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plaisir à quelqu’un || Se dit, par opposition à officiel, dece qui a le caractère de simple communication de la partdu gouvernement. Des renseignements officieux.
OFFICINAL, ALE, adj. Qui se trouve dans l’officine.
|| Compositions officinales, médicaments qui doivent setrouver tout préparés chez les pharmaciens, par opposi-tion à compositions magistrales. |f Plantes officinales,celles qui entrent dans diverses préparations.
OFFICINE (lat. ofjicinà), s. f. Local où les pharma-ciens préparent ou gardent les substances médicamen-teuses. || Fig. Lieu où l’on étudie, où l’on compose desouvrages de science. || Par ironie et avec un sens péjo-ratif, lieu où l’on prépare, où Ton manipule comme dansune officine de pharmacie. Une officine de calomnies.
OFFRANDE (lat. offerenda), s. f. Don offert sur lesautels, dans les temples, dans les églises. || Fig. Présen-tez à nos dieux des offrandes de pleurs, Volt. J| Ce qu'ondonne au prêtre qui officie et qui en même temps faitbaiser, en signe de paix, une patène à la personne qui seprésente. Altéra l’offrande. 11Tout ce qu'on offre à quel-qu’un pour lui prouver son dévouement. || Par compli-ment, veuillez agréer l'offrande de mes vœux.
OFFRANT, s. m. T. de pratique. Celui qui offre. || Auplus offrant, à celui qui offre le plus haut prix d’unechose mise à l’enchère. || On dit souvent dans les encans :Au plus offrant et dernier enchérisseur.
OFFRE (voy. offrir), s. f. Action d’offrir; la choseofferte. Des offres de paix. |1 En jurispr. Acte par lequelon propose de payer ce qu’on doit, ou de faire quelqueautre chose, afin de prévenir uneaction judiciaire ou d’ar-rêter des poursuites. || Offres réelles, offres dans les-quelles la proposition de payer ce qu’on doit est accompa-gnée de Fexhibitiondela somme à payer. || En écon. polit.Empressement que les fabricants, les marchands et lesouvriers mettent à placer leurs produits, leurs denrées etleur travail, et qui résulte de l’abondance de ces choses.L’offre et la demande constituent l’état du marché.
OFFRIR (lat. offerre), v. a. Proposer une chose pourqu’on l’accepte. Offrir un présent, la paix, etc. |J II se ditavec de et un infinitif. Il vous offre, seigneur, ou de ve-nir ici, Ou dlattendre en son camp, Rac. [| J’offre de, avecun verbe à l’infinitif, se dit pour affirmer quelque chose,en s'engageant à faire ce dont il s’agit. S’il vous reste desdoutes, j’offre de les dissiper. || En matière de religion,faire une offrande. Offrir un sacrifice. || Absol. Le pontifeoffrait pour ses péchés et pour ceux du peuple, Boss. j| Of-frir le saint sacrifice de la messe, dire la messe. || Offrir àDieu ses afflictions, les lui présenter en satisfaction despéchés qu’on a commis. || Proposer à telle ou telle condi-tion. Il offre tant de ma ferme. Offrir la propriété d’unechose. || Fig. Montrer à la vue, présenter à l’esprit. Cettecampagne offre des aspects agréables. I| Mettre au servicede quelqu’un. Offrir sa fortune, son épée, son bras, etc.à quelqu’un. |J Offrir la main à une dame, lui présenterla main pour l’accompagner, ou par civilité. || Offrir lecombat, présenter la bataille, défier son ennemi. || Expo-ser,mettre en péril. Enfin,qu’attendez-vous? il vous offresa tête, Bac. |l S’offrir, v. r. Se proposer soi-même pourêtre accepté. ï)ieu même a craint la mort. — Il s’est of-fert pourtant, Corn. j[ Se dit aussi d’une femme qui pro-pose sa main, son cœur. || S’offrir à ou plus rarement de,avec un infinitif, se proposer pour. Puisqu’il s’offre 5vous voir, croyez qu’il veut la paix, Rac. ([S’offrir à, avecun substantif, se proposer pour. Milord s’offritâ cette com-mission, Hamilton. |j Être présenté aux yeux ou à l’esprit.Le premier objet qui s’est offert à mes yeux. Les penséess’offrent à l’esprit. || S’offrir aux coups, s’exposer à rece-voir des coups. || Être offert. C’était là que s’offraient lessacrifices, Boss. j| Fig. Être présenté comme quelque chosequi est offert. Jamais l’occasion ne s’offrira si belle, Corn.
OFFUSQUÉ, ÉE, p. p. d’offusquer,
OFFUSQUER (lat. offuscaré), v. a. Empêcher l’effetsoit de la vue, soit de la lumière, soit de l’une et del’autre. Les nuées offusquent le soleil. Otez-vous de de-vant moi, vous m’offusquez la vue. |] Empêcher devoir,en éblouissant. Le soleil m’offusque les yeux. || Absol.Une trop grande clarté offusque. || Par extens. Cacher,voiler, rendre terne L’éclat de tes vertus offusque toutsavoir, Régnier, jj Fig. Empêcher, en parlant de la yuc
de l’esprit et du cœur. Les erreurs qui peuvent offusquernotre lumière naturelle, Descartes. || Fig. Donner del’ombrage, de la jalousie, déplaire. N’offusquez pas sa va-nité. Ce rival vous offusque.
