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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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ORÉADE [opsti;\, s. f. Dans la mythologie, chacune (lesnymphes qui présidaient aux forêts et aux montagnes.

ORÉE (dérivé du lat. ora), s. f. T. qui vieillit, Lebord, la lisière d’un bois. Cependant, à l’orée du bois,on voit déjà fleurir les primevères, Bern. de.St-P.

OREILLARD, ARDE (II mouillées), adj. Oui a les oreil-les longues, basses, pendantes. Jument orcillnrdc. || Ondit aussi orillard. 11 En zool. Dont les oreilles offrent quel-que circonstance notable. 11 S. m. Espècede chauve-souris.

OREILLE [Il mouillées. Lat. auricula), s. f. Appareilde l’audition. || Organe de l’ouïe, placé de chaque côtéde la tête. 11 Fig. Avoir les oreilles bouchées, ne pas écou-ter, ne pas accorder d’attention. || Entendre des deuxoreilles, se dit pour affirmer qu’on a bien entendu. |l Etretout oreilles, écouter avec une extrême attention. || Fa-mil. De toutes ses oreilles, avec une grande attention.[| Fig. Il entend, il n’entend pas de cette oreille-là, ilconsent, il ne consent pas. || Prêter l’oreille, être atten-tif; donner créance; accéder, écouter favorablement.|| Fig. Ouvrir l’oreille, écouter attentivement, et fig.écouter favorablement les propositions, les suggestions,y Fig, Fermer l’oreille, ne pas vouloir écouter. || Parlera l’oreille, parler très-près de l’oreille et de manière àn’être entendu que de la personne à qui l’on parle.|| Dire quelque chose à l’oreille de quelqu’un, lui parlerde manière à n’ètre entendu que de lui seul. 11 Dire deuxmots à l’oreille de quelqu’un, le menacer et même luiproposer un duel. || Cela lui entre par une oreille et luisort par l’autre, se dit de celui qui ne fait pas grand casde ce qu’on lui dit, ou de celui qui n’a pas beaucoup demémoire ou d’attention. || Famil. Avoir les oreilles bat-tues, rebattues d’une chose, voy. battu. || Étourdir, rom-pre lesoreilles à quelqu’un, l’importuner par ses discours.j| L’ouïe, le sens qui perçoit les sons. Avoir l’oreille fine.Etre dur d’oreille, |J À l’oreille, à l’audition. Tel écritrécité se soutint à l’oreille, Qui, dans l’impression augrand jour se montrant, Ne soutient pas des yeux leregard pénétrant, Boil, | N’avoir point d’oreilles pouruelque chose, ne pas vouloir y accéder. || N’avoir point'oreilles pour quelqu’un, ne pas l’écouter. || Venir àl’oreille, aux oreilles de quelqu’un, arriver a sa con-naissance. || Faire la sourde oreille, ne pas vouloir en-tendre ce qu’on vous dit, ne pas vouloir faire ce qu’onvous demande. ]| Appréciation des sons musicaux. Avoirl'oreille juste. Avoir l’oreille fausse. || Absol. Avoirde l’oreille, apprécier la justesse des sons. [| Délicatessede l’ouïe. Ce son blesse l’oreille. || Avoir de l’oreille,avoir le sentiment de la cadence et de l’harmonie.|| Fig. Avoir les oreilles délicates, se choquer des moin-dres choses. || La partie externe qui est autour du troude l’oreille, en forme de cornet, d’entonnoir. Mettreun vésicatoire derrière l’oreille. Les oreilles d’un lièvre.|| Boucle d’oreille, voy. boucle. |[ Fig. Laisser passerle bout de l’oreille, laisser, quoiqu on veuille le cacher,reconnaître ce qu’on est, ce qu’on veut ; locution prisede l’âne qui, revêtu de la peau du lion, est reconnuà un bout d’oreille qui passe. || Fig. Pendre à l’oreille,être imminent. || Oreilles d’âne, de grandes oreilles.|| Oreilles d’âne en papier, voy. axe. || Fig. Tenir leloup par les oreilles, voy. loup. [| Fig. Dormir sur lesdeux oreilles, voy. dormir. || Dresser les oreilles, faireattention à ce qui est dit. || Avoir l’oreille basse, êtrehumilié, mortifié.. || Baisser l’oreille, être las, triste,harassé, mélancolique. || Avoir l’oreille basse, être fa-tigué, abattu par le travail, par des excès, par la ma-ladie. || En avoir sur l’oreille, être fatigué, abattu. 11 Ti-rer l’oreille, les oreilles, tirer fortement l’oreille à unenfant, à un écolier pour le punir de quelque faute.|| Tirer l'oreille à quelqu’un, la lui pincer par signe d’a-mitié ou pour avertissement. || Tirer l’oreiHe, éveiller,exciter. Ce soin ambitieux me tirant par l’oreille, Boil.Il Se faire tirer l’oreille, faire quelque chose lentement,avec mauvaise volonté. I| Se prendre par les oreilles, sequereller, se battre. (J Y laisser ses oreilles, être mal-traite, iie pas revenir sain et sauf de quelque entre-prise périlleuse. j| Je lui couperai les oreilles, se dit parmenace à quelqu’un qu’on châtiera. || Frotter les oreillesà quelqu’un, ou lui donner sur les oreilles, lui infligerune correction manuelle. || Avoir sur les oreilles, rece-

