G01
— 523
GOR
GOINFRE (orig. inc.), s. m. Famil. Celui qui mangebeaucoup et salement.
GOINFRER, v. n. Famil. Manger beaucoup, gloutonne-ment, malproprement.
GOINFRERIE, s. f, Caractère, acte de goinfre.
GOITRE lut. gutlur ), s. m. Tumeur qui se développeau-devant de la gorge.
GOITREUX, EUSE, adj. Qui est de la nature du goitre.Tumeur goitreuse. || Qui est affecté de goitre. Les indi-vidus goitreux. || Subst. Un goitreux. Une goitreuse.
GOLFE (ital. golfo, de xàXnoi), s. m. Partie de merqui rentre dans les terres, et dont l’ouverture du côtéde la mer est ordinairement fort large.
* GOMMAGE, s. m. Action de gommer; résultat de cetteaction. Le gommage des enveloppes à lettres.
GOMME |lat. gummî], s. f. Substance visqueuse ettransparente qui découle de certains arbres. Gomme decerisier, de prunier. || Gomme adragant, voy. adhagant.
|j Gomme arabique, gomme fournie par plusieurs plantesdu genre acacia, de la famille des légumineuses mimo-sées. 11 Gomme laque, voy. laqde. || Gomme élastique, voy.caoutchouc. || Absol. Gomme, morceau de gomme élasti-que qui sert à effacer le crayon. 11 Maladie qui vient auxpêchers, aux pruniers, etc. et qui consiste en une plaiede l’écorce avec écoulement d’une matière gommeuse.GOMMÉ, ÉE, p. p. de gommer.
GOMME-GUTTE (lat. gummi guttæ), s. f. Gomme-résine qui, formant avec l’eau une émulsion d’un beaujaune, sert à l’aquarelle. || Au pl. Des gommes-guttes.
* GOMMEMENT, s. m. Action de gommer.
GOMMER, v. a. Enduire dégommé. || En peint. Gom-mer une couleur, y mettre un peu de gomme.
GOMME-RÉSINE, s. f. Produit végétal qui participede la nature des gommes et de celle des résines. || Aupl.Des gommes-résines.
GOMMEUX, EUSE (lat. gummosus), adj. Qui jettede la gomme. Des arbres gommeux. 11 Qui est de la naturede la gomme, qui contient de la gomme.
GOMMIER, s. m. L’acacia des pays chauds qui donnebeaucoup de gomme. |j Nom de plusieurs légumineusesmimosées.
* GOMMIFÈRE {gomme et lat. ferre), adj. En bot. Quiproduit de la gomme.
* GOMMIQUE, rtc//. Quiserapporteauxgommes. || Acidegommique, corps qui, uni à des traces de chaux et au-tres bases terreuses, forme les gommes naturelles.
GOMPHOSE y -u;, s. f. En anat. Espèce d’arti-
culation immobile où les os sont emboîtés.
GOND (gon. B. lat. gumphus, de y 6/i.foi), s. m. Mor-ceau de fer coudé, rond par la partie d’en haut, sur le-quel tournent les pentures d’une porte. || Fig. Fairesortir, mettre quelqu’un horsdes gonds, exciter sa colère,sa crainte, son impatience, au point qu’il ne soit plusmaître de lui. || On dit aussi : Sortir des gonds.
* GONDOLAGE, s. m. Action de gondoler, de se déjeter,de se renfler, en perlant du bois atteint par l’humidité.
GONDOLE (ital. gondola), s. f. Petit bateau long etplat en usage à Venise. 11 Nacelle d’aérostat. 11 Petit vaseà boire long et étroit, sans pied ni anse. || Nom de cer-taines voitures publiques. Gondoles parisiennes.
* GONDOLÉ, ÉE, adj. T. de mar. Construit en formede gondole. || Du bois gondolé, du bois déjeté.
* GONDOLER, v. n. T. de mar. Un bâtiment gondole,uand les extrémités s’en relèvent comme celles des gon-oles. || Se gonfler, se déjeter, en parlant du bois.
GONDOLIER, s. m. Baielier qui conduit une gondole.GONFALON ou GONFANON (ital. gonfalone, de l’anc.h. ail. guntfano, bannière de combat), s. m. Echarpe oubandelette terminée en pointe et dont les chevaliers or-naient leurs lances. || Bannière ecclésiastique.
GONFALONIER, s. m. Celui qui porte le gonfalon.Titre du chef de plusieurs républiques de l’Italie. || Onit aussi gonfanonier.
GONFLE, ÉE, p. p. dé gonfler.
GONFLEMENT, s. m. État de ce qui est gonflé.GONFLER (lat. conflare), v. a. {tendre plus amplepar une distension intérieure. Gonfler une vessie. || Parextens. L’orage gonfle les torrents. || Gonfler se dit aussides aliments qui produisent des flatuosités, un sentiment
de distension. || Fig. Agir sur l’àme comme, ce qui gonfleagit sur le corps. Sa fortune l’a gonflé d’orgueil. || y.n. Devenir gonflé. Cette pluie fera gonfler le raisin. |j Segonfler, v■ r. Devenir gonflé. Ses veines se gonflent. || Lecœur se gonfle quand il devient gros et qu’on a enviede pleurer. || On dit aussi que le cœur se gonfle de joie.
|| Fig. Éprouver un sentiment qui gonfle laine commel’air gonfle un ballon. Se gonfler d’orgueil.