★ OGIVAL, ALE, adj. Qui présente des ogives; dont lecaractère est l’ogive. || Architecture ogivale, architecturedes grandes cathédrales du moyen âge, dites gothiques.
OGIVE (anc. fr. augive, du lat. an gère), s. f. Dans l’ar-chitecture gothique,nomdonnéàces courbures saillantesu’oii appelle nervures, qui, dans les travées ou croisées-es voûtes, se croisent diagonalcment au sommet, enallant d’un angle à l’autre. || On dit aussi : Voûte, croiséeen ogive. || Adj. Qui est en forme d’ogive. Arc ogive.OGNON, s.ni.y oy. oignon.
OGRE, OGRESSE (lat. orens), s. m. et f. Espèce demonstre qu’on supposait se nourrir de chair humaine,et qui est un personnage des contes de fées. || Famil.Manger comme un ogre, manger excessivement. || Fig.et famil. Homme méchant, surtout d’une méchancetébarbare, et effrayant. || Nom donné par moquerie auxhommes qui font les terribles, les pourfendeurs.
OH ! inter j, Elle marque la surprise. || Elle sert à don-ner de la force à l’expression. Oh ! pour cela, non.
★ OHÉÎ interj. populaire qui sert à appeler.
★ OÏDIUM (o-i-di-om*. Dim. de wov), s.m. Genre dochampignons parasites, dont une espèce cause la mala-die du raisin. On combat l’oïdium par le soufre.
OIE (b. lat. auca, avica , du lat. avis), s. f. Espèced’oiseau aquatique plus gros et plus grand que le canard.
|| Bête comme une oie qui se laisse plumer sans crier,c’est-à-dire très-bête. ||Fig. C’est une oie, se dit d’unepersonne très-sotte. || Jeu de l’oie,jeuquel’on joue avecdes dés sur un carton où des figures d’oie sont placéesdans un certain ordre. |j Contes de ma mère l’oie, contesdont on amuse les enfants. || Merde d’oie, vov. merde.|| Patte-d’oie, voy. ce mot à son rang.
OIGNON (o-gnon. Lat. unio), s. m. Quelques-uns écri-vent ognon. Plante potagère à racine bulbeuse, de saveuretd’odeur très-fortes. [| Une tête d’oignon, un oignon seul.|| Petits oignons, oignons qu’on sème très-serrés pourqu’ils ne viennent que très-petits. || Fig. et ironiq. Auxpetits oignons, d'une façon aigre, peu plaisante. || Pe-lure d'oignon, une des enveloppes de l’oignon, et fig.une étoffe très-mince. || Partie de la racine de quelquesplantes, d’une forme renflée, et dont la base produit desracines fibreuses. Des oignons de jacinthe. || Flûte^ d’oi-gnon ou flûte à l’oignon, syn. de mirliton. || Callosité dou-loureuse qui vient aux pieds. || Tumeurs dures et doulou-reuses qui viennent au voisinage des articulations du pieddu cheval. || En rang d’oignon, loc. adv. Sur une mêmeligne. |l Prov. Marchand d’oignons se connaît en ciboules,on est difficilement trompé sur les choses de son métier.OIGNONET (dim. d’oignon), s.m. Sorte de poire d’été.OIGNONIÈRE, s. f. Terre semée d’oignons.
OILLE [Il mouillées. Lat. olla), s. f. Mets favori desEspagnols, consistant dans un mélange de viandes, qu’onfait cuire en potage avec toutes sortes d’assaisonnements.
OINDRE (lat. ungere), v. a. Frotter d'huile ou dequelque matière grasse. | j Consacrer avec les huiles sain-tes. On oint les évêques à leur sacre. On oignait les roisde France avec l’huile de la sainte ampoule. || S’oindre,v. r. Se frotter avec une substance grasse.
OING (ouin. Lat.unguen),s. m. Graisse. || Vieux oing,vieille graisse de porc fondue.
OINT, OINTE,/;./?, d’oindre. JJ Subst. Les oints du Sei-gneur, les rois, les prêtres. || L’Oint du Seigneur, Jésus-Christ.
OISEAU (b. lat. aucellus, dim. du lat. avis), s . m.Animal ovipare à deux pieds, ayant des plumes et desailes. || Fig. et ironiq. Un bel oiseau, un homme de mau-vaise mine ou pour qui on a peu déconsidération» || Fig.et famil. Il se dit des personnes dont l’espèce est rare.Le rareoiseau. || Fig. et famil. L’oiseau s’est envolé, sedit d’un prisonnier qui s’est échappé. || Fig. La plume del’oiseau, ce qu’il y a de mieux dans une affaire. || Oiseauxdomestiques, ceux qu’on élève dans les basses-cours : lescoqs, les poules, les dindons, les canards, les oies, etc.|| Oiseaux passagers, oiseaux de passage, les cailles, lesbécasses, et tous ceux qui émigrent tous les ans. || Fig,