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ÉTÉ
|| Se donner une renommée éternelle. || Famil. Resterlongtemps, trop longtemps quelque part.
ÉTERNITÉ (lat. œternitas), s. f. Durée qui n’a nicommencement ni lin. L'éternité de Dieu. || De touteéternité, dans l’éternité, d’après le dessein éternellementle même de Dieu. Son heure était marquée de toute éter-nité. || De toute éternité signifie aussi de temps immé-morial. I| Temps qui n’aura point de fin. L’éternité despeines. || L’éternité bienheureuse, le bonheur sans lindes élus. L'éternité malheureuse, le malheur sans fin desdamnés. || Au pl. Eternités, l’éternité passée et l’éter-nité à venir. Notre existence se trouve entre deux éter-nités, Volt. || l'ar exagération, un temps fort long. || Mé-moire éternelle. Se promettre l’éternité.
* ÉTERNUE [éternuer), s. f. Nom, chez les herboris-tes, de la ptarmique vulgaire.
ÉTERNUER (lat. s ternulare), v. n. Faire un éternu-ment. Le tabac me fait éternuer.
* ÉTERNUEUR, EUSE, s. m. et f. Celui, celle qui éter-nue fréquemment.
ÉTERNUMENT, s. m. Mouvement subit et convulsifdu diaphragme, par suite duquel l’air est expiré brusque-ment par le nez et par la bouche.
ÉTÉS1ENS (irpeixi), udj. m. pl. Les vents étésiens,vents du nord qui soufflent dans la Méditerranée après lelever de la canicule, pendant quarante (ours environ.
ÉTÊTÉ, ÉE, p. p. d’étêter. Arbre étêté. || En blas.Se dit des animaux représentés sans tête.
ÉTËTEMENT, s. ni. Mode d’élagage qui consiste à re-trancher les branches qui forment la tête d’un arbre.
ÉTÊTER (es... et tête), v. a. Couper la tète d’un arbre.Étêter des saules. || Par analogie, etêter un clou, etc.
ÉTEUF (é-teu. Voy. étoffe), s. m. Petite balle pourjouer à la longue paume. || Courir après son éteuf, sedonner beaucoup de peine pour ressaisir un avantagequi échappe. || Se renvoyer l’éteuf, se rendre la pareille.
ÉTEULEou ESTEUBLE (lat. stipula), s. f. Chaumequi reste sur place après la moisson faite.
ÉTHER jlat. ccther, x'Mp), s. m. Selon les anciens,substance très-subtile au-aessus de la sphère de l’air,qui était la matière du feu. || Chez les modernes, l’airle plus pur, celui qui est dans les régions supérieuresde l’atmosphère. 11 Par extens. Les espaces célestes. 11 Euphys. Fluide hypothétique, admis pour expliquer lesphénomènes de la lumière et de la chaleur. || En chim.Liquides très-volatils qu’on obtient par la distillationd’un acide mêlé avec de l’alcool. Éther sulfurique.
ÉTHÉRÉ, ÉE (lat. œthereus), adj. Qui est de la na-ture de l’éther, qui appartient à l’éther. || La voûte éthé-rée, le ciel. || Les régions éthérées, l’espace du ciel, etfig. les régions pures et sublimes de l’âme. || Fig. Il sedit des sentiments très-purs et très-élevés. Une piétééthérée. || En chim. Qui aies qualités ou les propriétésde l’éther. Liqueur, odeur éthérée.
* ÉTHÉRIFICATION, s. f. Conversion en éther.
* ÉTHÉRIFIER [éther et lat. facere), V. a. En chim.Convertir, transformer en éther.
* ÉTHÉRIQUE, adj. m. Se dit d’un acide produit parla combustion de l’alcool.
* ÉTHÉRISATION, s. f. Action d’éthériser.
* ÉTHÉRISER, v. a. En chim. Combiner avec l’éther.|| Plonger, en faisant respirer l'éther, dans un état oùla personne perd tout sentiment d’elle-même.
ÉTHIOPS [xWiof) ,s. m. Nom donné à certains oxydeset à des sulfures métalliques, de couleur noire.
ÉTHIQUE (ûÈUaosi, s. f- La science de la morale.|| Adj. Qui appartient à la morale. Préceptes éthiques.
ETHIYIOÏDAL, ALE, adj. En anat. Qui appartient àl’ethmoïde. Les os ethmoidaux.
ETHMOÏDE (ü0,uo,- et ü5oj),adj. En anat. Os eth-moîde et subst. au masculin l’ethmoïde, os du crânedont la lame supérieure est criblée de petits trous, etqui concourt à former les cavités nasales.
ETHNARCHIE (idvxpxix), s. f. T. d antiq. Dignitéd’ethnarque. 11 Territoire possédé par un ethnarque.
ETHNARQUE (idvxpxns), s. ni. T. d’antiq. Celui quicommandait dans une province.
ETHNIQUE (è8ïuw { ), adj. Qui appartient au paga-nisme, dans le style des Pères de l’Église. || En gramm.
