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Il Fig. Imposer silence aux passions, les réprimer. || Fig.Imposer silence aux médisants, à la calomnie, faire queles médisants, la calomnie no soient plus écoutés. || S’im-poser à soi-même quelque chose, s’en faire une loi. Im-posez-vous la loi de ne plus jouer, Boordal. || Infliger.Imposer une peine. 11 Imposer le respect, inspirer le sen-timent du respect. || Absol. Imposer, inspirer le respect,la soumission, la crainte. De fort près, c’est moins querien; de loin, ils imposent, la Bruy. || On dit dans lemême sens en imposer. Ils n’auraient point cédé auxévêques; mais le cardinal légat leur en imposait, Volt.Il est sûr que des ruines immenses en imposent, Dide-rot. || Imposer, faire illusion, tromper. Le fourbe quilongtemps a pu vous imposer, Mol. || On dit dans lemême sens en imposer. La distinction que les gram-mairiens modernes ont voulu établir entre imposer eten imposer est contraire à l’usage des auteurs. || S’im-poser, v. r. Être donné, en parlant d’une dénomination.|| Être mis sur les contribuables. || S’imposer, se met-tre une imposition. || Être soumis à l’impôt, en parlantdes choses. || S’imposer, se dit de celui qui oblige d’au-tres à le recevoir comme chef, comme associé, etc. || Fig.S’imposer, être imposé, être mis dessus comme un far-deau. Un joug, un fardeau qui s’impose.
IMPOSITION (lat. impositio), s. f. Action d’imposer,de mettre dessus (usité seulement avec mains ). L'im-position des mains. || T. d’impr. Action d’imposer lespages d’une forme. |J Manière dont une feuille est impo-sée. L’imposition est défectueuse. || Fig. Imposition denom, action de donner un nom. j| Action d’infliger. L’im-position d’une pénitence. [| Action de mettre des tributs,des droits. L'imposition d’une contribution de guerre.
11 Tribut, impôt, contributions. Receveur des impositions.
IMPOSSIBILITÉ (lat. impossibilitas), s. f. Défaut depossibilité. Il est de toute impossibilité que j’aille au-jourd’hui vous voir. || Impossibilité métaphysique, cequi implique contradiction. || Impossibilité physique, sedit d’une chose qui est impossible selon l’ordre de lanature. || Impossibilité morale, se dit d’une chose quiest vraisemblablement impossible.
IMPOSSIBLE (lat. impossibilis), adj. Qui ne peutêtre, qui ne peut se faire. À qui sait bien aimer, il n’estrien d impossible, Corn. || Il est impossible que, avec lesubjonctif. Il est impossible que les richesses ne donnentdu pouvoir, Montesq. |j Elliptiq. Impossible, cela ne sepeut. || Par extens. Qui est très-difficile. || Qui ne peutêtre employé dans telle ou telle position, ne peut entrerdans telle ou telle combinaison de gouvernement. Serendre impossible. || 5. m. L’impossible, ce qui ne peutêtre fait, advenir. Tenter l’impossible. || Par exagéra-tion, faire l’impossible, faire tout ce qu’on peut. || Ré-duire quelqu’un à l’impossible, en exiger ce qu’il ne peutfaire, et, en termes de logique, le réduire à ne pouvoirrépondre sans tomber en contradiction. || Famil. Gagner,perdre l’impossible, gagner, perdre beaucoup. || Par im-possible, en faisant une supposition qui paraît impossibleou improbable. || Prov. À l’impossible nul n’est tenu.
IMPOSTE (lat. impostus), s. f. En archit. La dernièrepierre du pied-droit d’une porte ou d’une arcade faisantsaillie, et sur laquelle on pose la première pierre quicommence à former le cintre de la porte, de l’arcade.|| Menuiserie fixe qui surmonte la partie mobile d’uneporte ou d’une croisée et qui en diminue la hauteur.
IMPOSTEUR (lat. impostor), s. m. Celui qui impose,qui trompe. || Celui qui charge quelqu’un d’imputationsodieuses, mais mensongères. || Celui qui tâche de trom-per en débitant une fausse doctrine. || Celui qui tâchede tromper en se parant des dehors de la vertu. || Celuiqui tâche de tromper en se faisant passer pour un autrequ’il n’est. || Adj, Un oracle imposteur, Volt.
IMPOSTURE (lat. impostura), s. f. Action de trom-per, d’en imposer. Une grossière imposture. || Ce quel’on impute faussement à quelqu’un dans le dessein delui nuire. || Hypocrisie, tromperie dans les mœurs, dansla conduite. Toute sa vie n’a été qu’une imposture. || Ac-tion de tromper en se faisant passer pour un autre. L’im-posture des faux Démétrius en Russie. || Fig. Illusion,en bonne ou en mauvaise part. L’imposture des arts.De vos songes menteurs l’imposture est visible, Rac.
