FOU
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la confondre. Cette chute m'a foulé le poignet. || Se fou-ler, fouler à soi. Se fouler le pied, |! Fig. et popul. Il nose foule pas la rate, il ne se donne ni mal ni peine. || F.il. Exercer une action de pression. On feutre en foulant.
11 Sedit de l’action de la presse à imprimer sur les feuilles.Il Se fouler, v. r. Être pressé, serré par la foule. || Fig.et famil. Ilne se foule pas, il ne se donne pas beaucoupde peine. )| Éprouver une foulure.
FOULERIE, s.f. Atelier de foulage. || Machine à fouler.
* FOULEUR, s. m. Celui qui foule le raisin dans lacuve. || Synonyme de foulon.
FOULOIR, s. m. Instrument avec lequel on foule ]] Lelieu où l’on foule.
FOULON (lat. fitllo), s. m. Artisan qui prépare lesétoffes de laine en les faisant fouler au moulin. || Moulinà foulon, moulin qui sert à fouler les draps. || Terre àfoulon, argile qui sert à dégraisser les draps.
FOULQUE (lat. fulica), s. f. Genre d’oiseaux échas-siers.
FOULURE, s. f. Action de fouler des draps, des peaux.|] Au pl. T. de chasse. Marques légères que le pied ducerf laisse sur l’herbe. j| Blessure d’une partie foulée.Une foulure au pied.
FOUR (lat. furnus), s. m. Ouvrage de maçonnerierond et voûté, où l’on fait cuire le pain. (| Four decampagne, ustensile de ménage, espèce de couvercleen tôle, à double rebord, dont l’un, plus creux, emboîtele plat, et dont l’autre reçoit des charbons allumés.|| Pièce de four, gâteau et autre pièce de pâtisserie cuiteau four. || Petits fours, sorte de petite pâtisserie légèrepour desserts, pour soirées, etc. || Famil. Il y fait chaudcomme dans un four, et absol. c’est un véritable four, sedit d’un endroit où il fait une très-grande chaleur. |j IIy fait noir comme dans un four, se dit d’un lieu très-ob-scur. 11 Grande comme un four, se dit d’une bouche très-étendue. || L’endroit où est le four. Aller au four. j| Lieuxvoûtés et ouverts par en haut, où l’on fait cuire la chaux,le plâtre, etc; || Four à poulet, endroit clos où l’on entre-tient une température suffisante pour faire éclore lesœufs. || Faire four, se disait des comédiens qui refusaientde jouer, quand la recette ne couvrait pas les frais. ]| Au-jourd’hui, se dit d’un comédien ou de tout autre quiéchoue, d’un livre, d’une entreprise qui ne réussit pas.|| On dit dans le même sens : C’est un four. || Prov.Vous viendrez cuire à mon four, vous aurez besoin demoi, et je me vengerai. || Ce n’est pas pour vous que lefour chauffe, la chose, l’affaire n’est pas pour vous.
FOURBE [itol. furbo), adj. Qui a recours, pour trom-per, à des moyens odieux. ]| S. m. et f. Un fourbe.
FOURBE, s. f. Caractère du fourbe; disposition àfourber, habitude de fourber. La fourbe n’est le jeu quedes petites âmes, Cobn. || Acte de fourbe. Sa fourbe futbientôt découverte, Boss.
FOURBE, ÉE, p. p. de fourber.
FOURBER, i). a. Tromper en fourbe. Oui, oui, four-ber un fourbe est une œuvre louable, Destouches.|| Absol. Prendre plaisir à fourber sans dessein, Corx.
FOURBERIE, s. f. Action de fourber. || Par extens.Penchant à fourber.
FOURBI, IE, p. p. de fourbir.
FOURBIR (anc. h. ail. furban), v. a. Polir par lefrottement, en parlant d’ustensiles de fer, de cuivre, etdes armes. |J Se fourbir, v. r. Être fourbi. || Se fourbir,se dît de cuirassiers ou autres qui nettoient leur armure.
* FOURBISSAGE, s. m. Action de fourbir; le résultatde cette action.
FOURBISSEUR, s. m. Artisan qui fourbit et qui monteles sabres, les épées.
* FOURBISSIME (superlatif à forme latine de fourbe),adj. Mot dit par plaisanterie. Très-fourbe.
FOURBISSURE, s. f. Action de fourbir.
FOURBU, UE (p. p. de l’anc. fr. forboire , boire avecexcès), adj. Atteint de fourbure, maladie qui ôte auxchevaux l’usage des jambes. j| Fig. Incapable de mar-cher à cause d’un excès de fatigue. Je suis fourbu.
FOURBURE, s. f. Inflammation du tissu réticulairedu pied chez le cheval, et en général chez les solipèdeset les ruminants.