ÉTI
Mot ethnique, mot qui désigne l’habitant d’un certainpays. Français est un mot ethnique. || S. m. L’ethni-que, la désignation qui caractérise un peuple.
ETHNOGRAPHE (ë0voj et ypxfziv], s. m. Celui quis’adonne à l’ethnographie.
ETHNOGRAPHIE, s. f. Science qui a pour objet l’é-tude et la description des divers peuples.
ETHNOGRAPHIQUE, adj. Relatif à l’ethnographie.
* ETHNOLOGIE (I0vo; et Idys;), a. /. Traité sur l’ori-gine et la distribution des peuples.
* ETHNOLOGIQUE, adj. Qui concerne l’ethnologie.
* ETHNOLOGISTE.s. ni. Celui qui s’occupe d’ethnologie.ÉTHOLOGIE (ù0oç et ï.cyo;), s. f. Discours ou traité
sur les mœurs et les manières.
* ÉTHOLOGIQUE, adj. Qui appartient à l’éthologie.
* ÉTHOLOGUE, s. m. Celui qui s’occupe d’éthologie.ÉTHOPÉE (éOo; et jroutv), s./'. Peinture des mœurs
et des passions humaines.
* ÉTHOS (n0o;), s. m. Voy. ithos, qui est le même motselon la prononciation des Grecs modernes.
* ÉTHYLE, S. m. En chim. Composé qu’on obtient endécomposant l’éther iodhydrique par le zinc.
ÉTI AGE (b. lat. œstivalwum, le niveau del’élé, du lat.œstas), s. ni. Le plus grand abaissement des eaux d’unerivière. L’étiage est marqué par un zéro.
ÉTIER (lat. œstuarium ), s. ni. Fossé par lequel on faitentrer l'eau de mer dans les marais salants.
ÉTINCELANT, ANTE, adj. Qui étincelle. || Fig. Desyeux étincelants. Les yeux étincelants de joie. || Fig. Quijette un vif éclat, en parlant de ce qui brille moralement,littérairement. Des vers étincelants de beauté.ÉTINCELÉ, ÉE, adj. En blas. Semé d’étincelles.ÉTINCELER (lat. scintillare), v. n. Jeter des étincel-les. 11 Se dit de ce qui brille comme si des étincellesen sortaient. Les étodes étincellent. || Par extens. Leregard, l’œil étincelle, il devient brillant. || Les passionsétincellent par ou dans les yeux. || Fig. Avoir d’écla-tantcs beautés, en parlant des ouvrages d’esprit. || Onpeut dire aussi que les beautés étincellent dans un ou-vrage. || Il se dit môme des personnes. Malgré son fatrasobscur, Souvent Brébeuf étincelle, Boil.
ÉTINCELLE (lat. scintilla), s. f. Parcelle en ignitionet lumineuse qui se détache d’un corps qui brûle oud’un corps qu’on a choqué. || Fig. L’étincelle divine quianime l’homme, l’âme, l’intelligence. || Fig. Ce qui estcomparé à une étincelle qui met le feu ou à une étincellequi jette une courte et vive lumière. Une étincelle decourage. Des étincelles de génie. || En phys. Étincelleélectrique, trait de lumière et de feu qui part soudaind’un corps électrisé, quand on en approche un autre.
ÉTINCELLE MENT, s. wi. Éclat de ce qui étincelle.
11 Scintillation, en parlant des étoiles.
ÉTIOLÉ, ÉE, p. p. d’étioler.
ÉTIOLEMENT, s. m. En bot. État d’une plante qui,ayant crû dans un endroit obscur ou peu éclairé, n’afourni que des pousses grêles, allongées, d’un blanc jau-nâtre. || Enméd. Affaiblissement morbide qui survientchez les individus soustraits à l’influence de la lumièreet d’un air pur et vif. || Fig. L’étiolement de l’esprit.
ÉTIOLER [éteule), v .a. Eu bot. Causer l’étiolement.|| En méd. Produire l’étiolement sur une personne.|| S’étioler, v. r. Devenir étiolé. || Par exlens. Un en-fant qui s’étiole. || Fig. Il se dit du caractère, de l’in-telligence, des grâces, de l’esprit, de la beauté, etc.
ÉTIOLOGIE (atTioioytx), s. f. En philos. Étude surles causes des choses.
* ÉTIOLOGIQUE, adj. Qui a rapport à l’étiologie.ÉTIQUE (le même que hectique), adj. Enméd. anc.
Qui est dans l’étisie. || Fièvre étique, lièvre habituellequi amaigrit le corps. On dit aujourd’hui hectique. || Parextens. Très-maigre. Corps, visage étique.
ÉTIQUETÉ, ÉE, p. p. d’étiqueter.
ÉTIQUETER, v. a. Marquer d'une étiquette. Étiqueterdes papiers, des marchandises.
ÉTIQUETTE (flamand stikke), s. f. Petit écriteauqu’on met sur des objets pour reconnaître ce qu’ilssont. || Autrefois, petit écriteau qu’on fixait sur un sacde procès, avec les noms du demandeur, du défendeur,du procureur, etc. || Fig. Juger, condamner sur l’éti-