HAB
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IIA G
bientôt les plus habiles, quand nous sommes les plus heu-reux, Boss. || Dans un sens péjoratif, il se dit de celuiqui a quelque industrie mauvaise, quelque habileté fâ-cheuse. Un habile fripon. || Mal habile, voy. malhabile.
Il En parlant des actions, où il y a de l’habileté, qui té-moigne de l'habileté. Cette démarche est habile. || S. m.Celui qui est habile. || Les habiles, ceux qui ont pourhabileté l’intrigue.
HABILEMENT, adv. Promptement, diligemment.
11 Fig. Avec habileté, adresse, intelligence.
HABILETÉ (lat, habilitas), s. f. Qualité de celui quiest habile.
HABILITÉ (lat. habilitas), s. f. Qualité qui rendpropre à, apte à. Nous n’apportons point en naissant l’ha-bilité à faire ces choses, Boss. || Il se dit surtout en ju-risprudence. Habilité à succéder.
HABILITÉ, ÉE, p. p. de habiliter.
HABILITER (lat. habilitare ), v.a. Enjurispr. Rendrequelqu’ un habile à faire quelque chose, lever les obstaclesqui 1 en empêchaient. Habiliter un mineur à contracter.
HABILLAGE [Il mouillées), s. m. T. de cuisine. Pré-paration des pièces qu’on met à la broche. || T. de bou-cherie. Opération qui consiste à écorcher, vider et met-tre en état pour la cuisine les bêtes tuées.
* HABILLANT, ANTE (Il mouillées), adj. Qui sied, quiva bien. Étoffe habillante.
HABILLÉ, ÉE, p. p. d’habiller. Qui est couvert d’unvêtement. || Subst. Un habillé de noir. || Fig. et popul.Un habillé desoie, un porc. || Famil. Un habit habillé,un habit de cérémonie, de grande toilette.
HABILLEMENT [Il mouillées), s. m. Tout ce qui sertà couvrir le corps, sauf la chaussure. || Action d’habil-ler, de pourvoir d’habits. L’habillement des troupes.
HABILLER (Il mouillées. Habile, qui est à point), v.a. T. de cuisine. Dépouiller, vider du gibier, du poissonour l’accommoder. || T. de boucherie. Faire l’habillage’une bête tuée. || Mettre sur quelqu’un les diversespièces d’étoffe dont on couvre le corps. H Donner, fournirdes habits à quelqu’un. || Faire des habits à quelqu’un.j| Absol. Ce tailleur habille très-bien. || Fig. Habillerquelqu’un de toutes pièces ou simplement habiller, endire beaucoup de mal. 11 Faire prendre tel ou tel costume.Habiller des Romains en Perses. || Fig. Habiller unepensée envers, la mettre envers. || Fig. Donner à un per-sonnage un caractère qui lui est étranger. J | Il se dit del’effet que font les babils qu’onqiorte. Ce costume vousbabille très-bien. || Absol. Cette étoffé habille bien, j| Parextens. Couvrir, envelopper. || T. d’art. Draperies figu-res. Il S’habiller, v. r. Mettre des habits. || Se pourvoird’habits. Il s'habille chez les premiers tailleurs. || Il sedit de la manière de s'habiller. Cette femme s’habillebien. j| Absol. S’habiller, se mettre en toilette. || Fig. Secouvrir. Ces imposteurs qui s’habillent insolemment dupremier nom illustre qu’ils s’avisent de prendre, Mol.
HABIT (lat. habitus), s. m. Ce qui se met par-dessusla chemise et le gilet pour couvrir le corps, chez l’homme,et chez la femme, ce qui se met par-dessus le jupon.|| Mettre habit bas, quitter son habit pour se livrer àquelque travail manuel. |) Partie de l’habillement deFhornme ouverte par devant, et à basques plus ou moinslarges. Un habit noir. || Habit long, la soutane. [| Habitcourt, l’habit que les ecclésiastiques portent quelquefoisau lieu de leur soutane. || Le vêtement des religieux etreligieuses. 11 Absol. Prendre l’habit, se faire religieux,religieuse. || Prise d’habit, entrée en religion. |) Prov.L’habit ne fait pas le moine, on ne doit pas juger despersonnes par l’apparence.
HABITABLE (lat. habitabilis), adj. Qui peut être ha-bité, où l’on peut habiter. Maison habitable. || La terrehabitable, la partie du globe terrestre où les hommespeuvent résider.
HABITACLE (lat. habitaculum), s. m. Habitation, de-meure ; il ne se dit que dans le style soutenu et danscelui de l’Écriture. L’habitacle du Très-Haut. Un bourg...habitacle d’impies, la Font. || T. demar. Armoire danslaquelle est placée la boussole ou compas de route.
