FRO
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FRO
FROIDUREUX, EUSE, adj. Qui amène la froidure.
FROISSÉ, ÉE, p.p. de froisser.
FROISSEMENT, s. m. Action de froisser ; résultat decette action. Le froissement des vêtements, d’un membrecontre une pierre, etc. 11 Fig. Choc, lutte. Le froissementdes intérêts, des amours-propres. || Offense, désagré-ment. 11 a éprouvé des froissements.
FROISSER (lat. fricare), v. a. Frotter fortement, demanière à produire un commencement d’écrasement.
I Froisser des épis, en faire sortir le grain par la pression.
| Chiffonner, f aire prendre des plis irréguliers. Froisserdu drap. || Meurtrir par une pression violente, par unchoc. L’un me heurte d'un ais dont je suis tout froissé,Boil. || Se froisser un membre, avoir un membre froissépar... || Fig. Offenser, choquer. Froisser les intérêts, lesamours-propres. || Se froisser, v. r. Être froissé. || Fig.Se piquer, prendre de l'humeur.
FROISSURE, s. f. Impression produite sur un corpspar le froissement. La froissure d’une étoffe.
FRÔLÉ, ÉE, p. p. de frôler.
FRÔLEMENT, s. m. Action de frôler, l’effet d’unechose qui frôle. Le frôlement de la langue contre lepalais. Je sentis le frôlement de sa robe.
FRÔLER (lat. frictulare, dim. de fricare), v. a. Tou-cher légèrement en frottant. La halle le frôla.
FROMAGE Ib. lat. formaticum), s. m. Substancealimentaire préparée avec la crème ou le caséum du lait,et plus ordinairement avec ces deux matières unies.| Masse de fromage en pain. Fromage de Gruyères.| Famil. Entre la poire et le fromage, au dessert, lorsquea gaieté excitée par la bonne chère fait parler librement.| Fromage à la crème, celui qui est fait avec du bon laitauquel on ajoute de la crème. || Fromage à la glace oufromage glacé, mets composé de crème, de sucre, etc. etfrappé de glace. || Par extens. Fromage de cochon, hachisde charcuterie. || Fromage d’Italie, foie de veau ou decochon haché et pilé avec du lard et de la panne.
FROMAGER, ÈRE, s. m. et Celui, celle qui fait ouui vend des fromages. || S. m. Vaisseau perce de trousans lequelon dresse le lait caillé pour faire des fromages.
FROMAGER (fromage), s. m. En bot. Genre de lafamille des sterculiacées ; ce sont des 'arbres de l’Améri-que tropicale, très-grands et portant des fruits très-gros.
FROMAGERIE, s. f. Fabrique, commerce de fromages.
II Chambre où l’on fait sécher les fromages ; lieu où onles conserve. || Boutique, marché où On les vend.
FROMENT (lat. frumentum ), s. m. La meilleure es-pèce de blé. || Le grain du froment. Un hectolitre de fro-ment. || Dans le langage mystique, le froment des élus,ce qu’il y a de plus saint dans la doctrine. || Se dit aussides âmes les plus pures, les plus saintes.
FROMENTACÉE, adj. f. Se dit des plantes qui ont durapport avec le froment, comme les orges, les chiendents.
* FRONCE (voy. froncer), s. f. T. de couture. Sorte depli formé par le fil d’un point devant passé dans uneétoffe et tiré pour en diminuer la largeur ou l’ampleur.
11 Pli défectueux qui se trouve dans le papier.
FRONCÉ, ÉE, p. p. de froncer. Corsage froncé.
FRONCEMENT, s. m. Action de froncer; élat de cequi est froncé. Le froncement des sourcils.
FRONCER (lat. frons), v. a. Rider en contractant,en resserrant. Le rhinocéros ne peut ni froncer, ni con-tracter sa peau, Brrr. || Froncer les sourcils, les rappro-cher, ce qui est souvent un signe de mécontentement.|| Coudre à plis serrés. || Froncer une jupe, faire desfronces au haut de cette jupe. 11 Se froncer, v. r. Se rider.
FRONCIS (fron-si), s. m. Les plis d’un vêtementfroncé. Faire un froncis à une manche.
FRONDE (lat. funda), s. f. Arme à jet, consistant enun fond de cuir suspendu par deux cordes. || Enchir.Bandage à quatre chefs. || Rom du parti qui s’insur-gea contre Mazarin et la cour pendant la minorité deLouis XIV ; en ce sens on met une majuscule.
* FRONDE (lat. frons, frondis), s. f. En bot. Nom qu’ondonne généralement aux expansions membraneuses desacotylédones. Les fougères ont des frondes.
FRONDÉ, ÉE, p.p. de fronder.
