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JALOUSIE (jaloux), s. f. Attachement pour, zèlepour. Philippe IV d’Espagne sut conserver avec unejalou-sie particulière les bienséances du palais, Boss. 11 Mauvaissentiment qu’on éprouve quand on n’obtient pas ou nepossède pas les avantages obtenus ou possédés par un au-tre. |l Se dit aussi des animaux. 11 Faire la jalousie, exciterla jalousie, être envié. || Une noble jalousie, syn. d’é-mulation. || Sentiment qui naît dans l’amour et qui estproduit par la crainte que la personne aimée ne préfèrequelque autre. || Par extens. Les tristes jalousies dumonde. || Ombrage qu’un État, un prince donne à d’au-tres par sa puissance, par ses forces. || T. milit. Inquié-tudes que l’on fait naître chez l’ennemi, en menaçantcertains points. Le prince Charles, en donnant de la ja-lousie en plusieurs endroits, et faisant à la fois plus d’unetentative, Volt. 11 Tenir un pays en jalousie, l’environ-ner de sujétions ei d'alarmes. || Treillis de bois et defer qui permet de voir à travers, sans être vu. || Espècede contrevent formé de planchettes minces assembléesparallèlement, qu’on remonte et baisse à volonté.
JALOUX, OUSE (lat. nelosus), adj. Qui est zélé pour,qui tient beaucoup à, qui est fort attaché à quelquechose. Être jaloux de son honneur. 11 Jaloux contre, zélécontre. Des âmes mortes à elles-mêmes, qui sont jalousescontre leur amour-propre, Fén. I| Qui a à cœur, qui esttrès-désireux de. Je suis jaloux d’acquérir votre estime.|| Qui est peiné de ne pas obtenir ou posséder ce qu’unautre obtient ou possède. Ne soyez point jaloux du suc-cès des autres, Fén. || Jaloux sur une chose, qui la dis-pute par jalousie. Us sont jaloux sur les moindres choses,Fén. || Il se dit des choses, dans le même sens. Des re-gards jaloux. |j II s’emploie dans ce sens comme sub-stantif. L’éclat de son grand nom lui fait peu de jaloux,Corn. || Tourmenté par la crainte de l'infidélité. C’estaimer froidement que n’être point jaloux, Mol. || Il sedit aussi des sentiments. Des transports jaloux. || Subst.Un jaloux. Une jalouse. || Dans l'Écriture sainte, leDieu jaloux, le Dieu qui veut être adoré seul. [| Fig. etpoétiq. Qui fait obstacle, qui envie. Un voile jaloux ladérobait à tous les yeux. || T. milit. Qui est en jalousie,exposé aux attaques. Place jalouse. || T. de mar. Quiroule beaucoup, en parlant d’un petit bâtiment. || Se ditd’une voiture sujette à pencher d'un côté ou de l’autre.
JAMAIS (jà et mais 1, adv. de temps. En un tempsquelconque, Vit-on jamais un homme meilleur? || Avecla négation, en nul temps. De pareilles erreurs Ne pro-duisent jamais que d’illustres malheurs, la Font. || Ja-mais, même sans négation, par ellipse d'une négation im-pliquée dans ce qui précède, en nul temps. C’est le casou jamais. Ces jeûnes sévères et presque jamais inter-rompus, Mass. || A jamais, dans tout le temps à venir. Lamort les a réunis à jamais. || A tout jamais, même sens.|| Pour jamais, pour toujours. || Au grand jamais, avecune négation, en nul temps. || Jamais plus, avec la néga-tion, de la vie. Jamais plus je ne me rembarquerai.
JAMBAGE, s. m. T. de vénerie. Partie d’une peauqui couvrait les pattes de l’animal. || Jambages d’un tour,pièces de bois dans lesquelles sont emboîtées les jumelles.|| Chaîne de pierres détaillé, de moellons, de briques,qui soutient l’édifice, et sur laquelle on pose les grossespoutres. || Jambage de cheminée, assises de pierre quisoutiennent le manteau d'une cheminée. Le jambaged’une porte. || Lignes droites de 1 ’m, de 1 ’n et de Vu.
