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ERGO-GLU ou ERGO-GLUC. Expression familière parlaquelle on se moque de grands raisonnements qui neconcluent rien.
ERGOT (èr-go. Orig. inc.}, s. m. Ongle pointu, épe-ron qui est à la partie postérieure du pied de certainsoiseaux. Les ergots d’un coq. || Fig. et famil. Se lever,monter sur ses ergots, le prendre sur un ton fier et me-naçant. || En bot. Ergot de blé, ergot de seigle, maladiequi attaque le grain de blé ou de seigle.
* ERGOTAGE, s. m. \'ov. ergoterie.
ERGOTÉ, ÉE, adj. Qui a des ergots. Chien bien ergoté.Il Seigle ergoté, seigle attaqué par l’ergot.
ERGOTER ( ergo ou ergot?), v. n. Chicaner par desraisonnements captieux, trouver à redire.
* ERGOTERIE, s. f. Action d'ergoter ; observation vétil-leuse ; raisonnements captieux. || On dit aussi ergotage.
ERGOTEUR, EUSE, s. ni. et f. Celui, celle qui ne faitqu’ergoter. ■
* ÉRICACÉES ou ÉRICINÉES lat. criée ), s. f. })l. Fa-mille de plantes dicotylédones monopétales.
ÉRIDAN (lat. Erulanus), s. ni. Ancien nom du Pô.|| Constellation de l’hémisphère austral.
ÉRIGÉ, ÉE ,p. p. d’ériger.
ÉRIGER (lat. erigerè), v a, Élever, construire, dres-ser. Ériger un temple, un autel. || Instituer, établir.Ériger un tribunal, une église en cathédrale. || Fig.Transformer en une chose considérée comme plus éle-vée, plus importante. Chacun veut en sagesse eriger safolie, Boil. L’argent en honnête homme érigé un scélé-rat, id. || S’ériger, v. r. Être érigé, dresse, construit.|| Se poser comme. S’ériger en tyran, en juge, etc.
ÉRIGNE ou moins usité ÉRINE (anc. fr. iragne, arai-gne, araignée) ,s. f. Petite pince armée de crochets donton se sert soiten disséquant, soit dans certaines opérations,pour soulever et écarter les parties qu'on veut disséquer.
ERMIN, s. m. Droit qui se paye pour l’entrée et lasortie des marchandises dans les échelles du Levant.
ERMINETTEou HERMINETTE [hermine], s. f. Espècede hache lunaire convexe pour planer et doler le bois.
ERMITAGE ou HERMITAGE, s. m. Habitation d’unermite. || Par abus, couvent d’ermites. || Fig. Lieu écarté,solitaire, j | Petite maison de campagne simple et modeste.|| Vin de l’Hermitage, vin d’un cru fameux du Dauphiné.
ERMITE ou HERMITE (lat. eremita, de ipcui'C; ;l’orthographe juste est donc ermite), s. m. Solitaireretiré dans un lieu désert, où il se livre à des exercicesde piété. || Famil. Vivre comme un ermite, vivre seul,loin du monde. || En zool. Crustacé du genre pagure ap-pelé aussi bernard-l’ermite. || Prov. Quand le diable futvieux, il se fit ermite, un vieux pécheur se convertitalors que l’âge lui interdit les plaisirs.
* ÉRODÉ, ÉE, p. p. d’éroder.
* ÉRODER (lat. erodere), v. a. T. didactique. Ronger.L’arsenic érode l’estomac.
* ÉROSIF, IVE, adj. Qui a la propriété d’éroder.ÉROSION (lat. erosio), s. f. Action ou effet d'une
substance érosive.
ÉROTIQUE (spoiTiao’î), adj. Qui appartient, qui serapporte à l’amour. Ouvrage, poème érotique. || En méd.Déliré érotique. || S. m. pl. Les érotiques grecs, lespoètes grecs qui ont chanté l’amour.
* ÉROTIQUEMENT, adv. D’une manière érotique.ÉROTOMANIE (îpw; et pavia), s. f. En méd. Aliéna-tion mentale causée par l’amour, ou caractérisée par undélire érotique.
ERPÉTOLOGIE, s. f. Voy. iierpétologie.
ERRANT, ANTE [errer], adj. Qui erre, qui n’est pasfixé. Peuples errants. Une vie errante. || Fig. Menerune vie errante, vivre au hasard, sans but. || Étoileserrantes, les planètes, par opposition aux étoiles fixes.|| Poétiq. Qui flotte. Et mon âme déjà sur mes lèvres er-rante, R ac. || Par extens. Qui ne se fixe pas. Imaginationerrante. Ses yeux sont sans cesse errants de tous côtés,Fék. || Qui se trompe, qui erre dans la doctrine, dans lareligion. || S. m. pl. Ceux qui errent dans la foi.
