ESS
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EST
au bout de l’essieu d’une voiture pour empêcher la rouede sortir de l'essieu. || Crochet qui termine chaque ex-trémité du fléau d’une balance, et auquel on attache lescordons. I| Crochet au bout d’un câble pour élever lespierres. || Ouverture faite en S qui est sur la table desinstruments de la famille du violon.
ESSENCE (lat. essentiel), s. f. En philos, et théol. Cequi est. Dieu est l’essence première. I| La divine essence,Dieu. 11 Ce qui fait le fond, la nature d’un objet. 11 est del’essence d'un bon livre d’avoir des censeurs, Bon. L’es-sence d’un Spartiate était l'obéissance aux lois de Ly-curgue, Volt. |j T. de pratique. La chose même que l’ona reçue. Rendre en essence. 11 T. d’eaux et forêts. Espèce,nature des arbres qui prédominent en un terrain. Un boisd’essence de chêne. |j En chim. Essences, liquides sansviscosité, très-volatils, appelés autrefois huiles essen-tielles. 11 En pharm. Substance aromatique très-volatilequ’on extrait de certains végétaux. Essence de rose. || Es-sence d’Orient, liqueur préparée avec des écailles de l’a-blette, pour la fabrication des fausses perles.
ESSÉNIEN (syriaque as<7, soin), s. ni. Nom d’une sectede Juifs faisant profession de communauté de biens.
ESSENTIEL, ELLE (lat. essentialis), adj. Qui appar-tient à l'essence ou nature propre d’une chose. La ron-deur est essentielle au cercle. || Absol. Nécessaire, indis-pensable, qu’on ne peut séparer. La justice est la vertuessentielle d’un roi. || En hist. nat. Caractères essen-tiels, ceux qui expriment les particularités les plus re-marquables des espèces, des genres. [I Grave, important,sérieux. 11 En parlant des personnes, doué de qualités surlesquelles on peut compter. Ami aussi essentiel qu’ai-mable, Volt. || En pharm. Principes essentiels, produitsqui appartiennent en propre à chaque plante. || Huileessentielle, ancien synonyme d’essence. 11 S. m. Le pointprincipal, important. L’essentiel est de faire bien.
ESSENTIELLEMENT, adv. Par essence. L’homme estessentiellement sociable. ] | A un très-haut degré.
ESSETTE (la lettres), s. f. Sorte de marteau à têteronde d’un côté et tranchant de l’autre.
ESSEULÉ, ÉE, p. p■ d’esseuler. Laissé seul, éloignéde tous. || L’Académie ne donne esseulé que comme adj.«ESSEULER (es... et seul), v. a. Laisser seul.
ESSIEU (lat. axiculus),s. m. Pièce de bois ou de ferdont les bouts entrent dans les moyeux des roues.
ESSOR (voy. essorer), s. m. Action de l'oiseau quis’élance pour prendre son vol. Prendre l’essor. || Par ex-tern. Son âme, prenant l’essor... Rac. || Prendre l'essor,s’en aller à la hâte. |j Fig. Mouvement moral par lequelun homme, un esprit, une âme se portent aux chosesélevées, étendues. Donner l’essor à son génie, à son ima-ination. || Prendre l’essor, se dégager d’une contrainte,'une sujétion, d’une infériorité. || Développement ra-pide. Essor des arts, de l’industrie.
* ESSORANT, ANTE, adj. En blas. Oiseau représentéles ailes à demi ouvertes et l’œil regardant le soleil.
ESSORÉ, ÉE, p. p. d’essorer. || En blas. Se dit de lacouverture d’une maison, quand elle est d’un émail dif-férent de celui du corps de ladite maison.
ESSORER (b. lat. exaurare, du lat. ex et aura), v.a. Exposer du linge à l’air pour qu’il sèche. || Rouler dulinge mouillé dans un linge sec pour le repasser. || S’es-sorer, v. r. Se dit de l’oiseau qui s’écarte, et qui revientdifficilement sur le poing.
ESSORILLÉ, ÉE, p ./). d’essorillcr. || S. m.pl. Leses-sorillés, famille de mammifères de l’ordre des rongeurs.
* ESSORILLEMENT, s. m. Action d’essoriller un chien.
ESSORILLER [Il mouillées. Lat. ex et auricula), v.
a. Couper les oreilles. Essoriller un chien.
ESSOUFFLÉ, ÉE, p. p. d’essouffler. Hors d lialeine.
ESSOUFFLEMENT, s. m. État de celui qui est es-soufflé.
ESSOUFFLER (es... et souffler), v. a. Mettre horsd’haleine par une course ou une ascension rapide.|| S’essouffler, v. r. Perdre haleine.
ESSUI (voy. essuyer), s. m.. Lieu où l’on étend unechose pour la faire sécher. || Émail terne.
ESSUIE-MAIN, s. m. Linge avec lequel on s'essuie lesmains après les avoir lavées. || Au pl. Des essuie-mainou essuie-mains.
