feit, s’occuper du point de la discussion, et famil. en ve-nir à l’essentiel, au principal, à l’intéressant. || Elliptiq.Au l'ait. || Au fait, tout bien considéré. || Erreur defait, se dit quand on s’appuie sur un fait qui n’est pas réel.H C’est un fait à part,c’est un autre fait, c’est autre chose,e’est une autre affaire. 11 Mettre, poser en fait, avancer uneproposition incontestable. || Se mettre au fait, s’instruirede quelque chose, s’yfaire, s’y former. ||Enjurispr. Il sedit par opposition à droit. La possession de fait. 11 Toutethose dont on a reconnu, constaté la réalité. L’observa-tion des faits. 11 Ce qui concerne quelqu’un, ce qui lui estspécial. Tout son fait, croyez-moi, n’est rien qu’hypocri-sie, Mol. || Conduite. Il y a un peu de malice dans sonSait. || Ce qui est convenable à quelqu’un. Cet emploiserait bien son fait. J| La part qui revient à quelqu’un.Chacun a eu son fait. || Fig. Donner à quelqu’un sonlait, se venger de lui, le battre dans une discussion, dansane lutte, dans un combat. || Le bien, la fortune dequelqu’un. Bienheureux celui qui a tout son fait bienjfdacé, Mol. || Dans le fait, loc. adv. Iléellement, effec-tivement. || Parle fait, même sens. || De fait, loc. adv.En réalité, véritablement. || En effet, certainement. || Etjbe fait, même sens. |[ Es fait iie, loc. prêt). En ce quiconcerne. Maître en fait d’armes. j| Si fait, toc. adv. Aucontraire, quand on veut affirmer ce qu’un autre nie.|j Tout à fait, loc. adv. Entièrement.
FAIT, AITE, p.p. défaire. || Bienfait, mal fait, ayantle corps bien ou mal proportionné. || Esprit bien fait,mal fait, personne dont la raison est, n’est pas saine etdroite. || Être fait pour, être propre à, capable de, des-tiné à. ]| Habillé, arrangé. Suis-je fait en voleur ou bien«n assassin? Corn. || Homme fait, homme arrivé à laforce de l'âge. || Qui est à point pour être mangé. De laviande faite. || Phrase faite, phrase consacrée dans saconstruction et dans laquelle on ne peut rien changer.||À prix fait, à prix convenu. || C’en est fait, la eliose estaccomplie. | j C’est fait de moi, je suis perdu. 11 On trouveaussi : C’en est fait de, par un pléonasme vicieux de enet de. || Prov. Ce qui est fait est fait, quand une choseest accomplie, il faut en prendre son parti.
FAÎTAGE [faîte], s. m. Nom de la pièce de bois qui faitJe sommet de la charpente d’un bâtiment. [| Plomb outuiles concaves qui protègent le haut d’un toit.
FAITARDISE (anc. fr. faitard, de fait et lard), s. f.T. vieilli. Paresse, fainéantise.
FAÎTE (lat. fastigium), s. m. La partie la plus élevée'd’un édifice. |l Syn. de faîtage. || Par extens. La partiela plus haute de quelque chose a’élevé. Le faîte d’unecheminée. || Fig. Le plus haut point. Le faîte des gran-deurs. 11 Côté opposé à la lisière dans les draps, les étoffes.
FAÎTIÈRE (faîte), adj. f. Qui est placée au faîte d’uncomble. Tuile faîtière. Ho./ - . Faîtière, tuile à demi-canal qui recouvre le faîte d’un toit. 11 Sorte de lucarnepratiquée dans le toit.
FAIX (fê. Lat. fascis ), s. m. Charge sous laquelle onplie. || Par extens. Charge. || Fig. Il ne peut porter toutseul le faix de tant de grandes affaires. || Absol. Succom-ber sous le faix, plier sous le faix, ne pas pouvoir sup-porter quelque chose qui accable. || Poétiq. Le faix desans. || Se dit en parlant d’un bâtiment qui s’est affaissécomme il doit faire. Ce bâtiment a pris son faix.
FAKIR, s. m. Yoy. faquir.
FALAISE (h. ail. felisa, rocher), s. f. Terres ou ro-chers escarpés le long de la mer.
FALAISER, v. n. T. demar. Briser contre une falaise,en parlant de la mer. 11 Peu usité.
FALARIQUE (lat. falarica), s. f. T. d’antiq. Espècede lance, entortillée d’étoupes pleines de soufre et d’au-tres matières inflammables, qu’on lançait pour mettre lefeu aux maisons, aux tours en bois.
FALBALA (orig. inc.), s. m. Bande d’étoffe plissée quel’on met au bas et autour des jupes. || Aujourd’hui, ondit volant. || On met aussi des falbalas à des rideaux.
FALCIDIE ou FALCIDIENNE (lat. lex falcidia), adj.f. En droit rom. Quarte falcidie ou falcidienne, portiondont l’héritier testamentaire, chargé de legs excessifs,avait le droit de faire la distraction. j| Subst. La falcidie.
