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EPO — 414 — ÉPU
EPOUSEE, s. f. Celle qu’on vient d’épouser ou qu’onva épouser. 11 Marcher comme une épousee, marcher len-tement, d’une manière réservée. ]| Être parée commeune épousée de village, être chargée de parure.
ÉPOUSER (lat. sponsare), v. a. Prendre pour épouxou pour épouse. || Il se dit des choses qu’on reçoit enépousant une femme. Épouser une grosse dot. 11 II épousela misère, se dit en parlant d’une personne qui se marieà une autre très-pauvre. || Fig. S’attacher par choix à,prendre parti pour. Il fallut épouser les passions du frère,Corn. Tu épouseras mes intérêts, Lesage. [| Famil. Épou-ser une étude, un instrument de musique, s’y appliquer.|| S’épouser, v. r. S’unir par mariage.
ÉPOUSEUR, s. m. Celui qui recherche une fille enmariage.
* ÉPOUSSETAGE, s. m. Action d’épousseter.
ÉPOUSSETÉ, ÉE, p. p. d’épousseter.
ÉPOUSSETER ( époussette), v.a. Oter la poussière
avec une vergette, une brosse. Épousseter son habit.
|| Absol. On n’en finit pas d’épousseter. || Fig. Épousse-ter quelqu’un, le battre. 11 Critiquer sans ménagement.|| S’epousseter, v. r. Se brosser.
ÉPOUSSETTE [es... et pousse, radical dépoussiéré), s.f. Réunion de plusieurs brins de bruyère, de poil ou decrin liés ensemble, dont on se sert pour faire tomber lapoussière de dessus les meubles. 11 On l’emploie très-souvent au pluriel, quoiqu’il ne s’agisse que d’une épous-sette. || Abusivement, brosse ou vergette.
ÉPOUVANTABLE, adj. Capable de causer une épou-vante. Cris épouvantables. || Par exagération et en mau-vaise part, excessif, monstrueux. Action épouvantable.
ÉPOUVANTABLEMENT, adv. D’une manière épou-vantable, excessive.
ÉPOUVANTAIL (l mouillée), s. m. Objet quelconquepropre à effrayer les oiseaux et placé dans un champ, un.jardin, pour les empêcher de venir manger les semencesdéposées dans la terre, les fruits, etc. || Fig. C’est unépouvantail de chènevière, à chènevière, ou simplementc est un épouvantail, se dit d’une personne ou d’unechose beaucoup moins redoutable qu’elle ne le paraît.
|| Personne très-laide. |{ Fig. Ce qui cause l’épouvante.Ce grand mot dont il fait un épouvantail à son parti, Boss.|| Aupl. Des épouvantails.
ÉPOUVANTE (voy. épouvanter), s. f. Terreur profondeet soudaine. Prendre l’épouvante. Ce cri glace d'épou-vante les ennemis, Fén.
ÉPOUVANTÉ, tz,p.p. d’épouvanter.
* ÉPOUVANTEMENT, s.m. Actiond’épouvanter. L’Écri-ture appelle la mort le roi des épouvantements, Chateaüb.
ÉPOUVANTER (lat. expavere), v. a. Causer de l’é-pouvante. 11 Inspirer de l’horreur. Le nom seul d’assas-sin l’épouvante et l’arrête, Rac. || S’épouvanter, v. r. Êtrefrappa d’épouvante.
ÉPOUX, OUSE (lat. sponsus), s. m. et f. Celui, cellequi a épousé, qui est conjoint par mariage. 11 Dans le lan-gage mystique, le céleste époux, l’époux de l’Église,Jésus-Christ. || L’épouse de Jésus-Christ, l’Église. j| Lesépouses de Jésus-Christ, les religieuses. [| S. m. pl. Lesépoux, le mari et la femme; les gens mariés.
ÉPREINDRE (lat. exprimere ), v. a. Presser .entre sesdoigts quelque chose pour en exprimer le suc. Épreindredu verjus, des herbes. || Se dit aussi du liquide qu’onfait sortir en épreignant. 11 S'épreindre, v. r . Être épreint.
ÉPREINT, EINTE, ». p. dëpreindre.
ÉPREINTE [épreint), s. f. Envies fréquentes, inutileset douloureuses d’aller à la selle. Avoir des épreintes.
11 II ne se dit guère qu’au pluriel.
ÉPRENDRE (S’) (es... et prendre),v. r. Se mettre à,s’attacher à, en parlant du feu. Si le feu s’éprend en cescorps, Desc. || Fig. Se laisser entraîner par quelque pas-sion, quelque sentiment. Il s’est épris d’une belle pas-sion pour moi. Qu’il étudie les plus grands maîtres, qu’ils’éprenne de la simplicité, Diderot. |[ V. a. Éprendre,inspirer amour, amitié. Et l’amour qui pour lui m’épritsi follement, Corn. || Éprendre, v. a. qui n’est pas dansl’Académie, ne se trouve qu’au figuré.