FRONDER {fronde), v. a. Lancer avec la fronde.|| Par extens. Il lui fronda une assiette àla tête. || Fron-
der quelque chose ou quelqu’un, le frapper avec unechose lancée. || Absol. S’est dit, sous la minorité deLouis XIV, pour prendre part aux intrigues, aux luttesde la Fronde. || Par extens. L’art de fronder et boule-verser les États est d'ébranler les coutumes établies,Pasc. || Faire le mécontent, le critique à l’égard de cho-ses ou de personnes. Bien des gens ont frondé cette co-médie, Mol. || Absol. Cet homme passe sa vie à fronder.
FRONDEUR, s. m. Celui qui lance des pierres avecla fronde. || Frondeur, frondeuse, celui, celle qui, sousla minorité de Louis XIV, appartenait au parti de laFronde. || Par extens. Celui, celle qui parle contre legouvernement. || Celui, celle qui fronde, qui critique.|| Adj. Un siècle, un esprit frondeur. || Celui qui montreune humeur morose, chagrine, qui désapprouve tout.
FRONT (fron. Lat. frons), s. m. Partie de la face quis’étend de l’origine des cheveux aux sourcils et d’unetempe à l’autre. || Fig. Sion a son front dans les cieux,lire. ]| Le front rougit, se dit d’un sentiment de hontequi y fait monter la rougeur. || Fig. N’avoir point de front,n’avoir ni honle, ni pudeur. || Le devant de la tête decertains animaux. Le front d'un cheval, d’un bœuf. || Seditpour le visage entier. Un front sévère. 11 Fig. Humilier,courber, baisser le front, se dit de l’humiliation, de l’a-baissement de la servitude. || Fig. Relever le front, re-prendre du courage, de l’audace, de la fermeté. 11 Le frontlevé, avec assurance, sans craindre aucun reproche. Al-ler, marcher le front levé. || La personne elle-même,dans le langage poétique. Un front couronné. || L’air, l’at-titude, le langage, les manières, surtout en poésie. Ils’avance au trépas Avec le même front qu’il donnait lesÉtats, Corn. || Impudence, effronterie. Quoi ! vous avezle front de trouver cela beau ! Mol. || De quel front, avecquelle impudence. || Un front d’airain, voy. airain. || Fig.et poétiq. Le haut, le sommet. Cette montagne élève sonfront jusque dans les nues. |] Étendue que présente ledevant de certaines choses. Le front d’un bâtiment. || T.de fortilication. Front d’une place, ce qui est compris en-tre les deux bastions voisins. |j La face d une troupe rangéeen ligne. Le front d’un bataillon. || Front de bandière,voy. bandière. | Front de bataille, rang antérieur d’unetroupe ou d’une ligne déployée. 11 Faire front, se dit d’unetroupe qui, étant ae flanc, se tourne de manière à pré-senter le front. || Front! commandement militaire, pourdire à une troupe de faire face. || De front, loc. adv. Pardevant. || Fig. Sans ménagement, sans prendre des biais.Une loi qui attaque de front un vice. || De front, sur lamême ligne. M. Leibnitz mena de front toutes les scien-ces, Fonten. || Fig. En même temps. Mener deux affairesde front. || Front à front, loc. culv. Opposé l’un à l’autre,en face 1 un de l’autre.
FRONTAL, s. m. Topique appliqué sur le front enforme de bandeau. || Sorte de question, de torture quiconsiste à étreindre avec une corde à nœuds le front dupatient. || Ilseditpourfronteaudecheval (voy. fronteau).
FRONTAL, ALE, adj. En anat. Qui appartient au front.Les muscles frontaux. || Os frontal ou coronal, subst.le frontal, os situé à la partie antérieure du crâne etsupérieure de la face.
FRONTEAU, s. m. Sorte de bandeau appliqué sur lefront. 11 Bandeau que se mettent les Juifs autour du front,et qui porte en inscription le nom de Dieu ou quelquepassage de l’Écriture. || Partie de la têtière qui passe au-dessus des yeux du cheval. || En archit. Petit frontonqu’on met au- dessus des petites portes ou des fenêtres.
FRONTIÈRE {front ), s. f. Limites qui séparent unÉtat d’un autre État. 11 Adj. Qui est sur la frontière. Tillefrontière.
* FRONTIGNAN,s.m. Vin muscat récolté près de Fron-tignan (Hérault). Du vieux frontignan.
FRONTISPICE (b. lat. frontispicium) , s. m. La faceprincipale et la plus haute d’un grand édifice. || Titred’un livre orné de figures gravées ou imprimées. || Gra-vure que l’on place en regard du titre d’un livre et dontle sujet est analogue au but et à l’esprit de l’ouvrage.
FRONTON (front), s. m. Ornement d’architecture, deforme triangulaire ordinairement, qui surmonte et cou-ronne la principale entrée d’un édifice.
FROTTAGE, s. m. Travail du frotteur.