F HE
495 —
FRI
FRELATERIE, s. f. Synonyme de frelatage.
FRELATEUR, s. m. Celui qui frelate du vin, des dro-gues, ete.
FRÊLE (lat. fragilis), adj. Qui a peu de solidité, derésistance. Une frêle barque. Ma vieille et frêle machine,Volt. 1| Par extens. Un corps, une santé frêle. || Fig. Labeaute du visage est un frêle ornement, Mol.
FRELON [frêle ], s. m. Nom vulgaire de la guêpe fre-lon. || Fig. Celui qui, étant incapable de faireun ouvrage,cherche à le décrier, et quelquefois à s’en emparer.
FRELON, s. m. lloux-frelon, petit-houx ou housson.
FRELUCHE (orig. inc.),,?./'. Petite houppe desoie sor-tant d’un bouton, d’un gland, etc. || Nom de certainspetits fils q û volent en l'air dans les beaux jours del'été, |j S. f. pl. Fig. Choses frivoles et badines.
FRELUQUET (dim. de freluche), s. m. Homme léger,frivole et sans mérite. || Adj. Un air freluquet.
FRÉMIR (lat . f réméré), v. n. Produire un bruit parl’agitation de ce qui a beaucoup de parties. J'entendsfrémir les flots. Le feuillage frémit. || Il se dit, par ex-tension. de tout grand bruit., La discorde en fureur fré-mit de toutes parts, Rac. [| Eprouver un mouvement devibration qui produit un frémissement léger, un faiblemurmure. Des cordes à l'unisson frémissent. ]| Il se ditaussi de l’eau qui murmure et s’agite avant de bouillir.|| Fig. Éprouver un tremblement, une sorte de vibrationintérieure par l’effet de la crainte, de l’horreur, de lacolère. Frémir de crante, de colère, ete. || Fig. Cela faitfrémir le bon goût. || Cela fait frémir la nature, se dit dece qui cause beaucoup d’horreur.
FRÉMISSANT, ANTE, adj. Qui frémit. Des coursiersfrémissants. Les vagues frémissantes.
FRÉMISSEMENT, s. m. Bruit de ce qui s’agite enbeaucoup de parties. Le frémissement du feuillage, del'océan, de l'air, etc. || Par extens. Toute espèce de grandbruit. || Mouvement léger de vibration, surtout en par-lant des corps sonores. Le frémissement d’une cloche, descordes d’une harpe. || Bruit particulier produit par ledégagement de l’air contenu dans de l’eau qu’on faitchauffer sur un foyer. || En méd. Tremblement des mem-bres ou de tout le corps qui précède ou accompagne lefrisson delà lièvre. || Fig. Émotion de celui qui frémit.Frémissement d’horreur, de plaisir, etc.
* FRÊNAIE (frê-nê. Frêne), s. f. Lieu planté de frênes.
FRÊNE (lat. fraxinm), s. m. En bot. Genre delàfamille des oléaeées. |j Arbre forestier dont le bois estblanc et , sans nœuds. j| Bois de cet arbre.
FRÉNÉSIE (lat. phrenesis), s. f. Ane. t. de méd. Étatde délire, de furmr, qui survient dans quelques maladiesde l’encéphale. Charles VI tombé en frénésie, Volt. || Parextens. Fol emportement comparé à la frénésie du malade.
FRÉNÉTIQUE (lat. phreneticus ), adj. En méd. Qui arapport à la frénésie, ou qui en est atteint. || Subst. C’estun frénétique cjoi s’élance hors de la porte de l’hôpital,Diueb. || Pousse jusqu’à la frénésie. Passion frénétique.
FRÉQUEMMENT, adv. D’une manière fréquente.
FRÉQUENCE (lat. frequentia), s. f. Il se dit de ce quiarrive, de ce qui se fait plusieurs fois. J ) En méd. La fré-quence du pouls, la succession rapide de ses battements.
FRÉQUENT, ENTE (lat. frequens), adj. Qui arriveplusieurs fois. De fréquentes entrevues. |] En méd. Poulsfréquent, pouls qui bat plus vite qu’à l’ordinaire. || Res-piration fréquente, mouvement de respiration plus accé-léré que dans l'état normal.
FRÉQUENTATIF, IVE (lat. frequrntativus), adj. Engramm. Mots fréquentatifs, mots dérivés qui indiquentune action faite fréquemment. Criailler est un mot fré-quentatif. || Subst. Un fréquentatif.
FRÉQUENTATION lat. frequenlatio ), s. f. Action defréquenter. La fréquentation des gens de bien. || La fré-quentation des sacrements, le fréquent usage de la con-fession et de la communion.
FRÉQUENTÉ, ÉE, p. p. de fréquenter.