HABITANT, ANTE, s. m. et f. Celui, celle qui habite,qui fait sa demeure fixe en un lieu. Les habitants desmondes. || Poétiq. Les habitants des forêts, les animaux
sauvages. Les habitants de l’air, les oiseaux. Les habi-tants des eaux, les poissons. || Celui qui possède un do-maine, une habitation dans une colonie. Un habitant dela Martinique. || Adj. En termes de pratique, domicilié.
♦ HABITAT (a-bi-ta. Lat. habitatum), s. m. En bot.Lieu spécialement habité par une espèce végétale.
HABITATION (ht. habitatio), s. f. Action d’habiterun lieu. L’habitation de cette maison est malsaine. [| Ilse dit des animaux. Le tigre lait son habitation dans lescontrées brûlantes. || L’endroit où l’on demeure, domi-cile, maison. Une belle habitation. || En hist. nat. Climatque chaque être vivant préfère. On ne doit pas confondre
I habitation avec l’habitat, qui est un lieu spécial, tandisue l’habitation est un climat, une région. || L’habitation’un animal, les lieux qu’il fréquente habituellement.
II L’établissement qu’une colonie forme dans un pays éloi-gné. || Bien possédé par un particulier aux colonies.
HABITÉ, ÉE ,p.p. d’habiter.
HABITER (lat. habitare ), i>. a. Occuper comme de-meure. || Fig. La paix habite ce séjour. || V. n. Faire sademeure. Habiter à la campagne. || Il se dit des animauxet des plantes. || Fig. Ce n'est point sur ses bords [duPermesse] qu’habite la richesse, Bon. || Il se dit del’impression sanctitiante que Dieu fait sur l’âme. Dieudescend et revient habiter parmi nous, Rac. || En unsens contraire. C’est le pèche qui habite en moi, Saci.
HABITUDE (lat. habitudo), s. f. En hist. nat. Con-formation, configuration d’un végétal ou d’un animal.|| En méd. Habitude extérieure, habitude du corps, laconstitution, l’aspect général du corps. || Par extens. Dis-position acquise par la répétition des mêmes actes. Pren-dre une habitude. La force de l’habitude. (| Habitude sedit des animaux. Les habitudes naturelles de ces oiseaux,Bdff. || Famil. C’est un homme d’habitude, le moindrechangement dans sa manière de vivre le dérange. || Fig.et famil. dans le même sens : C’est un animal, une bêted’habitude. 11 Habitude avec la préposition de suivie d’unsubstantif ou d’un verbe. Aous vous êtes fait une habi-tude de votre présomption, Boord. Je me suis fait unehabitude nécessaire de vous voir, Sév. 11 Habitude avec lapréposition à suivie d'un substantif ou d’un verbe. L’ha-bitude à régner et l’horreur d’en déchoir, Corn. L’habi-tude qu’il a à la flatterie, la Bruy. || Par habitude, pourobéira ses propres habitudes. || D’habitude, selon l’ha-bitude qu’on a. j| Bonne, mauvaise habitude, se dit par-ticulièrement de certaines dispositions de corps ou d’es-prit auxquelles on s’habitue. || Accès auprès de quel-qu’un, fréquentation. Les habitudes qu’il.avait eues avecles plus renommés politiques, Fléch. |j État d’un prêtrehabitué. || Prov. L’habitude est une autre nature, uneseconde nature, elle a beaucoup d’influence sur l’esprit.
HABITUÉ, ÉE, p. p. d’habituer. || Subst. Celui quiva habituellement dans un lieu. Un habitué de la mai-son. |1 Prêtre habitué, ecclésiastique attaché au serviced’une paroisse, sans y avoir ni charge ni dignité.
HABITUEL, ELLE (lat. habitualis), adj. Qui est passéen habitude. Un mal habituel. || En théol. Grâce habi-tuelle, celle qui réside toujours dans le sujet. || En hist.nat. Caractère habituel, celui qui se rencontre dans unêtre organisé sans différence de l’un à l’autre de même es-pèce. || En rhét. Qualités habituelles du style, celles quidoivent s’y trouver constamment, comme la clarté, etc.
HABITUELLEMENT, adv. D’habitude, d’ordinaire.
HABITUER (lat. habituaré), v. a. Faire prendre l’ha-bitude. Habituer les jeunes gens à la fatigue, à obéir.|] S’habituer, v. r. Prendre l’habitude. S’habituer autravail, à supporter la fatigue.
HÂBLER [h aspirée. Esp. hablar), v. n. Parler avecvanterie, avec exagération.
HÂBLERIE (A aspirée), s.f. Langage de celui quihâble.
HÂBLEUR, EUSE (A aspirée), s. m. et f. Celui, cellequi aime à hâbler.
HACHE (A aspirée. Lat. ascia ou anc. h. ail. hacco ),s. f. Instrument de fer tranchant dont on se sert pourcouper et pour fendre du bois et autres choses. Mettrela hache, porter la hache dans un bois. |J Famil. et fig.Ouvrage fait à coups de hache, ouvrage fait très-grossiè-rement. || Instrument de supplice avec lequel le bour-reau tranche la tête. || Les haches que les licteurs por-