FOURCHE (lat. furcà), s. f. Instrument à long man-
che, muni, au bout, de dents aiguës, et qui sertà remuerle fumier, les fourrages, etc. || Fig. et famil. Faire quel-que chose à la fourche, le faire négligemment, «rossiè-rement. || Bois fourchu. Une fourche de bois. || T. deniar. Se dit de deux mâts ou mâtereaux réunis vers lesommel pour élever des fardeaux. || Autrefois, fourched’arquebuse, bâton garni d'un fer fourchu dont on se ser-vait pour appuyer le mousquet en tirant. |j Faire la four-che, se dit d’un chemin, d’une rivière, etc. qui se bi-furque. || Fourches patibulaires, gibet à plusieurs piliersélevé dans la campagne. || Fourches Caudines, défilé oùl’armée romaine prise par les Samniles ne fut lâchéequ’après avoir passé sous le joug. || Fig. Passer par lesFourches Caudines, subir des conditions humiliantes.
11 Instrument qui sert à prendre le poisson en l’enferrant.Il En blas. La queue du lion, lorsqu’elle est divisée en deux.
FOURCHÉ, ÉE, p. p. de fourcher. Qui fait la fourche,qui se bifurque. Pied fourché. Chemin fourché. || Enblas. Croix fourchée, celle dont les branches sont termi-nées par trois pointes. || Pied fourché, bureau où l’onpayait les droits d’entrée sur le bétail qui a le pied fendu.
* FOURCHÉE, s. f. La quantité de fumier, de foin, defourrage qu’on enlève d’un coup avec une fourche.
* FOURCHE-FIÈRE (lat. furca ferreu ou fera), s. f.Fourche â deux dents longues, aiguës et solides.
FOURCHER, v. n. Faire la fourche. Un arbre qui four-che. |] Être bifurqué. Le chemin fourchait. || Fig. Cettefamille, cette race n’a point fourché, elle n’a forméqu’une seule branche. || Fig. La langue fourche, quandelle prononce un mot pour un autre. || Se fourcher, v.r. Prendre une disposition fourchue. || Se bifurquer.
* FOURCHETÉE, s.f. Ce qu’on peut prendre en uneseule fois avec une fourchette.
FOURCHETTE (dim. de fourché), s. f. Ustensile detable à trois ou quatre dents dont on se sert pour pren-dre les morceaux dans son assiette. |] Grande fourchette,la fourchette à découper. |j Déjeuner à la fourchette,manger de la viande en déjeunant. || Fig. et famil. On ditaussi : Une bonne fourchette, un homme qui mange bien.Il a un joli coup de fourchette. || La fourchette du pèreAdam, se dit par plaisanterie quand on prend avecles doigts ce qui se mange ordinairement avec une four-chette. || Au hasard de la fourchette, se disait de cesétablissements où l’on plongeait la fourchette dans lepot pour un sou, avec droit de garder ce qu’on ame-nait, et fig. sans choix, sans discernement. || Sorte de pieufourchu dont les arquebusiers se servaient pour appuyerleur arme en tirant. || Le petit os divisé en deux bran-ches qui est entre les deux ailes d’une volaille. |] Popul.La fourchette de l’estomac, le bréchet. 11 Partie du sabotducheval située à sa face inférieure. || Au jeu de cartes,avoir la fourchette, avoir la dame et l’as.
FOURCHON, s. m. Chaque branche d’une fourche,d’une fourchette. || Fourche d’un arbre, l’endroit d’oùsortent les branches.
FOURCHU, UE, adj. Qui fait la fourche. Une queuefourchue. 11 Arbre fourchu, arbre qui se bifurque. 11 Fairel’arbre fourchu, se poser la tête en bas et les pieds enhaut écartés l’un de l’autre. || Pied fourchu, pied fendudes animaux ruminants. || Les pieds fourchus, les bœufs,moutons,etc.ou en général tous les animaux quiruminent.|| Pied fourchu, pied attribué par la mythologie aux syl-vains, et parimitation au diable. || Fig. Il a le pied four-chu, se dit d’un homme méchant, dangereux, mécréant.
FOURGON {fourche), s. m. Longue perche garnie defer pour remuer la braise dans le four. 11 Prov. La pellese moque du fourgon, se dit de deux personnes égale-ment ridicules, qui se moquent l’une de l’autre, oud’une personne qui blâme dans une autre ce qu’onpourrait reprendre en elle-même.
FOURGON (orig. inc.), s.m. Longue voiture couvertedont on se sert dans les équipages militaires et dans lesvoyages, pour porter les bagages, les provisions.
FOURGONNER, v. n. Remuer la braise du four avecle fourgon. || Famil. Remuer le feu avec les pincettes.]| Par extens. Fouiller en dérangeant tout.
FOURMI (lat. formica), s. f. Petit insecte hyménop-tère qui vit en société sous terre. )| Fig. Se faire pluspetit qu’une fourmi, s’abaisser, s’humilier. || Avoir des