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HAN
ouvrage. || Es haleine, loc. adv. En exercice, en habi-tude de travailler soit de corps, soit d’esprit. Se mettreen baleine, se tenir en baleine. || Être en baleine, êtreen train de faire quelque chose;.être en bonne dispo-sition pour faire quelque chose.
HALENÉ, ÉE, p. p., de halcner.
HALENÉE (haleine), s. f. Une bouffée d’air qu’onsouffle par la bouche. |] Cette bouffée d’air accompagnéed’odeur. Une halenée de vin, de tabac.
HALENER (h aspirée. Lat. anhelare), v. n. Pousserson haleine. |] V. a. Sentir l’halcine de quelqu’un. || Enparlant des chiens de chasse, prendre l’odeur d’une bête.
HALER (h aspirée. Scandinave hala), v. a. T. de mar.Faire effort sur une corde attachée à un objet pour pro-duire un effet voulu. |) Attacher avec une corde quelqueobjet embarrassant que l’on veut élever. || Haler à la cor-delle, faire avancer un bateau au moyen d'une corde tiréeà force de bras ou par des chevaux. || T. de mar. Halerle vent ou se haler dans le vent, s’approcher de la direc-tion du vent. 11 Haler sur une manœuvre, faire force des-sus pour la tendre et la tirer. || Se haler, v. r. Être halé
HALER (h aspirée. Angl. to hallow), v. a. En parlantdes chiens, exciter. Haler les chiens après quelqu’un.
HÂLER [h aspirée. Flamand hael, sec), v. a. Rendre leteint brun et rougeâtre, en parlant du soleil et du grandair. Le soleil liâle le teint. |] Faire éprouver aux plantesle liâle. 11 Se hâler, v.r. Être noirci par le hâle.
HALETANT, ANTE (A aspirée), adj. Qui est hors d’ha-leine. || Par extens. Le voyageur... Redouble en vain samarche haletante, Millevoye. j| Fig. Qui soupire pour.Une foule haletante et cupide.
HALETER (fi aspirée. Lat. halitare ), v .y. Respirer,comme quand on est hors d’haleine. 11 Fig. Être désireuxde. Haletant vers le gain, les honneurs, la richesse, A.Chén. Haletant après l’ombrage des bois", Chateaubriand.
HALEUR, EUSE (A aspirée), s. m. et f. Celui, cellequi haie un bateau.
HALITUEUX, EUSE (lat. halitus), adj. En méd. Cou-vert d’une douce vapeur. Peau, chaleur halitueuse.
HALLAGE (h aspirée. Halle),s. m. Droit levé dansleshalles et dans les foires sur les marchandises qu’on y étale.
HALLALI (orig. inc.). Cri de chasse qui annonce que labête est sur ses fins, j | S. m. Air de chasse que les trompesexécutent quand la bête est rendue. Sonner l’hallali.
HALLE (h aspirée. Ane. h. ail. halla, temple), s. f.Place publique ordinairement couverte, où se tient lemarché. || Les dames de la halle, les femmes qui vendentà la halle. || Langage des halles, langage bas et grossier.
11 Magasin public où les gens d’un même commerce tien-nent leurs produits. La halle aux draps. || Fig. Bâtimentouvert à tous les vents. Ce salon est une halle.
HALLEBARDE (Aaspirée. Ane. ail. helmbarte, hache),s. f. Arme d’hast, garnie par en haut d’un fer long, largeet pointu, traverse d’un autre fer en forme de croissant.|| Fig. et famil. Quand il tomberait des hallebardes,quand il pleuvrait à verse.
HALLEBARDIER (Aaspirée), s. m. Garde à pied quiportait la hallebarde.
HALLEBREDA (h aspirée. Orig. inc.), s. m. et f. Sedit d’une personne grande et mal bâtie.
HALLIER (Aaspiréè. Halle), s.m. Celui qui garde lesmarchandises déposées dans une halle. || Marchand quiétale aux halles.
HALLIER (A aspirée. B. lat. hasla, branche), s. m.Réunion de buissons fort épais. || T. de chasse. Filet ditaussi tramail, que l’on tend perpendiculairement.
HALLUCINATION (lat. hallucinatio), s. f. En méd.Perception de sensations sans aucun objet extérieur quiles fasse naître.
* HALLUCINÉ, ÉE, p. p. d’halluciner. || S. m. et f.Un halluciné. Une hallucinée.
* HALLUCINER (lat. hallucinarï), v. a. En méd. Pro-duire des hallucinations, jj S’halluciner, v. r. Éprouverdes hallucinations.
HALO (A aspirée. Lat. halos , de jj.'/rj ', s, m. Cerclebrillant et ordinairement coloré qu’on aperçoit quelque-fois autour du disque du soleil, de la lune et des planètes.
* HALOGÈNE (A aspirée. 'Ai; et y-:vr';), adj. En chim.Corps halogènes, les corps électro-négatifs, tels que le
chlore, l’iode, le brome, etc. qui produisent des sels ense combinant avec les métaux électro-positifs.