* ESSUYAGE, s. m. Action d’essuyer; résultat de cetteaction.
ESSUYÉ, ÉE, p. p. d’essuver.
ESSUYER (lat. exsuccare), v. a. Oter l’eau, la sueur,l'humidité, etc. en frottant. Essuyer une table, de lavaisselle. 11 Essuyer les larmes, les ôter du visage avecun mouchoir, et lig. consoler. 11 Essuyer les plâtres, oc-cuper le premier un appartement dans une maison nou-velle, et lig. s’exposer au premier inconvénient d’une af-faire. || Sécher, en parlant de l’action du soleil, du vent.|| Oter une tache, un enduit. || Subir, supporter. Il est descontre-temps qu’il faut qu’unsage essuie, Rac. || Essuyerle feu de l’ennemi, recevoir des décharges de canons et defusils, et fig. essuyer le premier feu, recevoir le premierdes manifestations de colère, des reproches, etc. || S’es-suyer, v. r. Oter l’humidité, les taches qu’on a sur soi.EST (ail. Ost),s. m. Celui des quatre points cardinauxui est du côté du soleil levant. |1 Par extens. La partieu ciel, de la terre, d’une contrée, qui est du côté del’est. Un vent d’est. || Adj. Longitude est.
ESTACADE (ital. steccata), s. f. Grosses et longuespièces de bois garnies de fer et de chaînes qu’on meta l’entrée d’un port, dans un chenal, pour les fermer.
ESTAFETTE (ital. staffetta; anc. h. ail. staph, pas),s. f. Courrier qui porte le paquet d’une poste à l’autre.
ESTAFIER (ital. staffiere), s. m. En Italie, domes-tique armé et portant manteau. 11 En France, en mau-vaise part, laquais de haute taille.
ESTAFILADE (ital. staffilata), s. f. Grande coupure.Une estafilade sur le nez. Ce manteau a une estafilade.ESTAFILADÉ, ÉE, p. p. d’estafilader.ESTAFILADER, v. a. Faire, donner une estafilade.
* ESTAGNON (lat. stannum), s. m. Sorte de bouteilleen cuivre étamé, usitée dans le midi de la France.
ESTAME (lat. stanien), s. f. Laine tricotée dont on faitdes bas et d’autres pièces d’habillement.
ESTAMET (dim. d ’estame),s. m.Petite étoffe de laine.
* ESTAMETTE, s. f. Voy. estamet.
ESTAMINET (orig. inc.), s. m. Café où l’on fume. |l Lasalle particulière où l’on fume dans un café. || Fig. Ton,langage d’estaminet, ton, langage sans gêne.
* ESTAMPAGE, s. m. Action d’estamper. Prendre l’es-tampage d'un monument épigraphique. || Action d’im-primer des ornements dans les pâtes céramiques. || Opé-ration par laquelle on donne la forme convenable à despièces de tôle, etc. découpées à l’emporte-pièce.
ESTAMPE (ital. stampa),s. f. Image imprimée par lemoyen d’une planche gravée. 11 Outil servant à estamper.ESTAMPÉ, ÉE, p. p. d’estamper.
ESTAMPER, v. a. Faire une empreinte avec une ma-trice gravée. On estampe la monnaie avec le balancier.
* ESTAMPEUR, s. m. Orfèvre, bijoutier qui estampe.
11 Adj. Les balanciers estampeurs à la Monnaie.
* ESTAMPILLAGE, s. m. Action d’estampiller.ESTAMPILLE (Il mouillés. Dim. d'estampe), s. f. Em-preinte appliquée sur des lettres, brevets, diplômes, etc.pour en constater l’authenticité. || Marque attestant laprovenance de certaines marchandises. || Marque apposéeà des livres pour indiquer la bibliothèque à laquelle ilsappartiennent, et aussi pour leur permettre de circuler.j| Instrument avec lequel on fait les estampilles.
ESTAMPILLÉ, ÉE, y), p. d’estampiller.ESTAMPILLER, v. a. Marquer d’une estampille.
» ESTANT, voy. en estant.
ESTER (lat. stare), v. n. T. de palais usité seule-ment à l’infinitif ; Ester en jugement, poursuivre uneaction en justice ou défendre à cette action.
ESTÈRE (esp. estera, du lat .storea), s. /".Natte de jonc.ESTERLIN (voy. sterling), s. m. Nom d’une anciennemonnaie. 11 En orfêvr. Poids de vingt-huit grains et demi.ESTEUBLE, s. f. Voy. éteule.
ESTHÉTIQUE (xiaQ-rni/.àj), s f. Science qui déter-mine le caractère du beau dans les productions de lanature et de l’art ; philosophie des beaux-arts.
* ESTHÉTIQUE, adj. Se dit de ce qui se rapporte ausentiment du beau. Appréciation esthétique.
ESTIMABLE .lat. leslimabilis', adj. Qui mérite d’êtreestimé. || Qui a des qualités solides, mais non brillantes.Un auteur, un livre estimable.