Buch 
Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
Entstehung
Seite
612
JPEG-Download
 

IVR

ISO

— 612 —

tonne, statue qui ne tient point au mur de l’édifice. 11 Par

Ti.pqnfn enlitmitA I J --" rv* _

extens. Écarté, solitaire. |propositions isolées. 11 Ace

Séparé de ses connexions. Des. .. ,, : amations isolées, acclamations

qui dans une foule ne partent que d’un individu. [| Fig.Qui n est pas joint à d’autres hommes. Il n’y a malheu-reusement que les fripons qui fassent des ligues, les hon-nêtes gens se tiennent isoles, Duclos. || Fig. Qui vit sansrelations de parenté ou d’amitié. |j A qui personne ne s’in-téresse. |[ Qui est placé sur des corps non conducteurs, demanière a garder l'électricité communiquée. Corps isolé.

ISOLEMENT, s. m. État d'une chose isolée. L’isole-ment de ma maison. || État d’une personne qui vit iso-lée. || Mesure sanitaire ayant pour but de soustraire leshommes et les animaux sains à la contagion, j En archit.Distance entre deux parties, de construction qui ne setouchent pas. || En phys. État d’un corps électrisé quin’est en relation qu’avec des objets non conducteurs.ISOLÉMENT, adv. D’une manière isolée. || À part.ISOLER (ital. isolare , du lat. insulatus), v. a. Ren-dre comme une île, séparer de tous les côtés. Isoler unmonument. (| Fig. Oter à quelqu’un ses relations. || Il sedit aussi des choses. || En phys. Isoler un corps, le soute-nir ou le suspendre avec des substances qui conduisentmal l’électricité. || S’isoler, v. r. Se mettre dans l’isole-ment. || Être séparé de, en parlant des choses.

ISOLOIR, s. m. En phys. Tabouret ou support de boisgarni de pieds de verre, sur lequel on met les corpsqu’on veut électriser. || On dit aussi isolateur.

* ISOMÈRE (i-zo-mè-r’. 'Iet pipoj), adj. En miné-ralogie, qui est formé de parties semblables. J| Eu chim.Corps isomères, corps composés des mêmes éléments eten même nombre, et dont pourtant les propriétés phy-sique et chimiques diffèrent essentiellement.

* ISOMÉRIE, s. f. Qualité, état du composé isomère.

* ISOMÉRIQUE, adj. Qui appartient à l’isomérie.

* ISOMÉRISME, s. m. En chim. Condition, état descorps isomères.

* ISOMORPHE (i-zo-mor-F. et popori), adj. Enchim. Qui affecte la même forme cristalline.

* ISOMORPHIE, s. f. ou ISOMORPHISME, s. m. Enchim. État des corps qui, ayant une composition chi-mique différente, affectent la même forme cristalline.

* ISOSCÈLE (i-zo-sè-1’. TtotxsIïjç), adj. En géom. Quia deux côtés égaux entre eux. Triangle isoscèle, voy.isocèle. || En gramm. Période isoscèle, période à troismembres qui en a deux d’égaux.

* ISOSCÉLIE, s. f. ou ISOSCÉLISME, s. m. En géom.Propriété d'un triangle isoscèle.

* ISOTHÈRE fi-zo-tè-r’. ']uoç et flspoçl, adj. Ligne iso-thère, ligne passant par tous les points de la -terre quiont la même température moyenne en été. || S. f. L’iso-thère, la ligne isothère.

* ISOTHERME (i-zo-tèr-m’. 'Ivo; et Seppoç), adj. Enphys. Qui est égal en température. || Lignes isothermes,lignes qui passent par tous les lieux du globe où la tem-pérature moyenne de l’année est la même.

ISRAÉLITE, s. m. Nom des hommes appartenant aupeuple d’Israël. || Adj. Qui appartient aux Israélites.

* ISSANT, ANTE, part. prés, de l’anc. verbe issir, sor-tir (lat. exire), adj. En nias. Se dit d’un animal qui semet au haut de l’écu, et dont il ne paraît que la tête.

ISSU, UE, p.p. de l’anc. verbe issir, sortir (lat. exire).Descendu d’une personne, d’une race. Issu de sang royal.!| Cousins issus de germain, enfants de deux cousins ger-mains. || On dit absol. Ils sont issus de germain. || Il n’estpas correct de dire : Cousins issus germains.

ISSUE [issu), s. f. Ouverture par où l’on peut sortir,s’échapper. || À. l’issue, loc. adv. En sortant de. À l’issuedu conseil. || Ouverture par où une chose peut sortir.L’eau n’a point d’issue. || Les issues d’une ville, d’unemaison, les dehors et les environs. || Fig. Résultat bonou mauvais. L’issue est douteuse et le péril certain, Corn.IjExpédient. Je ne vois point d’issue à cette affaire. || En-semble des parties d’un animal destiné à la consomma-tion, qui sont livrées par le boucher au commerce de latriperie ou à l’industrie, à savoir la peau, le suif, la têteet les pieds, le bas des membres et tous les viscères. Uneissue d’agneau. || Au pi. Ce qui reste des moutures aprèsla farine, comme le gros et le petit son.