ERRANT, ANTE (anc. fr. errer, b. lat. iterare, dulat. itinerare], adj. Qui voyage au hasard. Usité seule-ment dans ces deux locutions: Le juif errant ; Chevaliererrant, chevalier qui courait le monde à la recherche
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d’aventures. || Fig. et famil. C’est un chevalier errant,il change souvent de demeure, il voyage sans cesse. '
ERRATA (lat. erratum), s. m. Liste des fautes recon-nues dans l’impression d’un livre. || Au pl. Des errata.L’Académie remarque que quelques-uns disent erratumquand il n’y a qu’une seule faute. Mais il vaut mieux seservir d 'errata en tous cas.
ERRATIQUE (lat. erraticus ), adj. En zool. Qui n’apas d’habitation fixe. || En astron. Planète erratique,comète. || En méd. Irrégulier, déréglé. Fièvres, dou-leurs erratiques. || En géol. Blocs erratiques, fragmentsde roche qui paraissent avoir été transportés loin desformations auxquelles ils appartenaient.
ERRATUM (è-rra-tom’), s. m. Voy. errata.
ERRE (ê-r\ Lat. /fer), s. f. Train, allure. Il n’estusité que dans ces locutions : Aller grand’erre ; Allerbelle erre. || T. de mar Vitesse acquise par le navire.
|| Au pl. Traces et routes d’un cerf. || Fig. Suivre leserres, aller sur les erres de quelqu’un, l’imiter dans saconduite; adopter ses opinions, ses sentiments.
ERREMENTS (anc. fr. errer, du lat. itinerare), s.m.pl. Procédé habituel, en parlant d’affaires. Suivreles derniers, les anciens errements. Suivre les vieuxerrements, faire une chose comme on la faisait autrefois.
ERRER (lat. errare ), v. n. Aller de côté et d’autre,à l’aventure. Errer çà et là. || Fig. S’égarer, flotter çàet là. Mais sans errer en vain dans ces vagues propos,Boil. || Se dit de la pensée, de l’esprit qui ne se fixe pas.Notre esprit erre sur mille vains objets, Mass. || Laissererrer, laisser en toute liberté. Laisser errer sa plume surle papier. Laisser errer ses pensées, s’abandonner à sesrêveries, j | Se tromper, avoir une opinion fausse. Ilsn’auront point le malheur d’avoir erre dans la foi, Pasc.|| Absol. Se tromper dans quelque doctrine.
ERREUR (lat. error), s. f. Action d’errer çà et là.Contez-moi a’Ilion les terribles assauts Et vos longueserreurs sur la terre et sur Fonde, Delille. || Ne se dit,en ce sens, que dans le style élevé. || Action d'errermoralement ou intellectuellement; état d’un esprit quise trompe. 11 Laisser dans l’erreur, ne pas redresser quel-qu’un qui se trompe. || Mettre en erreur, faire quequelqu’un se trompe. || Illusion. L’erreur des sens.|| Fausse doctrine, fausse opinion. || Erreur populaire,fausse opinion accréditée parmi le vulgaire. || Au pl.Déréglement dans les mœurs. Il reviendra tôt ou tardde ses erreurs. || Faute, méprise. Erreur de rédaction.
Erreur de calcul, faute commise dans une supputation.
En astron. Différence entre le calcul et l'observation.
En jurispr. Opinion contraire à la vérité sur le fait ousur le droit. 11 Erreur dans la personne, erreur qui con-siste à prendre une personne pour une autre. 11 Erreur surla substance, chose prise pour une autre. 11 Prov. Erreurn'est pas compte, on peut toujours revenir sur une erreur.
ERRHIN, INE [ippuov], adj. Se dit des médicamentsqu’on introduit dans les narines. || S. ni. Les errhins.
ERRONÉ, ÉE (lat. eiToneus), adj. Qui est entachéd’erreur. Proposition erronée.
ERS(èr. Lat. ervum), s ni. Enliot. Genre de planteslégumineuses dont la principale espèce est l’ers lentille.
ERSE, adj. Le dialecte erse ou subst. l’erse, dialecteceltique parlé dans la haute Écosse.
ERUCAGE ou ÉRUCAGO ou ÉRUCAGUE (lat. eruca),s. f. En bot. Plante qui est une espèce de roquette etqui croit dans les blés de nos provinces méridionales.
ÉRUCTATION [ht. eructatio}, s. f. Émission sonorepar la bouche de gaz provenant de l’estomac.
ÉRUDIT, ITE (lat. eruditus), adj. Qui a beaucoupd'érudition. || Le peuple érudit, les savants qui cultiventl’érudition. 11 Qui a le caractère, les qualités de l’érudition.Ouvrage érudit. || 5. m. Un érudit.
ÉRUDITION (lat. eruditio), s. f. Savoir approfondidans les langues anciennes, dans les origines des peuples,dans les inscriptions et les médailles, en un mot dans tousles documents qui fournissent les matériaux à l’histoire.11 Choses érudites, recherches savantes, curieuses. Deséruditions la cour est ennemie, la Font,
ÉRUGINEUX, EUSE (lat. œruginosus ), adj. Qui tientde la rouille de cuivre ; qui est de la couleur de vert-de-gris. Crachats érugineux.
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