IMPÔT (in-pô. Lat. impositum), s.m. Nom qui nese donnait autrefois qu’aux levées passagères des deniersque le gouvernement imposait pour les besoins de l’État.
(| Charge publique, droit imposé sur certaines choses.Impôts directs, indirects. || Absol. L’impôt, l’ensembledes impôts. || Fig. Ce que l’on paye pour des besoinsréels ou imaginaires. Des habitudes de luxe sont un lourdimpôt. || L’impôt du sang, la conscription militaire.
IMPOTENCE (lat. impotentia), s. f. En méd. État decelui qui est impotent.
IMPOTENT, ENTE (lat. impolens), adj. Qui est privéde l’usage d’un membre, soit par vice de nature, soitpar accident. Impotent du bras droit. I| Subst. Un impo-tent. || Se dit aussi des membres. Un bras impotent.
* IMPRATICABILITÉ, s. f. État de ce qui est impra-ticable.
IMPRATICABLE (im négatif et praticable), adj. Quine peut se faire, s’exécuter. Entreprise impraticable. 11 Oùl’on ne peut passer, où Ton ne passe qu’avec beaucoup dedifficultés. Chemin impraticable. 11 Se dit d’une maison,d’un appartement, d’une chambre qui a des inconvénientstels, qu’on ne peut l’habiter. || Fig. Insociable, très-diffi-cile à vivre. Un homme, une humeur impraticable.
IMPRÉCATION (lat. imprecatio), s. f. Souhait qu’onfait contre quelqu’un. Faire des imprécations contrequelqu’un. || T. d’antiq. Formule solennelle par laquelleon flétrissait publiquement un ennemi de l’État, en l’exi-lant ou en le condamnant à mort par contumace. || Enrhét. Figure par laquelle on souhaite des malheurs àcelui dont on parle ou à qui Ton parle.
IMPRÉGNÉ, ÉE, p. p. d'imprégner.
IMPRÉGNER (lat. imprœgnare), v. a. En hist. nat.Féconder. N Pénétrer, se répandre dans, en parlant desparticules d’une substance. Imprégner une liqueur desels. || S’imprégner, v. r. Être imprégné. || Fig. Lespréjugés dont leur esprit s’était imprégné.
IMPRENABLE (ijn négatif et prenable), adj. Qui nepeut être pris. Une ville imprenable. || Qu’on ne peutprendre, dont on ne peut faire usage sans en éprouverquelque gêne. Ce tabac est imprenable.
* IM.-RESARIO (in-prè-za-ri-o. Ital. imprésario ), s. m.Chef d’une entreprise théâtrale. [[ Au pl. Des impré-sarios.
IMPRESCRIPTIBILITÉ, s. /. Qualité de ce qui est
imprescriptible. L’imprescriptibilité d’un droit.
1M PRESC RI PT IB L E (im négatif et prescriptible), adj.Qui n'est pas susceptible de prescription. Droit impres-criptible. || 11 se dit dans le langage ordinaire avec unesignification analogue. La loi de la nature, cette loi im-prescriptible, qui parle au cœur de l’homme, J. J. Rocss.
IMPRESSE (lat. impressus), adj. f. En philos. Es-pèces impresses, celles qui sont imprimées dans nossens, qui laissent trace dans notre mémoire.
IMPRESSION (lat. impressio), s. f. Action de pressersur. Ce corps ne recevra aucune impression vers aucuncôté, non plus qu’une girouette entre deux vents égaux,I’asc. || Fig. Action de presser sur quelqu’un, en parlantde personnes qui l’influencent, le dirigent. Vous con-duire par les impressions d’un guide éclairé, Mass. || Ac-tion par laquelle une chose appliquée sur une autre ylaisse une empreinte ; le résultat de cette action. L’im-pression d’un cachet sur la cire. 11 Fig, L’impression d’uncaractère, l’action de donner un caractère, une qualité.|| L’action de tirer des empreintes d’une surface où ily a des creux ou des saillies propres à se charger d’unecouleur, qui par compression se reporte sur une autresurface. L'impression d’une étoffe, jj Action d’imprimerun livre, etc.; résultat de cette action. Une belle im-pression. || En peint. La couleur qui sert de premièrecouche. |j Éffet que l’action d’une chose quelconque pro-duit sur un corps. Cette sorte de pierre qui se fond àl'impression de 1 air, Chateaubr. |] L'impression du mou-
qui reste de l'action qu isur un corps. L’alambic laisse toujours une impressionde feu dans les eaux distillées. Malgré l’impression quime reste encore de deux ou trois accès de fièvre, d’A-lemb. jj Marque. L’impression de Dieu y [dans l’homme]