JAMBE (lat. gamba), s. f. Partie du membre abdo-minal qui s'étend depuis le genou jusqu’au pied. || Êtrehaut des jambes ou sur jambes, avoir les jambes fortlongues. || Jambe de-ci, jambe de-là, à califourchon.|| À mi-jambe, jusqu'à la'moitié de la jambe. || Je luiromprai bras et jambes, je le maltraiterai, je le roueraide coups. || Aller, courir à toutes jambes, aller, courirvite, soit à pied, soit à cheval. || Faire la belle jambe,faire le beau. || Passer la jambe à quelqu’un, lui donnerun croc-en-jambe, et fig. obtenir sur lui un avantage,le desservir, etc. || Jouer des jambes, s’enfuir. || Fig. etfamil. Couper bras et jambes à quelqu’un, ôter à quel-qu’un le moyen d’agir, d'arriver à ses fins ; le frapperd’étonnement, de stupeur, de découragement. ||Fig. etpopul. Prendre ses jambes à son cou, partir sur l’heure,s’enfuir. || Fig. Par-dessous jambe ou par-dessous la I
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jambe, sans peine. || Traiter quelqu’un par-dessous lajambe, le traiter comme une personne de peu de consé-quence. || N’aller que d’une jambe, se dit d’une affairequi fait peu de progrès, qui va mal. || Fig. Les jambes,la faculté de marcher. |[ Avoir de bonnes jambes, lesjambes bonnes, être en état de bien marcher, de mar-cher longtemps. || N’avoir plus de jambes, n’avoir plusla force démarcher. || Membres de certains animaux quisoutiennent le corps. Les jambes d’un chien, d’un bœuf,d’un cheval. I| Fig. II a des jambes de cerf, c’est unexcellent marcheur. || Chez le cheval, la région compriseentre le jarret et le sabot. [| Ce cheval n’a point dejambes, il a les jambes de devant ruinées. || Jambe debois, morceau de bois taillé pour tenir lieu de jambe.H Famil. Une jambe de bois, un invalide qui a une jambede bois. || Par analogie, les deux branches d’un compas,|| Jambe de force, pièce de bois verticale ou peu incli-née, posant sur une poutre pour soutenir le tirant d’uneferme, ou sur ce tirant pour le lier à l’arbalétrier.|| Jambe sous poutre, la chaîne de pierres détaillé misedans un mur pour porter la poutre. || Prov. Cela ne luirend pas la jambe bien faite, mieux faite, ou par ironiecela lui fait une belle jambe, cela ne lui apporte aucunavantage, est sans utilité pour lui.
JAMBE, ÉE, adj. Qui a la jambe faite d’une certainefaçon. Être bien jambé.
JAMBETTE (dim. A& jambe) ,s. f. Petite jambe. || Don-ner la jambette à quelqu’un, lui donner un croc-en-jambe. || T. de charpentier. Petits poteaux qui serventà soutenir diverses pièces. || Petite pièce de bois de-bout dans la charpente d’un comble, pour soutenir lajambe de force ou les chevrons. || Petit couteau pliantqui se porte dans la poche.
JAMBIER, 1ÈRE, adj. En anat. Qui appartient ou quia rapport à la jambe. Les muscles jambiers ou subst. lesjambiers. || S. m. Chacune des deux parties de l’étrier decuir que le couvreur et le peintre à la corde s'attachentpour monter le long de la corde à nœuds. || S. f. Jam-bière, partie de l’ancienne armure qui couvrait les jam-bes. || Espèce de guêtre dont on s’enveloppe les jambes.
JAMBON (jambe), s. m. La cuisse ou l’épaule d’uncochon ou d’un sanglier qui a été salée. || Jambon scdit aussi en parlant d’autres animaux. Jambon d’ours.
JAMBONNEAU (dim. àa jambon), s. m. Petit jambon.
JAN (lat. Janus), s. m. T. du jeu delrictrac, qui dé-signe tous les accidents par lesquels on peut gagner ouperdre des points. Le petit, le grand jan, etc. || Par ex-tens. Parties de la table du trictrac où ces jans ont lieu.
JANISSAIRE (turc ienitcheri, nouvelle milice), s. ni.Soldat de l’infanterie turque, qui servait à la garde duGrand Seigneur. Le corps des janissaires a été détruitpar le sultan Mahmoud II en 18*26. |) Fig. Il se dit, enmauvaise part, des satellites d’une autorité quelconque.
JANSÉNISME, s. m. Doctrine de Jansénins sur la grâceet la prédestination. || Fig. Grande sévérité, même surdes minuties; exagération de l’idée du devoir.
JANSÉNISTE, s. m. et f. Celui, celle qui est du partidu jansénisme. || Fig. Personne d’une piété et d’unevertu austère ou pédante. || Adj. Qui tient au jansé-nisme. La morale janséniste. || A la janséniste, d’unemanière rigide, austère.
JANTE (b. lat. cames), s. f. Nom des six pièces debols courbées qui forment le cercle extérieur de la roue.
JANVIER (lat. januarivs), s. m. Le premier mois del’année suivant les Romains et suivant l’usage modernechez les chrétiens, depuis Charles IX.
JAPON, s. m. Nom que l’on donne à la porcelaineapportée du Japon. || Au pl. Des japons.
«JAPPANT, ANTE, adj. Qui jappe; qui consiste enjappements.
JAPPEMENT, s. m. Action de japper, en parlant despetits chiens. || Se dit aussi du cri du renard.
JAPPER (onomatopée!, v. n. Aboyer d’un aboiementplus clair que l’aboi ordinaire. || Il se dit plus ordi-nairement du cri des petits chiens. || F’ig. Criailler.Ces roquets-là qui jappent pour gagner un écu, Volt.
JAQUE ( jacques), s. f. Vieux mot qui signifiait unhabillement court et serré.
JAQUEMART (orig. inc ), s. m. Figure do bois ou de