GAI
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bataille ou gage du combat, engagement de combattremanifesté par l'offre d’un gant pour gage, et contractéquand l’ennemi, en ramassant le gant, avait accepté legage. || Fig. Tout ce qui est assimilé à un gage commegarantie. Epée que Laërte lui avait donnée comme ungage de sa tendresse, Fén. || Gage de l’amour, enfant.[| S. m. pl. Ce qu’on paye aux domestiques par an pourleurs services. || Être aux gages de quelqu’un, être payépar lui pour certains offices. || À gages, qui reçoit desgages. Un homme à gages. || En mauvaise part, à gages,qui est payé pour faire quelque service peu honorable,lies applaudissements à gages. || Gages se dit quelquefoisd« salaire d’un capitaine de navire, d’un matelot.
GAGÉ, ÉE, p. p. dégager. || Meubles gagés, ceux quiont été saisis pour la sûreté de quelque dette.
GAGE-MORT, s. m. Voy. mort-gage.
GAGER, v. a. S’engager à..., par une sorte de gage.|| Convenir avec quelqu’un, sur une contestation, quecelui des deux qui aurait tort donnera à l’autre unesomme ou quelque autre chose. || Absol. Gageons. || Ilse dit quelquefois comme simple affirmation. Et moi jegage qu’il ne saurait être approuvé d’aucune personneraisonnable, Mol. || Donner des gages, un salaire, desappointements à quelqu’un.
GAGERIE, s. f. T. de pratique. Saisie-gagerie, sim-ple saisie de meubles sans transport, sans condamnationet même sans permission du juge, ayant seulement pourobjet d’assurer le gage du créancier.
GAGEUR, EUSE, s. m. et f. Celui, celle qui gage, ouqui est dans l'habitude de gager.
GAGEURE (ga-ju-r’), s. /'. Promesse de payer telleou telle somme, de donner tel ou tel objet, stipulée pardes personnes qui ont fait un pari. || Faire gageure que,avancer une chose, en offrant de la soutenir par une ga-geure. || Soutenir la gageure, accepter la gageure quiest proposée, et tig. persévérer dans une entreprise. || Lachose gagée elle-même. Payer une gageure.
GAGISTE, s. m. Celui qui est gagé pour quelque ser-vice sans être domestique. Gagiste de théâtre, de musique.
GAGNAGE (anc. fr. gagner, paître), «. m. Pâtis, pâ-turage où vont paître les troupeaux. || Champs ense-mencés. || T. de chasse. On dit que les bêtes vont augagnage, quand elles vont chercher leur nourriture dansles terres semées de grains ou chargées d’herbe.
GAGNANT, ANTE, s. m. et /'. Celui, celle qui gagne aujeu, à la loterie. || Ad]. Billet gagnant. Carte gagnante.
GAGNÉ, ÉE, p. p. de gagner. || Partie gagnée, partiede jeu où l’on a eu l’avantage. || Donner gagné, recon-naître qu’une personne a l’avantage sur nous.
GAGNE-DENIER, s. m. Celui qui gagne sa vie par untravail corporel, sans savoir un métier en particulier.|| Aupl. Des gagne-deniers.
GAGNE-PAIN, s. m. Ce qui fait subsister quelqu’un,ce qui sert à gagner sa vie, son pain. Un bûcheron per-dit son gagne-pain, c’est sa cognée, la Font. |j 11 sedit aussi des personnes. || Au pl. Des gagne-pam.
GAGNE-PETIT gagner et petit, peu), s. m. llérnou-leur, celui qui va par les rues pour aiguiser des couteaux,des ciseaux. || Aupl. Des gagne-petit.