HALOIR (A aspirée. Hâler), s. m. Lieu où l’on sèchele chanvre.
H ALOT (ha-lo, A aspirée. Anglo-saxon hal, cavité), s.m.T. de chasse. Trou de lapins dans une garenne.
HALOTECHNIE (A aspirée. "Ai; et Tiyyo), s. f. Partiede la chimie qui traite de la préparation des sels.
HALTE (A aspirée. Ail. Hait), s. f. Station que fontdes gens de guerre, des chasseurs, des voyageurs dansune marche. || Faire halte, s’arrêter. || Faire faire halte,arrêter le mouvement d’une troupe en marche. || Lieufixé pour la halte. HRepasque l’on fait pendant la halte..|| Fig. Pause, interruption momentanée. || Halte ! inter j.dont on se sert pour commandera une troupe de s’arrê-ter. || Ilalte-là! arrêtez-vous, ne continuez pas.
* HALTÈRE (àfrvîps;), s. m. T. de gymnastique. Nom dedeux niasses defer, ordinairement sphériques, réunies parun petit arbre de fer que la main embrasse facilement.
HALURGIE (A aspiree. *AJ; et ipyov), s. f. Art d’ex-traire ou de fabriquer les sels.
HAMAC (ha-mak, A aspirée. Ail. Hangematte), s. m.T. de mar. Lit composé d’un rectangle de toile qui estsuspendu horizontalement et où couchent les matelots.|) forte de lit portatif qu’on suspend entre deux arbres.
HAMADRYADE (âpcdSpviç), s. f. T. de mythologie.Nymphe des bois qui naissait et mourait avec l’arbredont la garde lui était confiée.
HAMEAU (A aspirée. Dim. de l’anglo-saxon ham, de-meure), s. m. Petit groupe de maisons écartées du lieuoù est la paroisse.
HAMEÇON (lat. hamus), s.m. Petit crochet armé depointes, qu’on met au bout d’une ligne avec de l’appât
f ionr prendre du poisson. || Fig. Mordre à l’hameçon, seaisser séduire par l’apparence de quelque chose d’agréa-ble ou d’utile, fl Fig. Ce qui attire et trompe.
HAMPE (A aspirée. Lat. hasla ou ail. Handhabe), s. f.Le bois d’une hallebarde, d’une pertuisane, d’un drapeau,etc. || Manche de pinceau. || En bot. Long pédoncule axil-laire, nu, s’élevant d’un point très-rapproché du collet.* HAMSTER (ham’-stèr, A aspirée. Ail. Hamster),s. m.Genre de mammifères rongeurs commun en Europe.
HAN (A aspirée), s.m. Onomatopée qui représente lecri sourd et guttural d’un homme qui frappe un coupavec effort.
HAN (Aaspirée), s. m. Orthographe vicieuse pour kan.HANAP (A aspirée. Ane. h. ail. hnapf), s. m. T. vieilli.Grand vase à boire. || La contenance d’un hanap.
HANCHE (A aspirée. Ane. h. ail. ancha, jambe), s. f.Partie du corps qui est formée par l’évasement de l’osiliaque et les parties molles environnantes, et qui se con-tinue avec la cuisse par l’articulation du fémur ou os dece membre. |[ Avoir de la hanche, avoir les hanches pro-noncées. || Le train de derrière d’un cheval, depuis lesreins jusqu’au jarret. || T. de mar. La partie arrondie duvaisseau qui du flanc s’étend à l’arrière.
HANEBANE (angl. henbane), s. f. La jusquiame.HANGAR (A aspirée. B. lat. angarium,àed.tyapoi), s.m. Remise ouverte de différents côtés, destinée à abriterles chariots, les instruments de labourage, les outils, etc.
HANNETON (A aspirée. AU. Hahn), s. m. Insecte dela famille des coléoptères qui paraît au printemps. || Fa-mil. Étourdi comme un hanneton, très-étourdi. || Fig.Un hanneton, un étourdi.
HANSCRIT (A aspirée), s. m. "Voy. sanscrit, seul usité.HANSE (A aspirée. Ane. h. ail. hansa, association. Quel-ques-uns écrivent anse, dit l’Académie ; mais cette or-thographe est mauvaise), s. f. Hanse teutonique ou sim-plement hanse, confédération de plusieurs villes d’Alle-magne et du Nord qui étaient unies pour le commerce.
HANSÉATIQUE (quelques-uns écrivent anséatique,dit l’Académie), adj. 11 se dit des villes qui faisaientpartie de la hanse teutonique.
HANSIÈRE (Aaspirée),s. f. T.demar. Yoy. haussiêre,HANTÉ, ÉE, p. p. de hanter. 11 Par extens. Fréquentépar les esprits ou par les fées. Maison hantée.
HANTER (A aspirée. Lat. habitare), v. a. Visiter sou-vent, en parlant soit des lieux, soit des personnes. Hanterla mauvaise compagnie. Je hante les palais, la Fontaine.