FALLACE (lat. fallacia ), s. f. Action de tromper enquelque mauvaise intention. || Il est vieux.
FALLACIEUSEMENT, adv. l)’unc manière fallacieuse.
FALLACIEUX, EUSE (lat. fallaciosus) , adj. Quitrompe etégarepournuire. Homme, serment fallacieux.
FALLOIR (lat. fallere), V. n. impers. Faire besoin.Il lui fallait cent francs. || Il se dit de l’argent à donnerpour achat d’une marchandise, pour prix d’un salaire.Combien vous faut-il pour votre marchandise ? [ | Employéavec le pronom personnel se et précédé de la particuleen, ce verbe indique une différence en moins, et il se con-juguecommeles verbes réfléchis avec le verbe être. 11 s’enfaut tant que la somme y soit. Il ne s’en est pas fallu l’é-paisseur d’un cheveu. 11 On le dit aussi avec la prépositionde. 11 ne s’en est fallu que d’un moment, Yolt . 11 II se con-struit avec que et le subjonctif. Il s’en fallait qu’il n’eutachevé. || Il s’en faut beaucoup, il s’en faut bien, la dif-férence en moins est grande. Il s’en faut beaucoupqu’il ait satisfait l’attente du public. || On dit aussi :Beaucoup s’en faut; il s’en faut de beaucoup. || Avecne surabondant (qu’il vaut mieux ne pas mettre). Il s’enfallait beaucoup que tout ne fût fait, Fontexelle. |j 11s’en faut peu, peu s’en faut, la différence en moins estpetite, locution qui a pris le sens de presque. Feus’en est fallu que je ne vinsse. I] Il s’en faut de peu,s’emploie quand il s'agit d'une différence en quantité.|| Après il s'en faut, il s’en faut beaucoup, de beau-coup, il s’en faut peu que, le verbe de la propositionsubordonnée ne prend ne que si la première proposi-tion est interrogative ou renferme une expression né-gative. || Falloir, être de nécessité, de devoir, d’obliga-tion. Il ne faut pas croire tout ce qu’on dit. || Avec queil veut le subjonctif. 11 faut bien que je pleure, Coin.
« En ce sens il est peu usité à rinlinitif.il va falloir partir.
Il, dans le langage familier, peut se supprimer. Fallutpartir. 11 Faut-il ? fallait-il ? etc. s’emploie pour exprimerun regret. Fallait-il qu'il entreprît ce fatal voyage?11 Avec ellipse du verbe qui précède. Parler plus qu’ilne faut (s. e. parler). || Il le faut, cela est nécessaire.|| Un homme comme il faut, homme de bon ton, de bonnecompagnie. L’air très comme il faut. || Si faut-il que ouencore fact-il QCE, loc. conj. Il est nécessaire, malgrétout, que. |1 Tant s’en faut que, loc. conj. Bien loinque. |i Famil. Tant s’en faut qu’au contraire, s’emploiepour dire simplement au contraire.
FALOT (fa-lo. Anc. fr . fanot, de ^kvo's), s. m. Grandelanterne. || En blas. Meuble d'armoiries en forme de vaseavec un manche. 11 T. de mar. Le falot ou fanal est la lan-terne dorée sur son chandelier, au plus haut de la poupe.
FALOT, OTE (fa-lo. Orig. inc.l, adj. Plaisant, drôle,grotesque. Conte falot. || Subst. 11 fait le falot.
FALOTEMENT, adv. D’une manière falote.
* FA LOTERIE, s. f. Acte de falot.
FALOURDE (orig. inc.), s. f. Fagot de quatre ou cinqbûches liées ensemble.
FALQUER (lat. fictif falcare, faucher), v. n. T. demanège. Faire falquer un cheval, le faire couler sur leshanches en deux ou trois temps.
* FALSIFIABLE, adj. Qui peut être falsifié.FALSIFICATEUR, s. m. Celui qui falsifie.FALSIFICATION, s. f. Action de falsifier ; résultat decette action. La falsification des monnaies. || Altérationvolontaire et frauduleuse des substances alimentaires,des vins, des alcools, d'une substance médicamenteuse.
11 Altération des textes, des faits.
FALSIFIÉ, ÊE, p. p. de falsifier.
FALSIFIER (lat. falsificare), v. a. Altérer avec des-sein de tromper. Falsifier l’écriture, un seing, etc.|| Altérer une substance par un mélange. || Falsifier dela monnaie, en altérer la valeur. || Ne pas rendre, nepas rapporter les choses telles qu’elles sont. || Donnerune fausse apparence. || Falsifier les clefs, faire defausses clefs. || Se falsifier, v. r. Être falsifié.
FALUN (orig. inc.), s. m. Débris coquilliers de diversâges formant des dépôts meubles, exploités en quelquesendroits pour l’amendement des terres.
* FALUNAGE, s. m. Action de déposer du l’alun sur lesterrains en culture, pour les amender.
FALUNÉ, il, p. p. de faluner.
FALUNER, r. a. Amender un champ avec du falun.» FALUNEUR, s. m. Ouvrier qui exploite le falun.