* GONG (gongh’), s. m. Syn. de tam-tam.
GONIN (nom d’un faiseur de tours célèbre), s. m. Em-ployé seulement dans : Maître gonin, homme adroit,rusé, fripon. Un tour de maître gonin.
GONIOMÈTRE (ywvta et /xirpov), s. m. Instrumentservant à mesurer l’ouverture des angles des cristaux.
|| Appareil approprié à la mensuration de l’angle facial.
GONIOMETRIE, s. f. Art de mesurer les .angles.
GONORRHÉE (y ovàppotx), s. f. En méd. Écoulementmuqueux par le canal de l’urèthre.
GORD (gor. Lat. gurges), s. m. Pêcherie consistant endeux rangs de perches plantées dans le fond de la rivièreet formant un angle dont le sommet est fermé par un filet.
GORDIEN, adj. m. Voy. nœud.
GORET (go-rè. Dim. de l’anc. fr. gore, truie), s. m.Petit cochon. || Fig. etpopul. Petit garçon malpropre.
GORGE (lat. gurges), s. f. La partie antérieure du cou.|| Tendre la gorge au couteau ou simplement tendre lagorge, présenter la gorge pour être égorgé. || Fig. Tendrela gorge, ne plus faire de résistance. || Tenir quelqu’un àla gorge, lui serrer la gorge avec les mains, et fig. le ré-duire dans un état où il ne peut plus faire de résistance.
11 Fig. Prendre quelqu’un à la gorge, lui faire violence, lepresser sans relâche. || Fig. Tenir le pied sur la gorge àquelqu’un, lui mettre, lui tenir le pistolet, le poignard,le couteau sur la gorge, lui faire violence. 11 Fig. Avoirle poignard, le couteau sur la gorge, se dit de la personnequi est l’objet d’une violence. || Couper la gorge à quel-qu’un, le tuer, l’égorger, et fig. le ruiner, faire avorterses desseins, lui faire le plus grand tort. || Se couper lagorge, se donner la mort en s’ouvrant la gorge. ( | Se cou-per la gorge l’un l’autre,s’entre-tuer. J| Se couper la gorgeavec quelqu’un, se battre avec lui. || Il en a menti par sagorge, il en a audacieusement menti. || Gorge se ditaussi des animaux. Le dogue prit le loup à la gorge. || Lededans de la gorge, gosier. Mal de gorge. || Arroser lagorge, boire. || Rire, crier à gorge déployée, à pleinegorge, de toute sa force. || T. de chasse. Ce chien a bellegorge, il a la voix grosse et forte. || En mus. Chanter dela gorge, chanter en resserrant la gorge avec effort. || Ondit dans le même sens : Voix de la gorge. || T. de fau-connerie. Le sachet supérieur de l’oiseau, dit vulgaire-ment poche, et par métonymie ce qui entre dans lagorge, l’aliment. || Gorge chaude, la cnair des animauxvivants que l’on donne aux oiseaux de proie. 11 Fig. Fairedes gorges chaudes, une gorge chaude de quelqu’un oude quelque chose, faire des plaisanteries, exercer sa ma-lignité. || Rendre gorge, se dit de l’oiseau qui rend laviande qu’il a avalée. || Fig. Rendre gorge, restituer parforce ce qu’on a pris ou acquis par des voies illicites.Faire rendre gorge à quelqu'un. || Le sein d’unefemme. Une belle gorge. || Entrée, ouverture plus oumoins rétrécie de certaines choses. || Passage étroit entredeux montagnes. Les gorges du Tyrol. || T. de fortifica-tion. Entrée d’une fortification du côté de la place. Lagorge d’un bastion, d’une redoute. || En archit. Moulureconcave. || Nom de différents oiseaux. Gorge blanche,sylvie grisette et mésange nonnette. Gorge noire, le ros-signol des murailles. Rouge gorge, voy. rouge-gorge.
GORGÉ, ÉE, p. p. de gorger. || En blas. Animal gorgé,celui qui ale cou ceint d’une couronne dont l’émail estdifférent de celui de l’animal. || T. de vétérinaire. Cecheval a les jambes gorgées, il a les jambes enflées.
GORGE-DE-PIGEON, adj. invar. Se dit d’une couleurmélangée qui paraît varier suivant les points de vuecomme la gorge du pigeon. Des robes gorge-de-pigeon.|| S. m. Le gorge-dc-pigeon, la couleur gorge-de-pigeon.
GORGÉE, s. f. Quantité de liquide qu’on peut avaleren une fois. Boire à petites gorgées.
GORGER, v. a. Mettre dans la gorge. || Il se dit de l’ac-tion de l’homme qui gorge des pigeons, des dindons pour