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IIOR
II ON
ne me fait point de honte, Corn. || Avoir honte, éprou-ver de la honte. Il eut honte de se voir vaincu, Fén.
]| On le dit aussi au pluriel en ce sens. J’aurais toutes leshontes du monde, s il fallait que.... Mot. || On dit égale-ment : Je n’ai point honte d’avoir fait cela, et je n’aipoint de honte d’avoir fait cela. || Faire honte à quel-qu’un, être pour lui une cause de honte. |[ Poétiq. Fairehonte, éclipser. |j Faire honte, faire des reproches quicausent de la honte, de la confusion. Qu'il sache fairehonte à tous ceux qui aiment une dépense fastueuse, Fén.
11 Avoir perdu toute honte, mettre Bas toute honte, avoirtoute honte bue, être insensible au déshonneur. |j Courtehonte, insuccès. Tu me vois avec ma courte honte, Th.Cor». 11 Mauvaise honte, fausse honte de ce qui n’est pasblâmable, et quelquefois même de ce qui est louable.La mauvaise honte est le mal le plus dangereux, Fén.|| Fausse honte, timidité mal placée, honte non justifiée.
HONTEUSEMENT [h aspirée), adv. D’une manièrehonteuse, ignominieuse.
HONTEUX, EUSE ( h aspirée), adj. Qui cause de lahonte, de l’ignominie. De honteux moyens. || Être hon-teux à, causer de la honte à. Toute excuse est honteuseaux esprits généreux, Corn. || Digne d’ignominie, enparlant des personnes. || Qui a de la honte, de la confu-sion. Mais de cette faiblesse un grand cœur est honteux,Corn. || Honteux de soi-même, qui éprouve de la confu-sion pour quelque action qu’il a faite. j| Qui éprouvefacilement le sentiment de la confusion. Il faut que lesjeunes gens qui entrent dans le monde soient honteuxou étourdis, la Bochef. || Pauvres honteux, ceux qui n’o-sent faire connaître publiquement leur misère. | j Par ex-tens. Honteux se dit de celui qui n’ose avouer publique-ment une opinion qu'il approuve secrètement. |] Quiexprime la confusion, la timidité, en parlant de l’air, desmanières. Un air honteux. (I Fig. Le morceau honteux,le dernier morceau qui reste dans un plat, et auquel per-sonne n’ose toucher. || Prov. Il n’y a que les honteux quiperdent, souvent on ne réussit pas faute de hardiesse.
HÔPITAL (Iat. hospitalé), s. ni. Établissement où l’onreçoit gratuitement des pauvres, des infirmes, des en-fants, des malades. || Hôpital ambulant, voy. àmbolant.
11 Par extens. Le monde est un grand hôpital de tout legenre humain qui doit exciter votre compassion, Fén.
11 C’est un hôpital, se dit d’une maison dans laquelle plu-sieurs personnes sont malades. || Fig. Misère, pauvreté.Un homme qui me réduit à l’hôpital, Mol. || Prendre lechemin de l'hôpital, se ruiner par des dépenses excessivesou par de mauvaises spéculations.
* HOPLITE (ott/it/js), S- ni. Soldat grec d’infanteriepesamment armé.
HOQUET (ho-kè, h aspirée. Onomatopée),*, m. Con-traction spasmodique du diaphragme, avec secousse brus-que, bruit inarticulé. Avoir le hoquet. || Le hoquet dela mort, le hoquet qui survient souvent aux mourants.
HOQUETON [h aspirée. Arabe al gothon, coton), *. ni.Casaque brodée que portaient les archers du grand pré-vôt, du chancelier, etc. || Par extens. Archer qui étaitrevêtu du hoqueton. || Casaque, en général.
HORAIRE [lat. horarius), adj. Qui a rapport auxheures. Les lignes horaires d’un cadran. || Cercles ho-raires, certains cercles de la sphère céleste. || Qui se faitpar heure. Mouvement horaire. || Fleur horaire, fleurqui ne vit guère plus d’une heure.
HORDE [h aspirée. Mongol ordoû, le camp et la courdu roi), s. f. Troupe de Tartares réunis et de même race,qui, n’ayant pas d'habitation fixe, mènent une vie vaga-bonde, et campent sous des tentes ou sur des chariots.|| Grande horde ou horde d’or, la plus puissante tribu desMongols. 11 Par extens. Peuplade errante. 11 Troupe d’hom-mes indisciplinés et livrés â toute sorte de désordres.
HORION (Aaspirée. Orig. inc.), s. m. Coup rudementdéchargé. |] Sorte de maladie, voy. tac.