voir quelque correction manuelle ou autre. || 11 se grattel’oreille, se dit d’un homme qui a quelque chagrin quil’inquiète, ou qui a peine à se souvenir de quelquechose. || Echauffer les oreilles à quelqu’un, le mettreen colère par quelque discours. || Fig. Attention, intérêt,confiance. Je dois ici l’oreille à d’autres interets, Corn.|| Avoir l’oreille de quelqu’un, en être favorablementécouté. |[ Il se dit de ce qui a quelque ressemblanceavec la figure de l’oreille. Les oreilles duneecuelle.Oreilles de soulier, les parties du soulier où sont atta-chés les boucles ou les cordons. Oreille de la charrue, leversoir. || Petite partie du haut ou du bas d’un feuilletd’un livre qu’on a pliée pour marquer une page. Faireune oreille à un livre. || Nom de différentes plantes.Oreille-de-lièvre, le buplèvre en faux. Oreille-d’ours,primevère oreille-d’ours. Oreille-de-souris, le myosotisdes champs. || Nom d’un grand nombre de champignons:oreille-d’âneou d’ours, oreille-brune, oreille-de-chardon,oreille-de-chat, etc. || Jusqu’aux oreilles, loc. adv. Despieds à la tête. Crotté jusqu’aux oreilles. || Fig. Très-avant. Il est dans cette intrigue jusqu’aux oreilles. || Fig.Par-dessus les oreilles, loc. adv. De manière à êtreaccablé. Avoir des dettes, de la besogne par-dessus lesoreilles. || Prov. Les murailles, les murs ont des oreilles,voy. mur. || Ventre affamé n’a point d’oreilles, on n’é-coute rien quand on est pressé de la faim.

OREILLER [Il mouillées), s. m. Coussin qui soutientla tête quand on est couché. || Fig. Ce qui est pour l’es-prit ou la conscience ce qu’est un oreiller dans un lit.L’ignorance est un oreiller assez doux pour bien des têtes,Condil. || Prov. Une conscience pure est un bon oreiller.

* OREILLÈRE [Il mouillées), s. f. Le perce-oreille.OREILLETTE Ut mouillées. Dim. d’oreille), s. f. En

anat. Deux cavités du cœur qui reçoivent ; la droite, lesang des veines du corps, la gauche, le sang des veinespulmonaires, et qui communiquent avec les ventricules.

OREILLON (Il mouillées), s. m. Anciennement, partiedu casque qui couvrait l’oreille ou qui se prolongeait enmentonnière. || Au pl. en méd. Gonflement inflamma-toire du tissu cellulaire qui entoure la glande parotide.

ORÉIY!US(o-ré-mus’. Lat. oremus), s. m. Prière, orai-son. Chanter des orémus.

* ORÉOGRAPHE (opo; et ypxtpsiv), s. m. Celui qui s’oc-cupe d’oréographie.

ORÉOGRAPHIE, s. f. Description des montagnes.

* ORÉOGRAPHIQUE. adj. Qui a rapport à l’oréographie.ORFÈVRE (lat. auri faber), s. m. Celui qui fait ou qui

vend des ouvrages d’or et d’argent. 11 Orfèvre-bijoutier,celui qui fabrique et qui vend des bijoux d’or. || Or-fèvre-joaillier, celui qui met en œuvre et vend des dia-mants. || Vous êtes orfèvre, monsieur Josse, se dit àuelqu’un qui donne un conseil intéressé ; locution tiréee l'Amour médecin de Molière.

ORFÈVRERIE, s.f. Art de l’orfèvre. Un chef-d’œuvred’orfèvrerie. || Ouvrage fait par l’orfèvre.

ORFÉVRI, IE, adj. Travaillé par l’orfèvre. Des meu-bles d’argent orfévri.

ORFRAIE (or-frê. Lat. ossifragtts), s. f. Oiseau deproie nommé aussi aigle de mer et aigle barbu et vul-gairement huard ; c’est le pygargue orfraie.

ORFROI (lat. aurum phrygium), s. ni. Autrefois,broderie employée en bordure, l’équivalent de nos ga-lons. || Aujourd’hui, parements des chapes, des chasubles.ORGANDI (orig. inc.), s. m. Mousseline fort claire.ORGANE (lat. organum, de ôpyaoio-i), s. m. En mécan.Nom donné à diverses parties d’une machine. Les or-ganes d’une locomotive. || Partie du corps vivant, envi-sagée par rapport à sa fonction. L’homme est une intelçligence servie par des organes, Bonald. j| Fig. Ce quisert comme d’instrument. La science est l’organe leplus nécessaire pour la conduite et pour l’instructiondes hommes, Patrij. La parole est devenue l’organe dela dissimulation, Fléch. || La voix. Ce chanteur n’a pasd’organe, a un bel organe, etc. || Personne dont on sesert pour déclarer ses volontés, ses désirs, ses sentiments.La volonté de Dieu dont les supérieurs sont les organes.Mass. || Journal. Chaque parti a son organe.

ORGANEAU (dim. d’organe), s. m. T. do mar. Anneaude fer auquel on attache un câble.