ÉPREUVE (voy. éprouver), s.f. Opération à laquelleon juge si une chose a la qualité que nous lui croyons.
|| Fig. Faire l’épreuve d’une chose, en essayer. [| Faire 1
l’épreuve, recevoir témoignage de, marque de. Il fit l’é-preuve de mon amitié. || Au sens moral. La vraie épreuvedu courage S’est que dans le danger que l’on touche dudoigt, la Font. || Se dit aussi en parlant des personnes.Tenter une épreuve sur quelqu’un. J| Mettre quelqu’un,quelque chose à l’épreuve, essayer si quelqu’un, quelquechose peut suffire, résister, fournir, etc. je 11 e veux pointmettre ma vertu à l’épreuve, Sév. || Famil. Mettre à l’é-preuve la patience de quelqu’un, abuser de sa patience.|| À l’épreuve, après avoir essayé. Acheter quelque choseà l’épreuve. || Être à l’épreuve de, pouvoir résistera.Cette cuirasse est à l’épreuve du mousquet. 11 Fig. Moncœur n’est pointa l’épreuve des traits, Corn. || Absol.Être à l’épreuve, à toute épreuve, opposer à tout une forceinvincible de résistance. 11 Dans les assemblées délibé-rantes, épreuve par assis et levé, mode de voter dans le-quel ceux qui adoptent, puis ceux qui rejettent se lèvent;le bureau juge où est la majorité. || Souffrances, mal-heurs, dangers, etc. qui éprouvent et qui exigent forceet courage. || Épreuve judiciaire, manière de décider dela vérité ou de la fausseté d’une accusation, en usage aumoyen âge. Épreuve du feu, de l’eau, etc. || Feuille d’im-pression sur laquelle on indique les corrections et leschangements que le compositeur doit faire. | j Premièrefeuilled’essai d’une planche gravée. 11 Toute estampe tiréeaprès que le travail est entièrement terminé. Epreuveavant la lettre, après la lettre (voy. lettre).
ÉPRIS, ISE, p. p. d’éprendre. || Fig. Épris de colèreet d’amour, Rotrou. Il y a des âmes sales, éprises du gainet de l’intérêt, la Brcy. || Absol. Amoureux.
ÉPROUVÉ, ÉE,p. p. d'éprouver. || En parlant des choses.Une fidélité éprouvée. || C’est un homme dont la vie a étéfort éprouvée, quia été éprouvé, il a beaucoup souffert.
ÉPROUVER (es... et prouver), v. a. Reconnaître parune opération si une chose a la qualité requise. Éprou-ver une arme à feu, un remède. || Mettre à l’épreuve,en parlant des personnes, des choses. || Faire subir desépreuves, mettre en des difficultés ou des souffrances quidonnent occasion au mérite. Dieu nous éprouve en toutesmanières, Boss. || Apprendre par sa propre, expérience.J’éprouvai trop tard que... || Ressentir. Éprouver unfroid rigoureux, du plaisir, etc. 11 Subir. Laforme du gou-vernement éprouva de grandes altérations. || S’éprouver,v.r. Être éprouvé. 11 Se mettre soi-même à l’epreuve.|| Se mettre l’un l’autre à l’épreuve. || Tenter aventure.Contre un si grand courage il voulut s’éprouver, Rac.
ÉPROUVETTE, s. f. Instrument dont on se sert pourfaire quelque épreuve. 11 En phys. Tube de verre ou decristal, fermé par un bout, ouvert par l’autre, ordinaire-ment divisé en parties d’une égale capacité et servantà diverses manipulations. || En chir. Espèce de sonde.
EPTACORDE, EPTAGONE,voy. heptacorde, heptagone.
ÉPUCÉ, ÉE, p. p. d’épucer.
ÉPUCER ( es ... et puce), v. a. Débarrasser des puces.|| S’épucer, v. r. Se débarrasser de ses puces.
ËPUISABLE, adj. Qui peut être épuisé.
* ÉPUISANT, ANTE, adj. Qui est propre à épuiser. Cul-ture épuisante, culture qui épuise rapidement la terre.
ÉPUISÉ, ÉE, p. p. d’epuiser.
ÉPUISEMENT, s. m. Action d’épuiser. L’épuisementdes eaux de la mine. || Perte considérable des forces etde l’énergie vitale. Tomber dans l’épuisement. || Tarisse-ment moral. L’épuisement du cœur j| Épuisement desfinances, pénurie du trésor public. || En math. Méthodepar épuisement, méthode qui consiste à épuiser toutesles racines d’une équation.
ÉPUISER ( es... et puiser), v. a. Mettre àsec. || Il sedit du sang et de tout ce qui contribue à entretenir lesforcesdu corps. On l’a épuisé par des saignées. Ses débau-ches ont épuisé ses forces. || Absol. C’est ce qui épuise leplus. || Il se dit des forces morales et intellectuelles. Lanature nous a donné des goûts qu’il est aussi dangereuxd’éteindre que d’épuiser, Barthélemy. || Épuiser uneterre, la faire devenir inféconde par suite de culturesmal combinées ou de mauvais assolements. || Épuiserune mine, en extraire tout le métal qu’elle contient.|| Causer l’appauvrissement d’un État, la dépopulationd’un pays, la ruine d’une armée. 11 Consommer , absorbercomplètement. Épuiser ses ressources. || Fig. Épuiser le