GAGNER (anc. h. ail. weindanjan, faire paître), v. a.T. de cliafse. Paître, en parlant des animaux de chasse.|| Tirer un profit en général. || Absol. On hasarde de per-dre en voulant trop gagner, la Font. || Gagner de l’ar-gent, devenir possesseur de sommes d'argent par un tra-vail, par des entreprises, etc. || Assurer par le travail.Gagner sa vie en travaillant à la terre. || Absol. Gagnersa vie, gagner de quoi vivre en travaillant. || Acquérirau jeu la possession de quelque chose. || Gagner les car-tes, faire une ou plusieurs levées de plus que son adver-saire. IJ Jouer à qui perd gagne, convenir que le gain dela partie sera pour celui qui la perdra. || Telle carte gagne,signifie que celui qui a cette carte gagne ce qu’on a misdessus. Il Aux loteries, tel billet, tel numéro gagne, un lotest échu à tel billet, à tel numéro. || 11 se dit des avan-tages que l’on remporte. Gagner le prix de la lutte,delà course. || Il se construit quelquefois avec, la prépo-sition sur. Il a gagné le prix sur un tel. || Gagner unebataille, battre l’ennemi. || Gagner un procès, avoir ensa faveur la sentence du juge. || Gagner une gageure,
un pari, avoir l’avantage dans une gageure, dans unpari. 11 Gagner la partie ou absol. gagner, avoir l’avantagedans une partie de jeu. || Fig. Meritor. Il gagne bien sonargent. || Gagner le ciel, le paradis, le mériter par sesœuvres. |j Gagner du temps, s’arranger de manière quele temps soit ménagé, que la chose soit différée, renvoyéeà un meilleur moment. || Il se dit des avantages, des qua-lités qu’une personne ou qu’une chose acquiert. || En unsens opposé, prendre quelque mal, tomber en quelque in-convénient. Gagner un rhume, une pleurésie. || Obtenirquelque chose de quelqu’un. || Acquérir, en parlant descœurs, des esprits, des sentiments. Gagner les suffra-ges, etc. || Se rendre favorable. || Se laisser gagner, per-mettre à sa volonté de céder. 11 En mauvaise part, cor-rompre par des dons ou autrement. J| S’emparer, se ren-dre maître. || Par extens. La mer gagne du terrain. || Fa-mil. Gagner du chemin, du pays, avancer, poursuivre saroute, etfig. faire des progrès, réussir. || Se diriger versun endroit, y parvenir. Ils gagnent leurs vaisseaux, Corn.|| Famil. Gagner la porte, se diriger vers la porte pours’enfuir. || Famil. Gagner le large, gagner les champs,etc. s'enfuir, s’esquiver. || T. de mar. Gagner le vent,le dessus du vent, se mettre, à l’égard d’un autre vais-seau, entre lui et le côté d’où lèvent souffle. || Gagnerau vent, s’approcher du point de l’horizon d’où le ventparaît souffler. || Atteindre, rejoindre, ou même dépasser.[I Gagner quelqu’un de vitesse, arriver avant lui, et fig.le prévenir. || Se propager, faire des progrès. Le feu ga-gnait la maison voisine. 11 La faim, le froid me gagne,s’empare de moi peu à peu.
Gagner, v. n. Devenir meilleur. || Avoir un profit, unavantage. || Avancer en crédit, en considération. Il y ades gens qui gagnent à être extraordinaires, la Bruv.|| Paraître meilleur. Cet ouvrage gagne à la lecture.|| Gagner sur, obtenir que. J’avais gagné sur lui qu’ilaimerait la vie, Cors. || L’emporter. Pourvu que votreamour gagne sur vos douleurs, Corn. || S’étendre, sepropager. L’incendie, le mal gagnait.
Se gagner, v. r. Être acquis à titre de profit. || Etreobtenu, conquis, en parlant du cœur, de l’alfection, etc.
11 Se vaincre, se surmonter. Il y a mille choses sur les-quellesjene saurais me gagner, Mass. || Être contracté-,en parlant de la maladie. Ce mal se gagne.
* GAGNEUR, s. m. Celui qui gagne, qui fait un profit.|| Gagneur de batailles, celui qui remporte des victoires.
GAGUI (ga-ghi.Orig. inc.),s. f. Popul. Fille ou femmequi a beaucoup d’embonpoint et qui est fort enjouée.
GAI, GAIE (anc. h. ail. gâhi, prompt), adj. Qui a dela gaieté. [| Famil. Être un peu gai, être un peu animépar le vin. |l Cheval gai, cheval qui a de la vivacité. || Enblas. Cheval gai, cheval nu sans harnais. || Qui porte lecaractère de la gaieté, en parlant des choses, llumeurgaie. 11 Où règne la gaieté. Un gai repas. 11 Qui inspire dela gaieté. Une chanson gaie. || Appartement gai, apparte-ment bien exposé, qui a une vue agréable. || Avoir le vingai, être de belle humeur quand on a un peu bu. || Enpeint. Couleurs gaies, couleurs vives, légères et bril-lantes. I| La gaie science, le gai savoir, noms que portaitautrefois la poésie des troubadours. || En mus. Syn. d’al-legro. 11 Propos, conte gai, se dit de propos, de contes unpeu libres. 11 Gai ! interjection qui s’emploie pour excitera la gaieté et aussi au mouvement, à faction.
GAÏAC ( guaiacan, nom indigène de cet arbre), s. m.Arbre d’Amérique, de la famille des rutacées, dont Lebois est dur, pesant et résineux.
GAIEMENT ou GAÎMENT, adv. Avec gaieté. Vivregaiement. 11 De bon cœur. Aller gaiement au combat.
GAIETÉ ou GAÎTÉ, s. f. Belle humeur, jf Avoir de lagaieté dans le style, écrire d’une manière agréable etenjouée. || Vivacité de belle humeur franche et commu-nicative. || Pointe de vin. Être en gaieté. || Ce cheval ade la gaieté, il a de la vivacité. || Au pl. Paroles, actionsaies, folâtres. || De gaieté ee cœur, loc. adv. De proposélibéré et sans sujet.
GAILLARD (Il mouillées. Château gaillard, châteaufort), s. m. Gaillard d’arrière, toute la partie du pontsituée à Barrière du mât d’artimon. Gaillard d’avant,tout ce qui est en avant du mât de misaine.
GAILLARD, ARDE (Il mouillées, Mot celtique), ad].