FRÉQUENTER (lat. frequentare ), v. a. Aller souventdans un lieu. Fréquenter les églises, les spectacles, etc.|| Fréquenter les sacrements, en faire souvent usage.|| Avoir di-j. relations habituelles avec quelqu’un, le, visitersouvent. Dites-moi qui vous fréquentez, je vous dirai quivous êtes, Bourdal. || V. n. Il fréquentait au logis de
l’intimé, Patru. Il fréquentait chez le compère Pierre,la Font. || Se fréquenter, v. r. Avoir des relations babiltuelles l'un avec l’autre.
_ FRÈRE (lat. frater), s. m. Celui qui est né du mêmeère et de la meme mère, ou seulement de l’un des deux.Fig. Celui qui a les sentiments d’un frère. En lui jetrouve un frère. || Frère de pire et de mère on friregermain, voy. germain. || Frère de père ou frère consan-guin, voy. consanguin. || Frère de mère ou frère utérin,voy. utérin. || Frère de lait, le fils de la nourrice parrapport au nourrisson, et réciproquement. || Beau-frère,voy. beau-frère. || Titre que les rois, les empereurs dela chrétienté se donnent entre eux en s’écrivant ou enparlant l’un de l’autre. |] Se dit de tous les hommes commeliés par des sentiments de fraternité. Enfants du mêmeDieu, vivons du moins en frères, Volt. || Se dit particu-le rement des chrétiens considérés comme tous enfants;de Dieu par le baptême. || Frère d’armes, camarade deguerre. || Frères d’armes, se disait spécialement de deuxchevaliers qui avaient contracté une alliance d’armes.|| Fig. Il se dit des choses qui ont une certaine commu-nauté. Le sommeil frère de la mort. || Titre que se don-nent les religieux. Frère Antoine. || Au pl. Titre qui sejoint au nom de certains ordres. Les frères de la Doctrinechrétienne. || Les membres d’une même société. Trahirses frères. || Un faux frère, celui qui trahit ses associés.
* FRÉROT (dim. de frère), s. m. Terme familier donton se sert quelquefois dans le sens de frère.
FRESAiE (fre-zê. bat. preesaga avis), s. f. Oiseaunocturne dit aussi effraie.
FRESQUE (ital. al fresco), s. f. Manière de peindrequi consiste à enduire la muraille de mortier et à peindresur cette surface encore fraîche avec des couleurs à l’eau.Peindre à fresque. || Pemture à fresque. Les fresques deMichel-Ange et de Raphaël au Vatican.
FRESSURE (lat. frtxura), s. f. T. de boucherie. Lesgros viscères qui se tiennent, comme les poumons, lecœur, le foie. Fressure de cochon, de veau.
FRET (frè. Ail. Frachl), s. m. T. de mar. Action delouer un bâtiment à un tiers. Prendre, donner un navireà fret. || Prix que l’on paye pour la location d’un navire,ou pour le loyer d’une place dans un navire. || Prix dutransport des marchandises. || La cargaison même.
FRÉTÉ, ÉE, p. p. de fréter.
* FRÈTEMENT, s. m. T. de mar. Action de louer un bâ-timent à un tiers.
FRÉTER, v. a. Donner un navire à louage. || Àbsol.Fréter au mois. || 11 s’emploie parfois abusivement pouraffréter, prendre a louage. || Charger, équiper un navire.
FRÉTEUR, s. m. Celui qui loue ou donne à fret unnavire qui est sa propriété. || Se dit abusivement ducommerçant qui prend le bâtiment à louage.
FRÉTILLANT, ANTE [Il mouillées), adj. Qui frétille.
FRÉTILLEMENT [Il mouillées), s. m. Mouvement dece qui frétille.
FRÉTILLER (Il mouillées. B. lat. fritillare), v. n. Seremuer par des mouvements vifs et courts. Cette carpefrétille encore. || Kamil. Les pieds lui frétillent, se aitd’un homme qui a impatience de s’en aller. || La lan-gue me frétille, j’ai grande envie de parler.
* FRÉTILLON (il mouillées), s. m. et f. Personne quis’agite sans cesse.
FRETIN (b. lat. freto, quart du denier, de l’anglo-saxon feorlhling], s. m. Choses de rebut, de peu de va-leur. || Se dit mssi des personnes. || Le menu poisson.Un carpeau qui n’était encore que fretin, la Font.
* FRETTAGE, v. m. Action de fretter.
FRETTE (dim. contracté de fer], s. f. Lien de fer donton garnit le moyeu des roues, la tête d’un pieu, un canon.
* FRETTE (voy. flèche), s. f. En blas. Barreaux entre-lacés en filets.
FRETTE, ÉE, p. p. de frotter. Pieu fretté.
FRETTÉ, ÉE ( frette ), adj. En Lias. Couvert de bâtonscroisés en sautoirs, qui laissent des espaces vides et égauxen forme de losanges.
FRETTER, v. a. Garnir d’une frette. Fretter uneroue, un pieu, un canon.
FREUX (mot germanique), s. m. Espèce de corbeau.
FRIABILITÉ, s. f. Qualité de ce qui est friable.