. || Abri pour un vaisseau.
ENFONCER [en et foncer ), v. a. Pousser vers lefond; faire pénétrer profondément. Enfoncer un pieuen terre, son épée dans le corps. || Fig. Cela nous en-fonça davantage dans nos maux, fl Enfoncer son cha-peau dans la tête, faire entrer avant la tête dans lechapeau. || Fig. Enfoncer son chapeau, prendre uneattitude de déterminé, et aussi prendre une résolutionhardie, fl Fig. Enfoncer à quelqu’un le poignard dans lesein, lui causer un très-vif chagrin, une perte cruelle.|| Néologisme popul. Vaincre, déjouer ou ruiner quel-qu’un. Ü m’a enfoncé. || Forcer, briser, faire line ouver-ture dans les parois. Enfonçons la maison. Enfonce laporte. Enfoncer une côte. || Fig. et famil. Enfoncerune porte ouverte, se vanter d’avoir surmonté un ob-stacle qui n’existait nas. |j T. milit. Mettre une troupe endésordre, fl Mettre le fond à une futaille, fl V, n. Allerau fond. La nacelle enfonça. Enfoncer dans un bourbier.|| Fig. Enfoncez, vous trouverez partout des intérêtscaches, Ross, fl S’enfoncer, v. r. Toucher, pénétrerdans un fond. Le vaisseau s’enfonce dans les vagues.Le terrain s’enfonce sous ses pas. || Par extens. Il s'en-fonça dans son lit. || Pénétrer fort avant. Je m’enfonçaidans une sombre forêt, Fén. fl Fig. Tous les jours ilss’enfonçaient de plus en plus dans le crime, Ross. || S’é-crouler, en tombant dans le fond. Le plancher s’enfonça.|| Présenter un enfoncement, un retrait, fl Être dansun fond. )} S’adonner entièrement à, s’absorber dans.S’enfoncer dans des rêveries. || Popul. Se ruiner soi-même. || Se ruiner l’un l’autre.
ENFONCEliR, s. w. Celui qui enfonce. || Fig. Un en-fonceur de portes ouvertes, un fanfaron qui sc vante debraver des obstacles, des périls imaginaires.
ENFONÇURE, s. f. Creux qui se fait par enfoncement.En une enfonçure du rocher, la Font. || Assemblagedes pièces du fond d’une futaille, d'un lit, etc.
ENFORC1, IE, p.p. d’enforcir.
ENFORCIR [en et force), r. a. Rendre plus fort, plusrésistant. j| V. n. Devenir plus fort, croître. || Popul.En parlant des personnes, devenir plus gras, plus gros.|j S’cnforcir, v. r. Devenir plus fort.
ENFOUI, IE,^;. p. d’enfouir, fl Fig. Souvenir enfoui.
ENFOUIR [en et fouir), v. a. Mettre dans un trouen terre. Enfouir son argent, un animal mort. || Enfouirdes plantes, les mettre enterre. || Par extens. Cachersous d’autres choses, retirer dans un lieu reculé. || Fig.11 ne faut pas enfouir les talents que la nature nous adonnés. j| S’enfouir, v. r. Se cacher sous terre. || Fig. Scretirer dans un lieu reculé. S’enfouir dans une province.
ENFOUISSEMENT, s. m. Action d’enfouir.
* ENFOUISSEUR, s.m. Celui qui enfouit.
ENFOURCHÉ, ÉE, p. p. d’enfourcher.