ISTHME (i-sm\ ’lnfl/j.i;), s. m. Langue de terre quisépare deux mers et joint deux terres.

» ISTHU.IEN, ENNE ou ISTHMIQUE, adj. Qui arapportà un isthme. || Jeux isthmiensou isthmiques, jeux quel’on célébrait tous les trois ans dans l’isthme de Corinthe.

* ITALIANISER (ital. ilaliano), v. n. Affecter des tour-nures italiennes, une prononciation italienne. I| V. a.Donner une terminaison italienne. Italianiser un nompropre. || S’italianiser, v. r. Prendre les mœurs, lescoutumes, les idées des Italiens.

ITALIANISME, s. m. Manière de parler propre à lalangue italienne.

* ITALIEN, IENNE (ital. italiano), adj. Qui appartientà l’Italie. || Musique italienne, musique qui a pour prin-cipal caractère la prééminence de la mélodie et duchant sur la partie harmonique. || Théâtre-Italien et ab-sol. les Italiens, théâtre de Paris où l’on joue des opérasitaliens. || S. m. Les Italiens, les peuples de l’Italie.

|| L’italien, la langue italienne. || A I’italienne, loc. adv.A la manière des Italiens.

ITALIQUE (lat. italiens), adj. Qui appartient à l’Ita-lie. La race italique. || Se dit particulièrement de cequi a rapport à l’ancienne Italie. || T. d’imprim. Carac-tère italique ou sul/st. l’italique, caractère un peu in-cliné de gaur’rcà droite, inventé à Venise par Aide Manuee.

ITEM (i-tèm’. Lat. item), adv. Sert dans les comptes,dans les états que l’on fait, pour signifier de plus, sem-blablement. J’ai donné tant pour cela, item pour cela.Il S. m. Un article de compte. Plusieurs petits item.

ITÉRATIF, IVE (lat. iteratims),adj. Fait une seconde,une troisième ou quatrième fois. Commandements ité-ratifs. || En gramm. Verbe itératif, syn. de fréquentatif.ITÉRATIVEMENT, adv. D’une manière itérative.

* ITHOS (i-tos’. ■’H 6oj), s. m. artie de l’ancienne rhéto-rique qui traitait des moeurs, par opposition au pathos.|| Discours affecté, prétentieux et souvent inintelligible.Une apologie pleine d’ithos et de pathos, Volt.

ITINÉRAIRE (lat. itinerarius), adj. Qui a rapportaux routes, aux chemins. || Mesures itinéraires, cellesdont on fait usage pour mesurer et indiquer la longueurde chemin d’un lieu à un autre. |j Colonnes itinéraires,celles qui se posent dans les carrefours avec des inscrip-tions qui enseignent les divers chemins. || S. m. Indica-tion du chemin d’un lieu à un autre. || Itinéraire d’unchemin de fer, indication de toutes les stations. || Nomde voyages topographiques, de livres bons à consulterquand on visite le pays. Itinéraire de Suisse.

IULE (lat. iali), s. m. En bot. Chaton de fleurs.

IVE ou IVETTE (orig. inc.), s. f. Espece de germandrée.IVOIRE (lat. eboreus), s. m. Substance dentaire quiconstitue les défenses de l’éléphant. || Blanc commel’ivoire, d’un blanc qui a une nuance de carnation. Uncou d’ivoire. || Se dit aussi des dents. Dents blanchescomme l’ivoire. || Plus blanc que l’ivoire, très-blanc etfig. tout à fait innocent. 11 La matière des dents de cer-tains autres animaux, tels que l’hippopotame, le narval,etc. || Objets en ivoire. || Un morceau de sculpture enivoire. Un bel ivoire. || Fig. et poétiq. Blancheur indi-quant la carnation. L’ivoire de son cou. || 11 se dit desdents. Dans une bouche étroite un double rang d’ivoire,A. Chén. || Noir d’ivoire, poudre noire très-fine faited’ivoire calciné et pulvérisé. || Dans la première moitiédu xvu e siècle, ivoire était couramment du féminin.«IVOIRERIE, s. f. L’art, le métier de l’ivoirier.|| Sculpture de l’ivoire.

* IVOIRIER, s. m. Sculpteur en ivoire.

IVRAIE (i-vrê. Lat. ebriaca), s. f. Plante annuelle,commune dans les champs cultivés, et de la famille desgraminées. || Fig. Recueillir de l’ivraie, être mal payéde ses peines. || Fig. L’ivraie et le bon grain, la mau-vaise doctrine et la bonne, les bons et les méchants. |[ Ar-racher l’ivraie, extirper les mauvaises doctrines. [| Sépa-rer l’ivraie d’avec le bon grain, séparer la mauvaise doc-trine d’avec la bonne, ou les méchants d’avec les lions.

IVRE (lat. ebrius), adj. Qui a l’esprit troublé par levin ou une liqueur alcoolique. || Ivre mort, tellementivre qu’on semble mort. || Fig. Ivre de sang, de carnage,qui s’est plu à répandre le sang. || Fig. Qui a l’esprittroublé par une passion. Ivre de joie, d’orgueil, etc.