HORIZON (ôpi’ÇMv), s. m. Ligne circulaire, variableen chaque lieu, dont l’observateur est le centre et où leciel et fa terre semblent se joindre. 11 Être sur l’horizon,être visible dans la portion du ciel que l’observateur em-brasse, et fig. se montrer, être en représentation. j| Ho-rizon visuel ou simplement horizon, la partie de la sur-face terrestre où se termine notre vue ; la partie du ciel
qui en est voisine. L'horizon est chargé de nuages. || Engéogr. et astron. Horizon rationnel, grand cercle de lasphère, celui qui est perpendiculaire au rayon qui passepar les pieds de l’observateur. j| Fig. Étendue. Plus ons’élève, plus l’horizon s’agrandit. || Fig. Espace danslequel l’esprit, l’intelligence agit. L’horizon de l’huma-nité s’agrandit. |J L’horizon politique ou elliptiq. l’hori-zon, l’état des affaires politiques. L’horizon se rembru-nit. || En peint. Ligne qui termine le ciel d’un tableau.
HORIZONTAL, ALE, adj. Qui est parallèle à l’horizon.Terrains horizontaux. Plan horizontal. Ligne horizontale.
|| Se mettredans la position horizontale, se coucher. 11 Quise rapporte, qui a lieu à l’horizon. Parallaxe horizontale.
HORIZONTALEMENT, adv. Parallèlement à l’horizon.
HORLOGE (lat. horologium, de ùpoïoyio-A, s. f. In-strument destiné à marquer les heures. || Horloge so-laire, cadran solaire. || Horloge de sable, voy. sablier.
|| Horloge d’eau ou horloge à eau, voy. clefsvdre. || Ma-chine destinée à marquer et à sonner les heures, et ser-vant à un usage public. || Monter, remonter une hor-loge, en bander les ressorts ou en hausser les poids.
11 Régler une horloge, la mettre à l’heure d’après le soleil.|| Il est réglé comme une horloge, c’est une horloge, ilest régulier dans ses habitudes. || Famil. Une heured’horloge, voy. heure. || Horloge de Flore, plantes ran-gées par ordre et qui indiquent par leur ouverture et leurclôture successives l’heure qu’il est.
HORLOGER, s. m. Celui qui fait, qui répare les hor-loges, les pendules, les montres. US./ - . Iîorlogère, lafemme d’un horloger.
HORLOGERIE, s. f. Art de fairedeshorloges, des pen-dules, des montres. (| Les ouvrages d’horlogerie. || Com-merce d’horlogerie. || Lieu où l’on fabrique l’horlogerie.
HORMIS (hor-mi. Hors et mis), prép. Excepté. Hor-mis toi, tout chez toi rencontre un doux accueil, Boil.|| Avec un infinitif. Tout, hormis lui déplaire, Corn.
11 Adv. Vous avez écrit à tout le monde, hormis à moi,Sév. || Hormis que, loc. conj. Si ce n’est que.
HOROGRAPHIE (w px et ypifsiv), s. f. Art défairedes cadrans, nommé autrement gnomonique.
* HOROGRAPHIQUE, adj. Quiarapport à l’horographie.
HOROSCOPE [éiponomXc-i), s. ni. Le point de l’éclip-tique qui se trouve à l’horizon quand un enfant naît.|| Connaissance que les astrologues prétendaient tirer,pour l’avenir, de la situation où se trouvent les planèteset certaines étoiles, au moment de la naissance d’unhomme ou d’une femme. Tirer l’horoscope de quelqu’un.Un faiseur d'horoscope. ( | Fig. Ce qu’on prédit par simpleconjecture sur une personne ou sur une chose.
HORREUR (lat. horror ), s. f. La sensation physiquequi fait que la peau devient chair de poule et que lescheveux se hérissent. D’une subite horreur leurs che-veux se hérissent, Boil. || Se dit des choses qui causentun sentiment d'effroi mêlé d’admiration, de respect, etc.Ilest saisi d’une horreur divine, Fén. La religieuse hor-reur de l’église gothique, Ciuteaebr. || Mouvement ac-compagné de frémissement et causé par quelque chosed’affreux. Ce spectacle me glaça d’horreur. || Sentimentsd’horreur. Que d’horreurs vous me jetez dans l’âme!Corn. j| Faire horreur, exciter le sentimentde l’horreur.j| Famil. Cela fait horreur, se dit d’une chose extrême-ment laide, ou faite sans goût, sans habileté. |{ C’est unehorreur, c’est une personne, une chose affreuse. 11 Haine,aversion, dégoût, exécration. L’injuste horreur qu’elle[Rome] eut toujours des rois, Corn. || Avoir horreur de,éprouver une aversion mêlée de dégoût. || Être en hor-reur à quelqu’un, lui inspirer une naine mêlée d’hor-reur. 11 Objet d’horreur. Il devint l’horreur du genre hu-main, Boss. || En phys. Horreur du vide, antipathie parlaquelle on supposait que la nature tendait toujours àcombler les vides à mesure qu’ils se formaient. || Ce quecertaines choses ont d’effrayant. L’horreur d’un cachot,des combats, de la nuit, etc. || L’horreur d’un supplice,la cruauté d’un supplice. || Fig. Il se dit des souffrancesmorales. L’horreur de ma situation. 11 Au pl. dans un sensanalogue, les horreurs de la guerre, de la famine, etc.I| Les horreurs de la mort, les angoisses de l’agonie. || Unebelle horreur, se dit des choses qui font éprouver un sen-timent d’effroi mêlé d'admiration. La belle horreur d’un